Skip to main content
Benchmarking IE

Benchmarking des pratiques de l’IE : Description de l’entreprise P

By 23 décembre 2007janvier 5th, 2022No Comments

Extrait de la thèse professionnelle de Jérôme Bondu, portant sur un « benchmarking des pratiques d’intelligence économique » (voir les autres descriptions d'entreprises). 

Vous trouverez ci-dessous le compte rendu d'entretien de l'entreprise P
 

 

Présentation des besoins de veille
 
Présentation générale de l’entreprise
Chiffre d'affaires : plus de 10 milliards d'euros.
Culture de l’entreprise.
La culture de l'entreprise est axée technique et scientifique.
L’horizon de temps est assez long : pour certaines applications, entre l’idée d’un nouveau produit et son utilisation commerciale, des années passent. Dans d’autres cas, le délai entre la recherche et la mise sur marché est plus court. La durée de commercialisation est parfois très longue.
Environnement concurrentiel.
L’environnement concurrentiel est mondial. Selon les domaines la concurrence est plus ou moins agressive.
Présentation de l’interlocuteur
Mon interlocuteur est responsable d’une unité de recherche, ainsi que des systèmes d’information et de documentation qui y sont rattachés (équipe de 5 personnes).
Le centre de recherche dans lequel il travaille est le principal laboratoire de recherche du Groupe. Il a un budget d'environ 30 millions d'euros et emploie plus de 300 personnes.
Mon interlocuteur est ingénieur physicien de formation.
 
Présentation du système de veille général :
 
Description du système de veille / IE
Le compte rendu s'attache uniquement au centre de recherche et non à la totalité du groupe.
– origine, création
La veille technologique est mise en place depuis plusieurs décennies au centre de recherches et au service de propriété industrielle.
– objectifs
Objet : Informer les chercheurs du centre sur les nouveaux développements scientifiques et technologiques dans l’environnement du Groupe, en ce qui concerne leurs axes de recherche.
– effectifs
Il y a trois documentalistes-veilleurs dans l’unité de recherche. En outre tous les chercheurs du centre de recherche (environ 90) pratiquent la veille dans leur domaine.
– organigramme de la veille
Il n’y a pas d’organigramme formel. Mais des missions ponctuelles sont définies. Les chercheurs ont le rôle d’expert analysant l’information recueillie par les veilleurs-documentalistes et la transmettent, selon les cas, aux clients de la recherche.
Soutien de la direction
 
– implication de la direction
La direction demande de tenir compte et de rechercher l’état de l’art pour les grands axes de la recherche pratiquée, ainsi que pour chaque projet.
– détection des besoins
Oui, pour les grandes lignes.
– implication du personnel
Oui, essentiellement des chercheurs qui doivent connaître l’état de l’art et les évolutions probables dans leurs domaines de recherche, pour les projets en cours et les propositions de nouveaux projets.
– formations, sensibilisation du personnel
Essentiellement non formelle, par contact entre veilleurs-documentalistes et chercheurs
Structure
 
– nombre et répartition des entités de veille
– domaines de veille
Pour le centre de recherche, l’unité de recherche centralise la recherche et la diffusion de l’information. Cela n'est pas généralisé, et chaque entité du Groupe a ses propres pratiques.
 
Les domaines de veille sont essentiellement technologiques (scientifique, technique, produits et méthodes des concurrents), mais aussi normative, pour une petite partie réglementaire, juridique, économique.
– coordination
Par les clients de la recherche dans le Groupe.
– mécanisme de circulation des informations
– Entre divisions et chercheurs du centre de recherche : par des réunions et les projets.
– Entre les chercheurs du centre de recherche et de l’unité de recherche : par des contacts personnels et la diffusion par courrier papier ou électronique.
 
Présentation du centre de recherche
 
 
Le centre de recherche
Soutien de la hiérarchie
Oui, pour les grandes lignes et la demande de connaître l’état de l’art avant le démarrage d’un nouveau projet.
Le personnel chercheur est généralement bien impliqué et demandeur.
Détection des besoins
Par des contacts entre les clients de la recherche et les chercheurs d’une part, entre les chercheurs et les veilleurs-documentalistes d’autre part (discussion, participation à des réunions, retour sur la pertinence de l’information fournie).
Collecte
Parcours de revues, analyse de résumés de brevets récents, recherches en ligne et sur Internet, comptes-rendus de visite et de congrès. L’utilisation de bases de données est primordiale.
Pour la recherche sur internet, les outils utilisés sont les suivants : Copernic, BullsEyes, Tierra Highlights2 (outil qui envoie un message d’alerte lors de modification de pages internet).
Traitement
En première ligne par les veilleurs-documentalistes selon leurs connaissances des intérêts des chercheurs dont ils ont la charge, ensuite par les chercheurs.
Les informations brutes mais triées sont analysées par les chercheurs, soit individuellement, soit en équipe.
Diffusion
Les différents canaux de diffusion sont :
– En premier lieu les contacts personnels, par téléphone, courriers papier et électronique,
– Divers outils informatiques ont été mis en place en coopération entre les veilleurs-documentalistes et les informaticiens.
Mémorisation / capitalisation
Dossiers papiers ou bases de données par domaine ou par équipe. L’unité de recherche aide à mettre des bases locales en place et maintient et alimente des bases par domaine.
 
Réflexion sur la corrélation entre « besoins de veille » et « système de veille »
 
Indicateurs d’évaluation de la veille au niveau de l’entreprise
Oui, par enquête annuelle et retour d’info pour chaque information envoyée sur papier ou par mail.
Points forts, et points faibles de l’organisation
La proximité des différents acteurs et la bonne entente qui règne entre les équipes sont un des points forts. Tous sont sur un même site et entretiennent des contacts personnels.
Par contre, il y a un manque de structure et de formalisation des activités de veille.
La veille ou l’IE, telle qu’elle est appliquée, répond-elle bien aux besoins de l’entreprise ?
En général oui, selon les enquêtes.

Leave a Reply

Clicky