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Intelligence Economique

De la course aux diplômes, et de la fluidité du marché de l’emploi

By 29 août 2007No Comments

 

L'idée reçue actuellement en matière d'éducation est qu'il faut que 80% d'une classe d'âge ait le bac. Or quand on regarde les métiers qui seront les plus demandés dans les années à venir, pas mal d'entre eux ne demandent pas de haute qualification, voir même ne nécessitent pas le bac.

En tête, on trouve :
– les assistantes maternelles et aides à domicile (411 000),
– les agents de service et d’entretien (364 000),
– les enseignants (360 000),
– les cadres administratifs et dirigeants (304 000),
– les aides-soignants (257 000),

– les conducteurs de véhicules (239 000).

D'une manière générale, il y a une inadéquation entre les formations actuelles et les besoins des entreprises. Pour pallier ce problème il y a une « conduite du changement » à mettre en place pour baser les recrutements plus sur le potentiel que sur les diplômes.

Il est clair que cette course aux diplômes est en fait un moyen de masquer le chômage. Plutôt que d'être en recherche d'emploi, autant prolonger ses études.

On arrive à un paroxysme avec les formations qui offrent peu de débouchés. Ce débat a souvent été mené sur les formations en intelligence économique. Pourtant, les CCI qui sont en prise directe avec les besoins des entreprises (par le biais notamment des élus qui sont des chefs d'entreprise) ne sont pas en reste dans le mouvement. C'est certainement un chantier que devra prendre en charge la FEPIE (Fédération des Professionnels de l'IE).

Et même si l'APEC fait remonter que les entreprises ont du mal à trouver des cadres « La proportion d’entreprises qui déclarent rencontrer des difficultés de recrutement (de cadres) ne cesse d’augmenter. » ** ceci est plus lié à une augmentation de leur exigence, qu'à une pénurie de cadres sur le marché de l'emploi.

Comme le résume bien Herve Bommelaer dans un post de juillet 2007 sur son blog * : « Force est de constater que les entreprises, à force de chercher le mouton à cinq pattes ou le pur copié-cloné, ne fluidifient pas le marché. La France n’a pas encore fait sa révolution culturelle en matière de recrutement. Elle y travaille mais la route est longue. Dans ce combat, le Réseau a toute sa place car il reste encore le meilleur moyen de contourner l’obstacle du copié-cloné et du mouton à cinq pattes. »

Jérôme Bondu

Sources :

 

* http://presse.apec.fr/CommuniquesDePresse/ApecIndexCommuniques.jsp

 

** http://hervebommelaer.blogspirit.com/

 

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