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Gestion des risques

Calcul des risques : « l’intelligence des risques ». 4/5

By 23 février 2008juin 27th, 2022No Comments
Calcul des risques

Bernard Besson et Jean Claude Possin m’ont fait l’honneur d’écrire un article pour Inter-Ligere. Les auteurs de « l’Intelligence des Risques » (ouvrage que j’ai eu le plaisir d’éditer en tant que directeur de l’IFIE Editions) reviennent sur la nécessité de prendre en compte tous les types de risques possibles incluant un calcul des risques, et notamment les risques managériaux, pour avoir la vision la plus globale possible. Cette vision « englobante », ne souffre pas de cloisonnement, et impose un travail collectif, qui n’est pas sans rappeler celui de l’intelligence économique.

De fait, leur article va être posté en 5 billets :

1- Les quatre familles de risques

2- Le risque sécuritaire global

3- La dimension collective des risques

4- Le calcul des risques

5- La hiérarchisation des risques dans un panorama d’ensemble 

Veuillez trouver ci-dessous, le quatrième billet.

Jérôme Bondu

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Le calcul des risques

Le risque est à la fois endogène et exogène. Il est aussi interactif et polymorphe. Par conséquent, sa prévention ne peut relever que de l’intelligence collective de ses victimes potentielles. Cependant, il existe une manière, de réfléchir, d’anticiper et de décider ensemble.

Le calcul des risques est lié à un groupe de personnes

Tout d’abord, chaque risque ou menace s’assimile à une communauté de personnes appartenant au dedans et au dehors de l’entreprise. Chaque risque devient alors un réseau de connaissance, d’analyse/synthèse, de connivence, d’échanges et de décisions. Ce réseau rassemble des spécialistes, des témoins, des victimes.

Ces réseaux sont par principe inachevés et illimités. Ainsi, le risque commenté et analysé alimente une mémoire spécifique, elle aussi inachevée et située à la fois au-dedans et au dehors de l’entreprise.

Chaque menace devient ainsi une économie de transactions de données et d’alertes qui alimentent une base de données décisionnelles.

Un exemple : le risque d’incendie et le calcul des risques

Par exemple, le risque incendie d’une entreprise industrielle rassemble dans une même communauté des personnes très variées. De fait, nous avons le technicien de la sécurité incendie, les services de contrôle (la Socotec par exemple), de secours de la commune. Nous avons également les services de la sécurité civile, la police, la médecine du travail, l’inspection du travail, le service de gardiennage, les experts et consultants en sécurité incendie, les assureurs, le service de la voirie de la municipalité, les entreprises sous-traitantes, l’inspection départementale des installations classées, le comité d’hygiène et de sécurité, le comité local de prévention des risques industriels, la veille juridique de l’entreprise, la veille normative de la branche professionnelle à laquelle appartient l’entreprise, etc.

La gestion des risques par une pluralité d’acteurs

La gestion des risques relève de l’animation et de la coordination par le Directeur de la gestion des risques (DGR) de ces communautés d’acteurs. Cette animation repose essentiellement sur la circulation de questions et de réponses, sur la fabrication de connaissances inédites débouchant sur des prises de décisions.

L’entreprise et le calcul des risques

L’entreprise se protège en fusionnant la gestion traditionnelle des risques et le système d’intelligence économique. Si celui-ci n’existe pas encore la mission de protection se dotera comme nous l’avons dit précédemment de son propre système d’information de gestion des risques (SIGR) (12) .

Les audits et les services de sécurité

Les audits de sécurité/sûreté montrent que l’entreprise vient la plupart du temps à l’intelligence économique par le biais d’un accident ou d’une catastrophe. C’est cette réalité constatée par les auteurs sur le terrain qui les a conduit à fusionner les deux approches dans un même ouvrage.

Pour être crédible, la sécurité doit devenir une sécurité partagée par le plus grand nombre d’acteurs permanents ou occasionnels. Cette multiplication des perceptions et des interprétations implique une coordination et une centralisation à des fins de d’évaluation et de hiérarchisation.

Risques et menaces sont réduits à partir du moment où ils sont nommés et calculés. Un risque dont on parle est un risque en partie maîtrisé.

Enfin, l’intelligence des risques est un langage transversal. Ce langage permet donc aux différentes directions et unités de l’entreprise de communiquer entre elles et avec l’extérieur. Ce langage est transposable dans le domaine public. Par conséquent, il permet de bâtir l’intelligence des risques d’un territoire, d’une communauté de communes, d’un pôle de compétitivité ou d’une branche professionnelle.

Bernard Besson et Jean Claude Possin

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Jean Claude Possin est Vice-Président du Groupe Intelligence Economique de l’INHES.

Bernard Besson est chargé de mission auprès de M. Alain Juillet Haut Responsable à l’Intelligence économique (HRIE).

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(12) Ce que préconise les gestionnaires de risques « Fonction : Risk manager » déjà cité de Catherine Véret et Richard Mekouar. Dunod janvier 2005

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