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Benchmarking IE

Benchmarking des pratiques de l’IE : Description de l’entreprise D

By 23 décembre 2007janvier 5th, 2022No Comments

 

Extrait de la thèse professionnelle de Jérôme Bondu, portant sur un « benchmarking des pratiques d’intelligence économique » (voir les autres descriptions d'entreprises). 
Vous trouverez ci-dessous le compte rendu d'entretien de l'entreprise D
 
Présentation des besoins de veille
 
Présentation générale de l’entreprise.
Chiffre d’Affaire : plus de 30 Milliards d’euros.
Culture de l’entreprise.
 
Environnement concurrentiel.
Le secteur est concentré.
Présentation de l’interlocuteur
L’interlocuteur appartient à un service informatique. Il dirige le développement d'outils de veille (principalement avec le service de veille technologique, avec lequel il a une relation client-fournisseur directe).
 
Présentation du système de veille général :
 
Description du système de veille / IE
 
– origine, création
 
– objectifs
 
– effectifs
 
– organigramme de la veille
Il y a entre 2 et 4 niveaux hiérarchiques entre les responsables des différentes entités de veille et le PDG.
Soutien de la direction
 
– implication de la direction
Des demandes d'études de veille sont formulées par des chefs de projets aux services de veille (souvent parce que le demandeur connaît les services en question). La détection des besoins de veille est en train d'être incluse dans une démarche qualité.
 
Des thèmes de veille transversaux sont fixés par la Direction de l'entreprise. Des études de veille sont alors menées dans tous les domaines recensés plus bas (marketing, environnement, technologie?).
– détection des besoins de veille au niveau de la direction
 
– implication du personnel
 
– formations, sensibilisation du personnel
Il n'y a pas de sensibilisation ou formation à la veille.
Il est couramment admis que les ingénieurs passent 5 à 10% de leur temps à faire de la « veille ». Les ingénieurs doivent se tenir au courant des évolutions qui concernent leur domaine de compétences (but : savoir tout ce qui se fait), et prennent souvent cela pour de la veille (but : prévoir ce qui va se faire).
Les rapports d'étonnement ou de visite, quand ils sont faits, ne sont pas capitalisés ou exploités dans le cadre d'une veille organisée. Le rapport est envoyé à la hiérarchie et à la documentation (accessible en intranet). Le trajet s'arrête souvent là.
Structure :
 
– nombre et répartition des entités de veille
– domaines de veille
La veille porte sur différents domaines :
– technologique (principalement pour la R&D)
– concurrentielle (stratégies des concurrents, de leurs organisations?),
– environnementale (réglementation),
– médiatique (observation des mouvements d’opinion),
– marketing (goût du public),
– fournisseur (veille mi-technologique, mi-commerciale).
Les deux premiers domaines de veille représentent des services comprenant entre 8 et 12 personnes). Les autres veilles n’occupent que 1 à 5 personnes dans différents services.
Au total cela représente un peu moins d'une cinquantaine d’employés.
– coordination
Il n’y a pas de coordination. La communication entre ces différentes entités est faible. Une tentative de coordination a été menée par quelques responsables des entités de veille. Cela n’a pas aboutit. Les causes en sont multiples : absence d'appuis de la Direction, pas de budgets, difficulté de systématiser les échanges de connaissances (quels sont les besoins des uns et des autres ?), rivalités des entités de veille ?
 
Présentation du service veille technologique
 
 
Service veille technologique
Soutien de la hiérarchie
 
Détection des besoins
Il y a deux cas :
1- Chaque projet (de recherche ou d'étude) commence par un état de l'art et la détection des opportunités. Cela comporte différentes étapes :
– expression des besoins en connaissances,
– mise en place d'un projet de veille (objectifs, début, fin, moyens?).
Cette étude de veille est quelques fois sous-traitée.
 
2- Le service de veille a aussi une mission de surveillance constante. Cette surveillance peut déboucher sur un projet de recherche, mais la remontée d'information est moins évidente que dans le cas précédent.
 
La plupart des sujets de veille sont issus d'une demande des chercheurs, des opérationnels ou de la Direction.
 
Collecte
Les différentes sources sont :
 
– Les bases de données scientifiques et bibliographiques.
– Internet. Un système informatique a été mis en place pour scruter Internet
– Congrès, conférences? Des missions de récolte d'information sont minutieusement organisées (découpage des thèmes à surveiller par auditeur, grille de sujets à collecter, réunion d'analyse après le congrès, etc?).
– Les comptes rendus avec les fournisseurs, qui sont généralement bien diffusés. La « centrale d'achats » ayant des ramifications dans toute l'entreprise, c'est un réseau transverse important et qui fonctionne bien.
– Benchmarking. Il y a des échanges réguliers et cadrés.
– Presse, communications des concurrents?
– Brevets?
 
Une réflexion est lancée pour encourager la remontée d'information. Le système de « félicitations » ou de « bonus » voudrait être, toutefois, évité afin de ne pas encourager la création et la remontée de fausses informations.
Traitement
Une réflexion est menée sur la création d'un outil informatique qui permettrait à chaque entité de veille de faire sa propre veille, tout en capitalisant l’ensemble des veilles de l'entreprise.
Diffusion
Il n'y a pas de site intranet unique de la veille (l'entreprise dispose cependant d'une centaine de sites intranets, organisés par métiers ou entités).
Mémorisation / capitalisation
 
 
Réflexion sur la corrélation entre « besoins de veille » et « système de veille »
 
Indicateurs d’évaluation de la veille au niveau de l’entreprise
 
Points forts, et points faibles de l’organisation
Il faudrait un chiffrage réel de ce que coûte et rapporte la veille.
Corrélation entre besoins et système de veille
 
 

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