Conférence club iesEt pour bien commencer l'année, voici le programme 2019 des formations et des conférences. Autant d’occasions de nous revoir, de progresser ensemble et créer de la valeur pour tous.

Prochaines conférences :
-    Paris : Le jeudi 28 février à 19h30 - L'intelligence artificielle à usage militaire : robots tueurs et cyberguerre… Quelle place pour l'élément humain ?
-    Paris : Le jeudi 28 mars à 19h30 - Darkweb : êtes-vous à l'abri du risque ?
-    Lille : Le mardi 12 mars à 19h30 - Réseaux Sociaux, Social Selling et Ereputation : enjeux et perspectives
Voir le planning complet des conférences.

Prochaines formations inter-entreprise sur Paris :
-    I3- Développer son réseau relationnel / 20 juin 2019
-    K1- Mettre en place et optimiser une veille collaborative / 08 septembre 2019
-    I1- Lobbying, influence et cartographie décisionnelle / 09 septembre 2019
-    S1- Surfer anonymement sur internet / 04 octobre 2019
-    D2- Optimiser sa communication digitale / 18 octobre 2019
-    M1- Mettre en place une dynamique de veille et d'intelligence économique (généraliste) / 05 novembre 2019
-    A1 - Optimiser les techniques d'analyse / 19 novembre 2019
-    I3- Développer son réseau relationnel / 27 novembre 2019
Voir le planning complet des formations.

Et bien sûr, n’hésitez pas à me commander mon dernier ouvrage :
« MAITRISEZ INTERNET … AVANT QU’INTERNET NE VOUS MAITRISE »

Cordialement,
Jérôme Bondu









fayon

J’ai eu le plaisir d’être interviewé par David Fayon.
Il m’a posé trois questions :
- 1. Les Français ont-ils conscience de la dépendance aux GAFAM ? Quelles sont les opportunités au quotidien et les risques (vie privée, sécurité, etc.)?
- 2. Quelles sont selon vous les clés d’une souveraineté numérique pour la France d’une part et pour l’Europe de l’autre ? Ne serait-il pas plus pertinent de mettre l’accélérateur sur les domaines numériques où la France est bien positionnée ?
- 3. Enfin quelles sont les articulations entre numérique et intelligence économique ? Et comment grâce au numérique, l’IE évolue-t-elle ? Et quid de l’évolution de l’IE avec l’apport de l’IA ?

J’ai développé les idées suivantes :
Si les GAFM nous apportent des services indéniables, nous ne prenons pas en compte les externalités négatives. Et les effets induits de nos choix paresseux porteront malheureusement sur les prochaines générations. En fait, nous vivons à crédit numérique ! Nous risquons d’avoir des enfants en liberté surveillée, à l’image du système de crédit social en Chine.

À mes yeux le rebond viendra d’une population suffisamment informée des risques et chances du numérique. Si tout le monde avait un bon niveau d’information, le grand public utiliserait forcément Firefox, Qwant, Signal, Protonmail, un VPN et d’autres éléments pour se protéger. La situation actuelle résulte d’un manque de connaissances. Nous sommes dans le Moyen-Age du numérique avec des seigneurs qui se sont accaparés le pouvoir. Mais cela ne va pas durer éternellement. Après la royauté et ses abus, la démocratie. Mon livre « Maîtrisez internet … avant qu’internet ne vous maîtrise » est un appel à la prise de la Bastille des GAFAM et à la séparation des pouvoirs numériques.

Nous allons sans conteste connaître dans les années à venir des Diderot et Montesquieu du Net. Pour filer la métaphore révolutionnaire, il se peut aussi que nous connaissions à un moment une forme de Terreur et Robespierre. Si vous pensez que je vais trop loin, pensez au pouvoir de propagande que Facebook a déjà acquis, et qui a contribué à faire passer le Brexit et Trump ! Peut-être que dans les années à venir, il y a aura un nouveau scandale du type Cambridge Analytica quand nous apprendrons effarés que Facebook a contribué à développer le mouvement des Gilets Jaunes en France …

A lire sur http://davidfayon.fr/2019/01/jerome-bondu/
Jerome Bondu



le figaro santéJ’ai lu avec beaucoup d’intérêt les articles du Figaro du 4 décembre titrés « Les géants de la technologie se ruent sur la santé ». L’ensemble fait pratiquement une page et demi (pages 22 et 23).

Ce qui m’a donné envie d’en faire une recension est que cet ensemble d’articles est totalement orienté pro-gafam (Google Apple Facebook Amazon Microsoft). Après une première lecture, j’ai été tellement sidéré par l’angle adopté par le journal que j’ai relu les articles en notant les mentions négatives et positives relatives aux Gafam (j'avais la version papier). Cela donne ceci :
- Deux mentions négatives
- Quinze mention positives.
Et voici quelques extraits :

Mentions négatives :
- « Leur ambition est de recueillir un maximum de données de consommateurs et de parfaire leurs connaissances des comportements quotidiens »
- « La méfiance du public envers les Gafa demeure une réalité, à fortiori lorsqu’il s’agit d’un sujet aussi sensible que la santé ».

Maintenant, petit florilège issu des 15 mentions dithyrambiques du journal :
- « Cela peut permettre d’améliorer la santé et le bien être des patients »
- « Cela créé de la valeur pour les médecins »
- « C’est un levier d’économie pour les systèmes de santé »
- « Il n’est plus possible de les considérer comme des Big Brother obnubilés par les données mais comme des alliés indispensable »
- « Dans le management des données, on ne pourra pas se passer des Gafam compte tenu de l’avance dont ils disposent »
- « L’industrie pharmaceutique, qui fonctionnait beaucoup en vase clos, a pris conscience de l’intérêt d’avoir un modèle plus ouvert d’open innovation»
- « C’est une alliance naturelle entre deux mondes »
- « La répartition des rôles se fait naturellement »
- « Le PDG de Sanofi loue la capacité d’analyse des données phénoménale de son partenaire »

On ne peut que s’étonner du manque de recul du journal. Il n’est pas fait mention des multiples problèmes que cette abdication entraîne :
- L’aspiration des données par les GAFAM, la problématique d’avoir nos données de santé stockées sur des serveurs américains donc soumises à la loi américaine du Cloud Act,
- La dépendance informationnelle envers les Etats-Unis,
- La perte du marché colossal que la santé connectée représente,
L’orientation univoque du journal de Dassault est vraiment étonnante. Le Figaro ne fait pas mention du fait que Villani ait identifié la santé comme un secteur où la France a une carte à jouer en matière d’Intelligence Artificielle. Le journal passe sous silence le fait que la France ait centralisé (via l’assurance maladie) les données des malades, et que cela en fait une masse d’informations particulièrement bien exploitables.


Mais peut-être que la source de cet aveuglement se trouve page 5 du même numéro (4 décembre) … Car on y trouve une page entière de publi-reportage écrit (sic) « en collaboration avec Google ». Merci les gars, au moins comme cela c’est clair. Vous auriez pu décaler d’un jour ou deux la publicité et le dossier biaisé. En mettant les deux éléments dans le même numéro vous nous facilitez la tâche.

Pourtant vous savez faire. Ainsi le dossier sur la mobilité paru le 15/16 décembre est, à l’inverse de celui sur la santé, parfaitement équilibré. Il présente les raisons du succès des GAFAM, puis nuance leur position, présente des alternatives, et laisse s’exprimer Guillaume Pepy sur la puissance des applis SNCF en France. On préfère un traitement de ce type …

Jérôme Bondu





OdemaisonrougeOlivier de MAISON ROUGE est intervenu le 22 novembre au Club IES sur le thème "LA GUERRE ÉCONOMIQUE DANS LE CYBERESPACE". Il résume en quelques mots son intervention dans cette vidéo prise juste avant sa conférence.

Souvent présenté comme le 6ème continent, le cyberespace qui se voulait un réseau affranchi de toute tutelle hégémonique, est devenu un lieu d’affrontements immatériels pour des motifs économiques et politiques. Loin d’être une « autoroute de l’information » sans règle ni barrière, il est désormais l’objet de conquêtes et de domination. Cloud Act, RGPD, souveraineté de la donnée, fiscalité, fake news et influence, … sont autant d’enjeux et de conflits de normes qui traduisent cette tentation de colonisation du Net, avant une prochaine cyberguerre ?


J’en profite pour rappeler son dernier ouvrage, qui figure déjà dans ma bibliothèque : Les cyberisques - La gestion juridique des risques à l'ère immatérielle.

Voici ce qu’en dit l’éditeur :
Si, à l'heure de la transformation numérique et du big data, l'avènement de la société numérique a créé de grands espoirs, elle nourrit désormais des suspicions légitimes face aux actes de cybercriminalité : atteintes aux données personnelles, violation d'informations sensibles, risques réputationnels, divulgations sur les réseaux sociaux, usurpation d'identité, piratage informatique, etc.
Ces cyber-vulnérabilités émergentes affectent toutes les dimensions de la sphère numérique : des infrastructures aux messages, en passant par les supports du quotidien. De la négligence à la malveillance, les cyberisques sont donc légion et nuisent considérablement au bon fonctionnement des nouveaux outils mis à la disposition de l'homme. Ce 6e continent numérique n'est peut-être pas le paradis annoncé.
Prolongement des activités humaines, ce monde immatériel est aussi celui du droit. Ainsi, cet ouvrage complet, se veut un vade-mecum du management juridique des risques numériques, embrassant à la fois la protection critique des supports et la sécurité des communications et des informations.
Cet ouvrage se propose d'aborder ces risques - et leurs réponses juridiques - sous trois axes :
•    l'axe structurel : les acteurs de la régulation numérique, les politiques publiques et les textes fondateurs ;
•    l'axe informationnel : la gestion de la donnée, la protection et le contrôle des flux, et l'expression électronique ;
•    et enfin celui de la répression des atteintes.

J’annoncerai le programme 2019 du Club IES sous peu.

Jérôme Bondu





rtbfJe ne sais pas si c’est à prendre au sérieux mais la RTBF annonce une création extraordinaire. Je cite le journal :
"Les ministres européens de la Défense se sont mis d'accord lundi sur le principe d'une école commune de formation en espionnage. Cette décision a été prise en même temps que 16 nouveaux projets de coopération dans le domaine de la Défense européenne, des projets qui font partie du pacte militaire commun des pays de l'Union, le PESCO , ou Permanent Structured Cooperation."

L’école serait basée à Chypre pour des raisons évidentes selon le journal :
"Chypre, de par sa position géographique, est exposée à des influences turques et israélienne. Sans compter que cette île et la Grèce, sont les deux Etats membres qui entretiennent des relations étroites avec Moscou."

Jérôme Bondu

test lemondeLes robots et l’art de la guerre ! Article intéressant à lire sur Le monde...

Faut-il craindre le remplacement des soldats par des machines ? Quelles conséquences aurait cette rupture ? La jeune philosophe Marie-des-Neiges Ruffo de Calabre tente de répondre à ces questions, et son essai nous entraîne loin dans la réflexion ...

A lire sur Le Monde

couveture maitriser internet Jerome BonduMon dernier livre est commercialisé depuis maintenant quelques semaines, et j'ai reçu des premiers commentaires. Avec l'accord de leurs auteurs, je les publie ci-dessous.
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Je recommande le dernier livre de Jérôme Bondu qui est une mine d'informations. Il sera utile tant à l'internaute novice pour les techniques et conseils qu'il prodigue que pour l'internaute plus aguerri en lui offrant un recul sur son utilisation au quotidien avec les dessous de l'internetisation de la société.

David Fayon
Time To Test Program Director - Le Groupe La Poste
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De la maîtrise des moteurs de recherche à l’analyse des informations sans oublier leur diffusion et partage, Jérôme Bondu aborde également dans son dernier livre "Maîtrisez internet … avant qu’internet ne vous maîtrise", toutes les facettes de l’intelligence économique et stratégique : de la collecte d’information avec le réseau humain, l’influence, la protection de son patrimoine informationnel… Merci Jérôme pour cette lecture très enrichissante et vivement recommandée !
 
Nathalie Tuel
Veilleur et analyste technologique
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Merci à Jérôme Bondu pour la dédicace de son livre « Maîtrisez internet... avant qu’il ne vous maîtrise ».
La personne à qui je l’ai offert et qui l’a entamé, m’a dit (tel que !) : « Qu’est-ce que c’est clair, on comprend tout ! Sujets pourtant pas franchement simples ou facile d’accès... »

Frédéric Crespo
Chargé de communication, Social Manager, Veilleur
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Votre ouvrage est limpide, très bien documenté : les notes de bas de pages, les références pour aller plus loin (le "Recherche éveillé" de B. Foenix-Riou est toujours d'actualité) et couvre très bien le sujet, y compris les aspects liés à la formation et la cartographie des réseaux.
En résumé, c'est un très bon ouvrage qui ne sombre pas dans le fétichisme technologique cher à Alain Bauer comme c'est parfois le cas des ouvrages d'IE. J'attends votre prochain ouvrage avec impatience.

Pascal Tartarin
Data Scientist
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Un ouvrage complet et facile d'accès pour qui souhaite prendre la vraie mesure des enjeux de l'information à l'ère du big data, de l'IA et des Gafam.
Un constat clair et implacable sur l'État de dépendance informationnelle et relationnelle qu'individus et sociétés en réseaux entretiennent, en parfaits somnambules, avec les grands maîtres de l'Internet.
Un ouvrage de synthèse ancré dans le présent, truffé de références et exemples, qui souligne l'urgence d'un sursaut de conscience, individuelle, collective, étatique et européenne face à notre triste destin de "colonies numériques ". Nos enfants devraient le lire en priorité !

Bertrand Charles
Fondateur et Directeur général de Consors Intelligence 
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Un livre remarquablement écrit et utile, autant sur la forme que sur le fond :
- Sur le fond, c'est un excellent ouvrage de compréhension des problématiques d'utilisations, de collectes mais également de gestion de nos données personnelles.
- Sur la forme, Jerome Bondu a réussi le difficile exercice de synthétiser et rendre particulièrement compréhensibles et accessibles des problématiques pluridisciplinaires désormais incontournables. Les schémas et les exemples donnés sont d'une efficacité rare !
Excellent travail de l'auteur très éclairant, à recommander.

Julien, ancien étudiant en intelligence économique




Bondu FayonLors de ma dernière rencontre avec David Fayon nous avons échangé sur notre vision partagée de la révolution numérique et sur le concept de souveraineté numérique. Voici en quelques lignes un partage de nos réflexions.

David a exprimé la nécessité d'un ministère de la société numérique qui serait transverse, car la question du numérique adresse tous les ministères (Education, Justice, Intérieur, Economie et Finances, etc.). Le Secrétariat d'Etat actuel n'a pas l'envergure nécessaire et est plus focalisé sur la communication numérique que sur le numérique dans son ensemble.
Je partage tout à fait son analyse sur l'importance de hausser le rayon d'action au plus haut niveau.

Il a évoqué ensuite l'importance de passer d'un mode en silo à un mode collaboratif pour tous les acteurs du numérique : créer plus de porosité entre les mondes de la recherche, de l'enseignement, des entreprises, des start-up et même de la défense, comme c'est le cas aux Etats-Unis et en Israël. Là encore, accord total.

Il a abordé ensuite le sujet de la lutte contre la fracture numérique. Selon lui un service citoyen de six mois permettrait - entre autres projets - un échange intergénérationnel, entre urbains et ruraux, entre catégories socio-professionnelles différentes, et permettrait via des formations de réduire la fracture numérique.
Ma préoccupation ne porte pas sur ce sujet. Pour moi, la fracture la plus préoccupante est celle qui se fait entre les géants de la tech (les GAFAM, NATU et BATX) et nous autres, dindons de la farce, européens. Néanmoins, je le rejoins sur l’importance d’une prise de conscience qui se fasse à tous les niveaux de la société.

Glissant d'un sujet à un autre, il a ensuite insisté sur l'importance de changer l'état d'esprit des Français par rapport à la prise d'initiative et le droit à l'erreur. Nous sommes loin d'être une "start-up nation" à la différence d'Israël. Etre une start-up nation impose des choses dures : accepter de ne pas se verser de salaire pendant deux ans avant éventuellement de lever des fonds, de travailler 60 heures par semaine, avec toutes les difficultés que l’on peut imaginer.
Etant moi-même créateur d'un cabinet de conseil, j'ai ressenti les affres de la création d'entreprise, de la prise de risque personnelle, et du manque de "parachute" en cas d'échec. Le fait qui m'a le plus marqué durant les premiers mois de création est que si j'échouais je n'aurai pas droit aux ASSEDIC. C'est fou ! Le créateur prend des risques insensés pour développer une activité, et en retour, n'a pas la protection minimale d'un salarié. Cette règle idiote m'a empêché de dormir quelque temps...

Dans une vision stratégique de ce que peut faire la France, David rappelle qu'il faut se focaliser sur ses forces plutôt que de penser à rattraper ses faiblesses, sachant par ailleurs que nous n’avons pas la taille critique des Etats-Unis ou de la Chine. Partant de là, il m'a expliqué ne pas soutenir l'idée d'un système d'exploitation « Made in France », en appuyant sa thèse sur les précédents grands projets avortés comme Quaero (même si Qwant semble percer actuellement) ou Galileo. Et propose plutôt de nous focaliser sur la maîtrise des données personnelles.
Sur ce sujet, j'ai une vision radicalement différente. A mes yeux il faut coûte que coûte que nous puissions acquérir une indépendance sur cette "couche" essentielle du monde informatique. J'ai bien aussi en tête les échecs d'opérations comme le cloud souverain. Mais qu’importe, notre indépendance informationnelle passera pas là, ou ne passera pas ! Et rajouterai même que nous (les Européens) devons recréer une industrie du matériel informatique. Car un matériel n’est jamais inerte, il contient toujours une couche logicielle. Or la maitrise de cette première couche est essentielle dans une optique de souveraineté numérique. Elle peut être vérolée, contenir une porte dérobée (back door) et alimenter en information son constructeur.

David propose aussi de raisonner en termes d’accès à des plateformes et APIs ouvertes, pour que les acteurs français présents et à venir puissent viser dès le départ une dimension internationale et le développement d’un écosystème.
Là-dessus, rien à redire, c’est le sens de l’histoire. On ne prospère dans un réseau que sous forme de réseau. La centralisation est inopérante.

Revenant sur ma focalisation (OK on peut dire aussi sur mon obsession ;-) sur Google, il faut selon lui plus largement viser les GAFAMI (I pour IBM) et les homologues Chinois. Comme moi, il regrette que l'on assiste en tant que spectateur et non plus en tant qu'acteur au match Etats-Unis contre Chine pour la suprématie planétaire qui passe par le numérique.
Je ne peux qu’abonder dans son sens.

Reprenant le titre de mon dernier livre, il a conclu notre entretien en affirmant qu'il est crucial de "maîtriser Internet plutôt que d'être maîtrisé" et manipulé par les GAFAM qui savent plus de nous que nous-mêmes. La puissance des géants de la tech est telle qu'ils peuvent anticiper notre inconscient et notre subconscient.
La encore, nous sommes en phase, c'est la thèse que je défends dans mon ouvrage.

D'un commun accord, David et moi avons décidé de rendre public cet échange privé, partant du principe que l'intelligence est un phénomène collectif et non individuel.
Nous prévoyons d'autres échanges, pourquoi pas avec plus de monde (y a-t-il des amateurs ?) ... Le Club IES pourrait offrir le cadre d'un prochain échange ;-)

Amicalement,
Jérôme Bondu

olivier de maison rougeLe Club IES de l’IAE de Paris Alumni et Inter-Ligere.fr
vous invitent à la 147ème conférence-débat le jeudi 22 novembre 2018 à 19h30 sur le thème :

LA GUERRE ÉCONOMIQUE DANS LE CYBERESPACE

Souvent présenté comme le 6ème continent, le cyberespace qui se voulait un réseau affranchi de toute tutelle hégémonique, est devenu un lieu d’affrontements immatériels pour des motifs économiques et politiques. Loin d’être une «autoroute de l’information» sans règle ni barrière, il est désormais l’objet de conquêtes et de domination.
Cloud Act, RGPD, souveraineté de la donnée, fiscalité, fake news et influence, … sont autant d’enjeux et de conflits de normes qui traduisent cette tentation de colonisation du Net, avant une prochaine cyberguerre ?
 
INTERVENANT
Olivier de Maison Rouge a été amené au cours de sa carrière à défendre des entreprises victimes de pillage technologique dans des dossiers majeurs. Il s’est spécialisé dans la protection du patrimoine intellectuel et informationnel et a développé une expertise pionnière dans le domaine de l’intelligence juridique.
Il est auteur de plusieurs ouvrages :
- Penser la guerre économique. Bréviaire stratégique. VA Editions, 2018
- Cyberisques : La gestion juridique des risques à l’ère immatérielle, LexisNexis. A paraître à l’automne 2018.
- Le droit du renseignement - renseignement d’Etat, renseignement économique, LexisNexis, coll. Actualité, 2016
- Le Droit de l’intelligence économique. Patrimoine informationnel et secrets d’affaires, Lamy, coll. Axe Droit, 2012

DÉROULEMENT DE LA SOIRÉE
19h00-19h15 : Accueil des participants par Jérôme Bondu
19h30-20h15 : Intervention d'Olivier de Maison Rouge
20h15-21h00 : Débat avec la salle
21h00-21h45 : Cocktail dînatoire

LIEU
IAE de Paris - Salle D3 - 1er étage
12 Rue Jean Antoine de Baïf - 75013 PARIS

INSCRIPTION OBLIGATOIRE EN LIGNE
Tarif (paiement en ligne ou par chèque) :
Adhérents de l'IAE Paris Alumni et G16+ : 6 €
Non adhérents et extérieurs : 16 €


Jérôme Bondu



clubdesvigilants confJ'ai le très grand plaisir d'être invité par le Club des Vigilants. Je vais animer une conférence le mardi 23 octobre, de 8h30 à 10h, à la Terrasse du 7e (2, place de l'Ecole militaire, Paris 7e). Je copie ci-dessous le message d'annonce. Au plaisir de vous y retrouver :


Google chrome, Androïd, Facebook, Linkedin, Twitter, Microsoft, Youtube, Instagran, Whatsapp, Apple, Samsung, Lenovo (la liste est infinie),... : du matériel aux applications, en passant par les systèmes d'exploitations, programmes et moteurs de recherche, la quasi-totalité des outils numériques qui dominent la planète et notre quotidien proviennent de pays non-européens.

L'ampleur de la surveillance généralisée mise en place en toute impunité par les entreprises qui les possèdent  crée d'évidents risques économiques, mais surtout, menace nos libertés individuelles et la souveraineté de nos pays européens. Une véritable fuite des données informationnelles des citoyens européens hors d'Europe s'est progressivement installée.  

Chacun, individuellement, a tendance à penser "je ne suis pas une cible" ou encore "je n'ai rien à cacher"... Et bien, à lire Jérôme Bondu, expert en intelligence économique, directeur de la société de conseil Inter-Ligere et auteur de "Maîtrisez internet ... avant qu'internet ne vous maîtrise", ces certitudes craquent !  

Une question qu'il pose touche la corde sensible du Club des vigilants : "Dans quelle léthargie intellectuelle sommes-nous plongés" ? Comment éviter la poursuite de la colonisation numérique de l'Europe et de la France ?  L'Europe et ses citoyens peuvent-ils résister ou sommes-nous condamné à voir nos enfants vivre dans une colonie numérique ?

Nous vous proposons de venir en débattre avec lui lors d'une Matinale du Club qui se tiendra le mardi 23 octobre, de 8h30 à 10h (accueil à partir de 8h), à la Terrasse du 7e (2, place de l'Ecole militaire, Paris 7e).
Lien d'insciprion !