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Parcours d’entrepreneurs

By 14 novembre 2007No Comments

J'ai toujours été très friand de la lecture des itinéraires des grands hommes. Cette semaine, la presse a fait quelques portraits intéressants.

D'abord Robert Louis-Dreyfus (Figaro Magazine du 3 novembre).
Dès son plus jeune âge Robert n'a pas suivi la voie toute tracée des Louis-Dreyfus. Il est totalement hermétique aux études classiques. Il épuise ses nuits au poker (où il gagne quand même beaucoup). Un premier passage dans le groupe familial est un échec.
Un ami, directeur d'une société américaine, lui propose de venir travailler avec lui. Il accepte, investit l'argent gagné au poker (il s'agit quand même de 400 000 dollars !), s'impose en trois ans comme son successeur, et multiplie par 20 la valeur de la société. Il ressort avec la coquette somme d'100 millions de dollars ! Comme il le dit lui-même « Avec 100 millions un homme peut faire à peu près tout ce qu'il veut dans la vie ». On le croit sur parole !
Après avoir fait ses preuves en affaire, la famille le réclame aux commandes de l'entreprise familiale, dont il détient aujourd'hui la majorité des parts. Le groupe Louis-Dreyfus, créée en 1851, est aujourd'hui un des quatre leaders mondiaux du négoce, avec 27 milliards de dollars de CA.

Autre homme d'affaire : Vincent Bolloré (Télérama du 3 nov).
On peut détecter des portraits de ces deux hommes quelques ressemblances. Ils naissent tout deux dans des entreprises familiales. Ils sont discrets. Mais terriblement efficaces en affaires. L'entreprise familiale créée en 1922 fait aujourd'hui plus de 5 milliards d'euros de CA, et est en cours de mutation pour être un acteur de poids des médias, avec la chaîne de télé « Direct 8 », deux journaux gratuits « Matin Plus » et « Direct soir », une agence de communication « Havas », et ? « La Tribune » ? Comme le dit lui-même M. Bolloré, quand on le voit arriver dans un nouveau secteur, ca fait sourire, ? mais pas très longtemps.

Le magazine culturel renchérit avec l'itinéraire de Francis-Ford Coppola. Aujourd'hui âgé de 68 ans, il déclare avoir « disparu » pendant 10 ans pour payer ses dettes : 30 millions de dollars. C'est l'ardoise qui lui est restée de sa tentative (sans doute trop ambitieuse) de monter un studio à Hollywood, à la barbe des majors. 10 ans ont passés à tourner des films « alimentaires » pour payer cette folie !
 Des trois portraits, c'est lui qui a eu le moins de « chance » dans les affaires. Mais aujourd'hui, il a « assez d'argent » pour tourner ce qu'il veut, et a encore beaucoup de choses à dire.

On se demande qui, de ces trois personnes, envier le plus ?

Jérôme Bondu

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