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nouveaux corsaires

Dans un précédent billet, j’avais recommandé la série d’émissions sur France Culture « Conversations secrètes, le monde des espions » produite par Philippe Vasset et Pierre Gastineau.  Ils ont sorti une saison 2, avec comme thématique les nouveaux corsaires. C’est passionnant et permet de découvrir un monde parallèle. Voici ci-dessous la liste des émissions.

Earthcube, vigie des données des services de renseignement français.

Michael Stock, l'administrateur privé des pays en liquidation.

Cyber-corsaires contre flibustiers du net.

Les auxiliaires privés du renseignement français, avec Bernard Barbier.

Carne Ross, l'ambassadeur des capitales qui n'existent pas encore.

Habib Boukharouba, "Top Gun" privé pour pays sans escadrille.

Tim Spicer, le pionnier de la guerre privée.

Jonathan Powell, le mercenaire de la paix.

On y apprend (en tout cas j’y ai appris) une multitude de choses sur le fonctionnement des milices. Bravo aux deux journalistes Philippe Vasset et Pierre Gastineau (Intelligence Online) qui font décidément un travail très intéressant de pédagogie sur des aspects extrêmement mal connus. Ils sont auteur de deux livres
- Conversations secrètes.
- Armes de déstabilisation massive.

Jérôme Bondu





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digimind article

J'ai eu le plaisir d'écrire récemment un article dans le cadre du nouveau "Guide des tendances 2021 en digital, veille, marketing & social média" édité par Digimind. Ce guide compile les points de vue de 35 spécialistes.

- Je développe pour ma part l'idée que les professionnels de la veille sont particulièrement « bien placés » pour bénéficier de la révolution numérique que nous sommes en train de connaitre.
- Mais je m'interroge sur notre capacité à tirer parti de cette révolution de l’information ! En effet, les professionnels de la veille et de l'intelligence économique auraient pu être promoteur d'une utilisation avancée des moteurs de recherche, des médias sociaux, d'outils et d'organisation favorisant l’Intelligence collective, ou plus récemment dans la détection des infox. Or il me semble que notre profession a été atone sur ces sujets. Elle tout cas, elle n’est jamais apparue sur le premier plan.
- La maîtrise de l’IA me semble est une véritable opportunité pour nous. C'est le dernier train à ne pas rater.

En conclusion, il me semble essentiel de tirer la profession vers l’IA. Les plateformes de veille doivent montrer l’exemple. Certaines le font déjà comme Digimind avec AI Sense. Mais c’est toute une profession qui devrait se mobiliser pour gravir cette nouvelle marche. L’avenir peut être passionnant, pour peu que nous nous y préparions convenablement.

L’article complet est à découvrir sur Digimind.
Bonne lecture

Jerome Bondu





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ega

J'ai eu le plaisir de rejoindre en février 2021 le Conseil scientifique de l'Institut d'Études de Géopolitique Appliquée en tant que chercheur associé. J'en ai profité pour publier un premier article sur notre perception d'internet : Vivre dans la vie réelle comme sur internet serait un enfer !


Voici l'introduction :
"Il est saisissant de comparer ce que l'on peut faire dans la vie réelle et dans la vie numérique. Dans la vie réelle on peut se déplacer librement, acheter un produit et le réparer, lire un livre sans être épié, acheter un produit sans que le prix évolue en fonction de l'intérêt qu'on lui porte... Mais sur internet tout ceci est anormal ou interdit ! Pour bien comprendre la situation, je vous propose d'imaginer trois situations : Que nous vivions sur internet comme dans la vie réelle. Que nous vivions notre vie réelle comme sur internet. Et pour finir, que nous continuions à faire comme si de rien n'était... Partons voyager ensemble sur le numérique."

Et comme je l'écris au milieu de l'article :
"Le modèle actuel de l'internet est infernal, mais le grand public ne s'en rend pas compte, car nous nous y croyions libres. Nous nous y croyions libres parce que l'on peut s'y mouvoir librement, naviguer, acheter, lire, visionner. Mais où est la liberté quand tout est surveillé ? Où est la liberté quand on ne maitrise rien des règles du jeu ? Il faut construire un autre modèle ! Mais comment ?"

 
Voici quelques commentaires reçus après une publication sur Linkedin:

- "Très juste et très pertinente cette analyse."

- "Bravo pour cet article très explicite et concret !"

- "Excellent  papier"

- "Merci pour cette excellente démonstration et votre « appel » à une véritable souveraineté numérique dont vous donnez les grandes lignes."



C'est à lire sur le site de l'Institut EGA !
Bonne lecture.

Jerome Bondu

 

 

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cercle K2Je viens de publier une tribune pour le Cercle K2 intitulé "Pour une Déclaration d’indépendance informationnelle".

Voici ci-dessous l'introduction :
Dans un livre passionnant sorti très récemment, "Apocalypse cognitive", le sociologue Gérald Bronner nous invite à faire notre "Déclaration d’indépendance mentale". Superbe formule qui m’a inspiré le titre de mon article. Et si la révolution numérique, à l’instar de la révolution sociale et politique de 1789, débouchait sur une déclaration d’indépendance informationnelle ? Ne serait-ce pas un bel héritage des pères fondateurs d’internet, qui à l’instar de la déclaration d’indépendance du cyberespace de John Perry Barlow, avaient en tête d’offrir au monde un outil de libération plus que d’enfermement ? Mais toutes ces belles formules se heurtent contre le mur de réalité. Notre indépendance et liberté numériques semblent factices. Commençons par expliquer pourquoi nous vivons dans une période révolutionnaire, puis évaluons les forces en présence, et imaginons le cours de l’Histoire numérique.

Extraits :
La révolution numérique est en marche, et mieux vaut ne pas lutter contre ce prodigieux courant. Embarqué sur notre clavier comme sur un frêle esquif dans les rapides tourbillonnants de la data, la force des flots numériques aurait tôt fait de nous engloutir et envoyer côtoyer la vase. Ramons donc plutôt dans le sens du courant, et essayons de naviguer au mieux comme l’a fait Ulysse à la fin de la guerre de Troie entre les monstres Charybde et Scylla.

Charybde, monstre effrayant de la mythologie grecque, pourrait-être aujourd’hui superbement incarné par les GAFAM

Scylla, c’est nous, où plutôt nos circuits neurologiques qui tombent que les piègent de l'attention.

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Je vous laisse lire la suite sur le site du Cercle K2.

Jérôme Bondu





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bug humain 1

bug humain 2

bug humain 3

J’ai tenté dans un précédent post, une synthèse du très bon livre de Sébastien Bohler « Le bug humain ». Ses messages me semblent de première importance. Pour en faciliter l’accès j’ai réalisé la cartographie ci-dessus. Je vous copie ci-dessous le texte de la carto « en clair ». Vous pourrez l'utiliser comme bon vous semble. Faites-en bon usage ;-)

Bonne lecture.

Jerome Bondu

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Je reproduis ci-dessous, le texte de la carto. N’hésitez pas à en faire bon usage. Le nombre de décalages sur la droite correspond au placement dans la cartographie.

Le bug humain
    Introduction
        Comment comprendre notre surconsommation irrationnelle et dommageable des biens matériels et de services numériques ?
    Les progrès scientifiques ont permis une meilleure compréhension de notre fonctionnement neuronal
        Les êtres vivants ont cinq besoins primaires essentiels
            Manger, se reproduire, explorer, conquérir, dominer
        En période de rareté
            Ces besoins sont le moteur de l'évolution
            Le système est équilibré
            Il n'y a pas besoin d'un "bouton stop"
            Et au contraire, le système est conçu pour s'habituer à un état, et en demander ensuite plus
        Cela s'est matérialisé par une structure neurologique
            Le circuit de la récompense
            Composé notamment du striatum
            Siège des neurones dopaminergiques
            Commune à tous les êtres vivants, preuve de son ancienneté dans la chaîne du vivant
    Mais notre situation a changé
        Nous vivons dans une société d'abondance caractérisée par un accès quasi illimité et non régulé aux "renforceurs primaires"
            A la malbouffe qui donne une fausse impression d'alimentation
            Au porno qui donne une fausse impression d'assouvissement de la sexualité
            Au contenu indigent sur le web qui donne une fausse impression d'exploration
            Aux produits que l'on peut acheter et qui donnent une fausse impression de conquête
            Aux éléments factices de notoriété sur les réseaux sociaux et qui donnent une impression de domination
        Conséquences sont multiples et expliquent les comportements irrationnels actuels
            Consommation irraisonnée de biens matériels : Effondrement du vivant, de la biodiversité, de l'écologie
            Consommation irraisonnée du numérique : Infox, addictions aux écrans, ...
            "L’être humain est devenu un danger mortel pour lui-même" ! Nous sommes devenus les esclaves de nos neurones dopaminergiques
    Comment ce sortir de ce piège ?
        Au niveau neurologique
            Contrôler les renforceurs primaires
            Développer les aires du cortex préfrontal qui donnent accès à des représentation fictives de l’avenir
        Trouver d'autres nourritures pour le circuit de la récompense
            avec des actions désintéressées
            avec l'acquisition de nouvelles connaissances
        Cela nécessite
            D'opérer un bon conditionnement pour les générations à venir
            Développer une maitrise de notre conscience pour les générations actuelles. Par exemple jouer sur la norme sociale
            D'avoir une maitrise globale et non plus individuelle
    Conclusion
        L'auteur conclue : « Nous constatons avec amertume que la liberté de droit sans la recherche d’une liberté réflexive nous a fait retomber dans l’esclavage » !!!
        J'adhère tout à faire à cette vision. Cette conclusion me semble avoir des implications immenses, et doit être pris très au sérieux.

Jérôme Bondu