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Intelligence Economique

Avoir les yeux plus gros que le cortex

By 12 février 2008No Comments

Six kilo ! 
C'est la masse totale des magazines récupérés lors du salon des entrepreneurs.

 
Merci au passage aux éditeurs qui proposent de découvrir leur magazine.
Mais en prenant tous ce qui me tombait sous la main, le « curieux convulsif » que je suis a eu « les yeux plus gros que le cortex ».
 
Cette « boulimie informative » matérialise bien ce que peut être la surinformation : non seulement il ne m'a pas été possible de tout parcourir, mais en plus, j'ai survolé des articles pourtant intéressants. Car à chaque fois que je trouvais un sujet digne d'intérêt, je le parcourais vite (trop vite) me disant que plus loin, il y avait sûrement d'autres choses encore plus intéressantes à découvrir? Bref, au final, j'ai ressenti plus de frustration que de contentement.
 
D'où ces deux idées :
Internet, avec sa masse formidable d'information, peut générer autant de frustration que de plaisir.
L'avenir de l'intelligence économique n'est pas dans l'exhaustif, mais dans le minimalisme. Il faut donner le moins d'information possible. Mais la bonne, celle qui est l'essence de l'action.
 
Le traitement médiatique de l'affaire de la Société Générale est un autre exemple du malaise que l'on peut ressentir face à la surinformation. Pour plagier le « on nous cache tout, on nous dit rien » de Dutronc des années 80, on pourrait dire qu'aujourd'hui « on nous dit trop, on comprend rien ». Dans la masse d'informations publiées sur la perte abyssale de la banque, il y a sûrement quelque part le vrai, l'authentique, l'information utile, mais autant cherche une aiguille dans une botte de foin.
 
Jérôme Bondu
 
 

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