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Stratégie

Compte rendu: Les signaux faibles, nouvelles grilles de lecture du monde 1/3

By 3 février 2012janvier 25th, 2022No Comments
signaux faibles

J’ai assisté (en partie) au très intéressant colloque « Les signaux faibles : nouvelles grilles de lecture du monde » organisé par AdGENCY Group. Voici quelques notes (publiées en 3 parties). Le colloque était animé de main de maitre par Jérôme Bonaldi, inoubliable chroniqueur dans l’émission Nulle part ailleurs, et Philippe Bloch grand promoteur de l’entreprenariat. AdGENCY Group est dirigé par le très dynamique Denis Adjedje. Lire les comptes rendus 1, 2 et 3

Je précise :

  1. Que le compte rendu ci-dessous est une interprétation tout à fait libre des discours des intervenants. Il n’engage que moi. 
  2. Les passages entre guillemets sont des citations exactes des intervenants
  3. Les passages entre crochets [ ] sont des ajouts personnels.

Faillite de la prospective

Edgar Morin, sociologue, a annoncé la faillite de la prospective. Cette faillite n’est pas nouvelle. Il a rappelé qu’à travers l’histoire il y a eu de nombreux mouvements de fond dont les contemporains n’ont pas pris la mesure (chute de l’empire romain, invention de l’imprimerie, découverte de l’Amérique…). Les nouveautés sont toujours à l’origine des déviances, qui sont par nature rejetées par les courants majoritaires. Les signes sont noyés dans un univers fait de complexité. La force ou la faiblesse d’un signe est à mesurer en fonction de la complexité de l’environnement et de l’analyse de l’environnement informationnel. 

Volonté de tout maitriser

Michel Maffesoli, sociologue, s’est interrogé sur le changement de posture actuel, en soulignant que l’on serait en train de passer d’une « volonté de tout maitriser à une envie de s’adapter à un environnement« . La maitrise des signaux faibles peut être vue comme un outil ambivalent, signifiant en même temps le désir de maitrise et l’envie de s’adapter.

Monde fait de complexité

Clara Gaymard, CEO de GE France, place sa réflexion dans l’univers de l’entreprise. Un dirigeant à l’heure actuelle essaye de se « dépatouiller » dans un monde fait de complexité, d’incertitude et de vitesse.L’aveuglement est selon elle la pire des choses. Mme Gaymad en a donné un exemple éloquent : En 2008 tous les chefs d’entreprise surveillaient les problèmes des pays émergents. Or la crise a émergé au sein de Wall Street, là où il y avait les gens les plus éduqués et les mieux renseignés,… Le monde de la finance n’a pas vu les signaux faibles (puis forts) parce qu’il ne voulait pas les voir. Les financiers étaient dans un excès de confiance totalement irrationnel. Ils fixaient les règles de l’économique, et tout le monde les suivait. Ils avaient par exemple imposé que le critère de réussite primordial d’une entreprise repose sur sa croissance : L’entreprise qui fait 15% de croissance a forcément raison par rapport à celle qui fait 6% quelques soient les moyens utilisés. Les signaux à l’époque n’étaient pas faibles mais forts. Tout le monde le savait : nous vivions à crédit ! Mais nous étions sourds. 

Dans ces conditions le chef d’entreprise doit avoir une ligne de mire : c’est la promotion de l’innovation et de la créativité, dans un cadre morale et l’éthique. 

Jérôme Bondu

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