android 2775823 1280Le jeudi 21 novembre 2019 à 19H30
Le Club IES de l’IAE de Paris Alumni & Inter-Ligere
Vous invitent à la 152ème conférence-débat sur le thème :


SYSTEME D’EXPLOITATION SOUVERAIN - Comment lutter contre le duopole de Google et d’Apple ?

Par Gaël Duval et Guillaume Dumanois

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THEME :
Durant cette conférence, Gaël Duval et Guillaume Dumanois évoqueront la place qu’ont pris les systèmes d’exploitation dans nos usages numériques. Ils analyseront les conséquences du duopole de Google et d’Apple et les dangers à court termes. Enfin, ils présenteront leurs solutions respectives.

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INTERVENANT :
Gaël Duval, est une personnalité des logiciels libres, pionnier de Linux en France, cofondateur de Mandrakesoft (société développant Mandrake Linux) puis fondateur d'Ulteo. Son nouveau projet /e/ (originellement "eelo") consiste en un système d'exploitation dérivé de LineageOS (Android) et débarrassé des services Google, et de plusieurs services en ligne associés.

Guillaume Dumanois, est ingénieur ESIEE, titulaire d’un MBA de l’ESSEC et a occupé des fonctions de management chez Alstom et Alcatel-Lucent. Il a également été en charge du département Bâtiments Connectés chez Honeywell. Il est aujourd’hui co-fondateur d’Hyperpanel, une entité d’HyperPanel Lab qui a développé un tout nouveau système d’exploitation (Hyperpanel OS) secured by design et particulièrement adapté au monde des IoTs.

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DÉROULEMENT DE LA SOIRÉE :
19h15 - 19h30 : Accueil des participants par Jérôme Bondu
19h30 - 20h15 : Intervention de Gaël Duval et Guillaume Dumanois
20h15 - 20h30 : Débat
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LIEU :
A préciser
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INSCRIPTION OBLIGATOIRE


Au plaisir de vous y retrouver
Jerome Bondu

 

 

 

veille connect lille 2019

Je vous donne rendez-vous pour le prochain Veille Connect à Lille le 5 décembre 2019.
Pour toutes informations et inscription : http://www.veille-connect.fr/
Cette soirée sera aussi l'occasion de réunir le réseau Inter-Ligere Lille, dans le cadre du 28ème Meet Up. Le réseau regroupe aujourd'hui 1200 personnes autour de Lille, intéressés par la Veille, l'Intelligence Economique, l'influence et la sécurité ...

Intervenants

- Axelle Kiers Intervenante, Exploratrice chez Alive by Decathlon. En charge de l’espace Alive dédié à l’exploration chez Decathlon pour imaginer le groupe à horizon 2030.
- David Llanes. Responsable veille, gestion et communication de crise chez Bonduelle. Construction, pilotage du dispositif global de veille stratégique, gestion de crise et exploitation des bilans d’image.
- Mickaël Réault. Organisateur, Veille Connect. Fondateur de la plateforme de veille stratégique Sindup déployée au sein des grands groupes et de nombreuses PME.
- Jérôme Bondu ;-)

Programme

18h00: Accueil des participants
18h30: Prospective collaborative chez Decathlon : éclairer l'avenir, décider au présent (Axelle Kiers)
18h45: Comment un veilleur peut aider une organisation sous tension ? (Jérôme Bondu)
19h00: La veille au secours de la gestion de crise : étude post crise chez Bonduelle et bonnes pratiques (David Llanes)
19h15: Ouverture de la soirée (Mickaël Réault)
19h30: Apéritif dinatoire et networking
21h30: Fin de la soirée, sauf pour les plus motivés !

veille connect lille 2019 2



Au plaisir de vous y revoir,

Jérôme Bondu






FC espionsJe vous recommande la série d’émissions sur France Culture « Conversations secrètes, le monde des espions » produite par Philippe Vasset et Pierre Gastineau.

Le site de France Culture la présente comme suit : « Conversations avec des éminences grises de huit grandes puissances du renseignement pour mieux comprendre les rouages de l'espionnage moderne. Une plongée dans les arcanes des services de renseignement. Comment une information secrète devient une politique publique ? Comment les services de renseignements informent-ils nos dirigeants ? Entre espions de cinéma et bureaucrates du secret, quelle est la réalité des liens entre espionnage et pouvoir ? Pierre Gastineau et Philippe Vasset ont interrogé les maîtres-espions de huit grandes puissances du renseignement, la majorité d’entre eux s’exprimant pour la première fois dans un média français. Toutes ces éminences grises racontent la mécanique du secret et détaillent les chausse-trapes et les frustrations auxquels sont confrontés les espions au cœur du pouvoir. »

Dans l’ordre de diffusion :

L'aristocratie de l'espionnage : le Royaume-Uni
06/07/2019
Aucun autre pays n'a su faire de ses hommes de l'ombre une telle mythologie nationale. Au Royaume-Uni, les espions sont des princes. On les célèbre au cinéma, à la télévision et sur les étagères des libraires. D'anciens membres du renseignement britannique nous racontent ses coulisses.

Les espions du Président : les États-Unis
13/07/2019
Les États-Unis disposent des services de renseignements les plus puissants au monde. Patriote, le peuple américain entretient des liens très particuliers avec ses espions, souvent érigés au rang de héros. Ces derniers vous emmènent dans les arcanes de l'espionnage à l'américaine...


Des espions au Kremlin : la Russie
20/07/2019
Développé durant la Première Guerre mondiale, l'espionnage est devenu affaire courante durant la guerre froide. Les troupes invisibles de la CIA et du KGB, agences d'intelligence américaine et soviétique ont déroulé une variété de tâches aux ordres de leurs dirigeants politiques.

Les espions qui n'aimaient pas espionner : l'Allemagne
27/07/2019
Les relations des Allemands et notamment des dirigeants politiques sont compliquées vis-à-vis de ses services de renseignements. En cause, des facteurs historiques et une incompréhension mutuelle entre la sphère politique et les maîtres-espions du pays.

Les espions qui aimaient trop le business : la Chine
03/08/2019
Le renseignement est profondément ancré dans la culture chinoise, et le parti communiste l'a institutionnalisé, dans un climat de paranoïa. Originellement destiné à combattre les ennemis du parti, le renseignement est aujourd'hui massivement mobilisé sur des questions économiques.

Les espions dans l'ombre des réseaux : Israël
10/08/2019
Comment Israël, un pays plus petit que la région Pays de Loire, âgé d'à peine 70 ans, a-t-il réussi à s'imposer comme une puissance majeure du renseignement au point d'être crainte par ses alliés eux-mêmes ?

Le pays où les espions ont été rois : l'Algérie
17/08/2019
Les services de sécurité algériens sont un État dans l’État. Tirant leur légitimité du rôle crucial des militaires dans la Guerre d'Indépendance, leur rôle a été de défendre le régime politique et de gérer la rente économique. Mais des zones d'ombre demeurent sur certaines de leurs activités.


Et les barbouzes devinrent des espions : la France
24/08/2019
Loin de traiter d'égal à égal avec le politique, comme c'est le cas au Royaume-Uni, le renseignement français suscite encore beaucoup de méfiance. Qui sont ces fonctionnaires qui ont le plus grand mal à valoriser leur contribution à l'histoire de la République ?

Toutes ces émissions sont très intéressantes pour comprendre un peu les rouages de ces institutions. Petit bémol néanmoins pour celle sur la Russie « Des espions au Kremlin : la Russie » parce que le doublage de l’interviewé russe est très lent, et cela gâche un peu le plaisir de l’écoute.

Jérôme Bondu

Autres sujets similaires :
- A écouter : La novlangue, instrument de destruction intellectuelle. Emission sur France Culture.
- A écouter : Le droit comme arme de guerre. Emission d’Antoine Garapon sur France Culture



technip
J’ai lu hier matin l’article des Echos « La scission de TechnipFMC se concrétise ». Pour mémoire, l’entreprise FMC a racheté il y a quelques années l’entreprise française Technip. L’article semble au premier abord pondéré. Mais une lecture critique montre qu’il passe à côté d’une partie du sujet. Explications :

Article au premier abord pondéré
L’article semble en première lecture faire un bon travail journalistique. Il fait notamment part des craintes de la partie française en soulignant que l’entité basée aux Etats-Unis risque de « s’approprier les brevets des activités sous-marines » du groupe. Il cite les syndicats qui s’alarment de l’avenir de la R&D. Bon, c’est noté. Mais est-ce que l’article traite pour autant bien le sujet ?

Absence de recul critique
Quand on a lu les livres d’Ali Laïdi et celui de Frédéric Perucci, on ne peut que s’étonner que l’article ne cite pas l’origine de ce rapprochement entre le champion français Technip et l’entreprise FMC. FMC était à l’époque du rapprochement, plus petite que la Française et en moins bonne santé. Du coup je vais m’y coller :

Retour en arrière
- En vertu de la loi FCPA, nos amis américains se sont arrogés le rôle de gendarme du monde en matière de corruption.
- Mais derrière cette façade de « Monsieur propre » se cache une arme de guerre économique dont la finalité inavouée est d’attaquer les entreprises européennes. Je dis bien Européennes, car le palmarès des sanctions montre clairement qui est la cible. Nous autres Européens sommes largement moins vertueux que l’Afrique, l’Asie (Chine comprise) et l’Amérique du Sud réunies. Du moins si l'on en juge par le montant et le nombre de nos condamnations ... Honte à nous …
- Remontons le temps : Le juge français Renaud Van Ruymbeke a détecté il y a quelques années qu'un consortium d'entreprises (dont l'américain Halliburton et le Français Technip) avait payé des pots de vins au Nigéria. Il en a averti ses homologues outre-Atlantique. Les Américains ont alors demandé à la France de se dessaisir du dossier. Résultats des courses, ils ont fait payer en 2010 une amende de 335 millions de dollars au Français. Le mieux est d'écouter Frédéric Pierucci en parler dans son interview sur ThinkerView (écouter à 1h11min). Voir aussi l'article de la Tribune.
- Cette mise en difficulté de l’entreprise française a été le prélude au mouvement de rachat par FMC. Bravo les gars, bien joués !

Revenons à l’article des Echos
- Passer sous silence cet historique est pour le moins délicat. Car il ne donne pas la bonne vision de cette affaire au lecteur. À la lumière du passif subi par Technip, il faut scruter à la loupe les termes de l’accord de scission, et se demander si cette séparation ne serait pas l’aboutissement réel de la stratégie de prédation de nos rivaux américains. Absorber la proie. La digérer. Et recracher les éléments inutiles.
- Il y a trois manières de manipuler l’information : sur-informer (pour noyer le poisson), dés-informer (placer des éléments faux dans un contexte vrai) ; sous-informer (masquer sciemment des éléments). Le journalisme marche sur une ligne étroite.

Jérôme Bondu

Lire d'autres décryptages de la presse :
- A lire : Les GAFA s’immiscent dans les systèmes de santé publique. Article des Echos
- A lire : Les géants de la technologie se ruent sur la santé, article du Figaro




Pierre Conesa.jpegJ’ai lu La fabrication de l’ennemi, sous-titré « comment tuer avec sa conscience pour soi » de Pierre Conesa.

Voici la seconde partie de ma fiche de lecture (lire ici la première partie).

Grands types de belligérances


Le cœur de son ouvrage est une typologie des grands types de belligérances et leurs processus de fabrication :
- L’ennemi proche, est celui avec qui on peut avoir un différend frontalier. La guerre se conclura par une expropriation violente du perdant.
- Le rival planétaire, a été illustré avec brio par les Américains et les Russes. La guerre se marquera par une manifestation de puissance et des actes d’autorités cyniques sur le globe.
- L’ennemi intime, est le ferment de la guerre civile. La guerre se marquera par une épuration schizophrénique d’une partie de la population.
- Le barbare, est l’ennemi dénigré. La guerre se marquera par la pacification de la zone occupée.
- L’ennemi caché, est la puissance occulte qui tire les ficelles. La guerre se manifeste par une paranoïa d’une partie de la population envers certains de ses membres.
- L’ennemi spirituel (l’expression est de moi) est celui d’une autre religion. La guerre va souvent mener à son extermination, et ressemble à une forme moderne d’exorcisme.
- L’ennemi conceptuel, est une invention récente de notre ami Bush père (l’ancien patron de la CIA) dans sa guerre contre le terrorisme.
- L’ennemi médiatique, est la résultante de la surmédiatisation de notre société. La menace est non pas définie par des institutions stratégiques, mais par des intellectuels médiatiques. La guerre va donner lieu à des psychodrames. La médiatisation est des points largement développés par Pierre Conesa. Et il cite avec ironie une recette idéale : Il faut la présence de victimes filmables. Il faut que le leadeur rebelle soit médiatique. Il faut être attentif aux contraintes de calendrier. Il faut un scénario simple, bipolaire, avec identification immédiate par tous du bon et du méchant. Et bien sûr, il faut des intellectuels omniscients qui sauront étaler leur pseudo expertise. Vous l’avez reconnu, Pierre Conesa vante notamment l’esprit brillant de BHL.

Impérialisme américain

Les États-Unis d’Amérique ont bien sûr une place de choix dans le livre avec une large description des effets de leur impérialisme.
- Il cite Zbigniew Brzezinski dans le Grand Échiquier « l’important n’est plus l’ennemi, mais le maintien de la suprématie : Puisque la puissance sans précédent des États-Unis est vouée à décliner, la priorité est donc de gérer l’émergence de nouvelles puissances mondiales [susceptibles de] mettre en péril la suprématie américaine ».
- Il cite dans le même paragraphe Joseph Nye et la conceptualisation du soft power et des capacités d’influence qui passent par le cinéma, la télévision, le sport … et maintenant les médias sociaux.
- Suite à la position de plusieurs pays contre la première guerre du Golfe américaine, il rappelle les mots de Condoleeza Rice « Nous allons punir la France, ignorer l’Allemagne, et pardonner à la Russie » (p250).

Evolution des prochaines guerres

Pierre Conesa s’interroge sur l’évolution des prochaines guerres :
- Les guerres de frontières, typiques des ennemis proches, sont toujours possibles « dans quelques coins perdus de la planète ».
- La guerre sous mandat pourrait revenir à la faveur d’un nouvel affrontement bilatéral entre les États-Unis et la Chine.
- Les guerres civiles constituent le scénario le plus probable des années à venir.
- Les guerres de répression continueront en fin d’écran, sauf si cela soulève les opinions des grandes démocraties.
Et il conclut le chapitre avec le même cynisme : « parce que l’ennemi rend tant de services à la vie internationale, il est probable que les différents mécanismes analysés plus haut continueront à en produire ».

Déconstruire l’ennemi

Pierre Conesa, dans une dernière partie, évoque les possibilités de déconstruire l’ennemi. Il évoquera les règlements récents des grands conflits, et les différentes structures judiciaires mises en place (tribunal pénal international, CPI…). Au travers des différents procès historiques, il rappelle à grand coup de chiffres les horreurs des massacres passés. Cela fait froid dans le dos… Les massacres des Japonais durant la Seconde Guerre mondiale. Le Rwanda avec ses 800 000 morts en 4 semaines (à la machette).

En conclusion il cite Saint-Exupéry « la guerre n’est pas une fatalité, elle est un ressort du comportement humain dont on ne se défait qu’au prix d’un énorme effort d’intelligence ». Encore une fois l’auteur du Petit Prince a les mots justes.
Le livre est important dans la compréhension des mécanismes de construction des ennemies et de la guerre. C’est un bel exercice de lucidité politique.

Jérôme Bondu

Pour en savoir plus :
- On pourra lire la chronique de Gérard Chaliand
- Acheter le livre à la FNAC
- Ecouter Pierre Conesa sur ThinkerView
- Source image, page Wikipedia de Pierre Conesa
- Retrouvez toutes mes fiches de lecture avec la requête intitle:"a lire" site:inter-ligere.fr





La fabrication de l ennemi

J’ai lu La fabrication de l’ennemi, sous-titré « comment tuer avec sa conscience pour soi » de Pierre Conesa. L’ouvrage date de 2011 mais n’a rien perdu de son intérêt.

Voici la première partie de ma fiche de lecture (lire ici la suite). Ce n’est ni un résumé ni une synthèse, mais simplement un mémo personnel des choses qui m’ont le plus intéressées.
(nb : retrouvez toutes mes fiches avec la requête intitle:"a lire" site:inter-ligere.fr )

Pierre Conesa a été l’un des directeurs de la Délégation des Affaires Stratégiques (DAS) du ministère de la Défense. J’ai eu l’occasion de le rencontrer, notamment lorsque j’étais directeur de l’IFIE. J’adore ses interviews sur ThinkerView. Je les recommande toutes. Diplo-web, qui a chroniqué son livre le présente ainsi : « PIERRE CONESA est un esprit original. C’est-à-dire qu’il pense tout seul, exercice relativement rare, bien qu’il ne soit pas interdit, sinon par le souci de ne pas déplaire au pouvoir, aux appareils, à ce qu’on nomme l’ « esprit du temps » qui est, bien souvent, celui de la tyrannie de l’opinion publique. »


Pierre Conesa développe dans un style parfois ironique, souvent corrosif, l’idée que les États ont toujours par le passé fabriqué leurs ennemis. Non pas qu’il n’existe pas des rivalités « naturelles » (possession de la terre, frontières disputées …), mais pour qu’une guerre puisse se déclarer il faut que l’ennemi soit identifié, visible, compris de la population, et que cela nécessite une « construction ». Cette approche m’a fait penser à Edouard Bernay théoricien de la « fabrique du consentement », et aux travaux de psychosociologie qui montrent que notre univers intellectuel est une pure construction.

Analyses historiques

Pour revenir à la « Fabrication de l’ennemi », l’ouvrage est riche d’analyses et de références historiques. Pierre Conesa n’hésite pas à casser les idées reçues et à mettre les pieds dans le plat. Florilège de quatre petits passages :
- L’auteur cite Arbatov, ancien conseille de Gorbatchev, qui a dit aux Américains peu avant la fin de l’URSS « Nous allons vous rendre le pire des services, nous allons vous priver d’ennemi ».
- « Contrairement à ce que l’on peut lire dans les manuels de relations internationales, la démocratie n’est pas par elle-même porteuse de paix, sinon les colonisations françaises et britanniques n’auraient jamais eu lieu, les Américains ne seraient pas en Irak et les Israéliens ne coloniseraient pas les Territoires occupés ».
- « Les musulmans français, au lieu de se désolidariser des extrémises qui demandent avec des motifs religieux des dérogations à la loi républicaine, jouent continuellement de l’ambigüité et ont même inventé le concept « d’islamophobie » qui devient aussi présent dans le débat publie que l’accusation d’antisémitisme » p278
- « L’inoxydable habitude des Occidentaux – qui ont déclenché deux conflits mondiaux, un génocide sans égal, colonisé la planète et mené des guerres atomiques et chimiques – de donner des leçons à l’univers, mérite qu’on leur rappelle quelques vérités ». p340

Construction de l’ennemi

Dans une première partie il évoque la construction de l’ennemi.
- L’ennemi « rend de multiples services. Il fait fonction notamment d’anxiolytique par sa responsabilité (réelle ou imaginaire) dans nos angoisses collectives ».
- « Les Américains présentèrent la conquête du Texas sur les Mexicains en 1836 comme une libération. Ils y rétablirent immédiatement l’esclavage interdit par la monarchie espagnole depuis longtemps ». p60
- « La justification juridique de la torture … [par] la CIA est simple : la guerre globale contre le terrorisme n’est pas une guerre contre un État, donc les conventions de Genève ne s’appliquent pas aux prisonniers pour lesquels on invente la catégorie juridique nouvelle de « combattants illégaux ». » p64

Il distingue les structures qui choisissent les ennemis :
- Le complexe militaro-industriel, avec en première ligne les think tanks stratégiques. Un des plus puissants est (était ?) la RAND corporation. Il dézingue les « spécialistes de la solution de problèmes ».
- Les services de renseignements « La CIA à elle-seule aurait été à l’origine d’une cinquantaine de coups d’État dans le monde avec un certain succès contribuant ainsi à revitaliser la théorie du complot … ». Il étrille en passant le pseudo-rapport Butler présenté par Tony Blair expliquant que Saddam Hussein avait des missiles longue portée, déployables en 45 minutes. Ce rapport était une copie du rapport fait par un stagiaire …
- Les journalistes en quête de sensationnel ont aussi leur rôle. Ted Turner n’a pas hésité à lancer à Rupert Murdoch « c’est un fauteur de guerre. Il a soutenu et encouragé la guerre en Irak ». Des exemples sont plus anciens. En 1898, William Hearst, à la tête du New York Journal, avait monté en épingle la guerre d’indépendance de Cuba. Il avait dit à ses reporteurs sur place qui ne voyaient aucun signe de révolution « Fournissez les photos, je vous fournirai la guerre ».

La suite bientôt …
Jérôme Bondu

NB :
- Fin de la première partie de ma fiche de lecture (lire ici la suite).





occitanie 2

CHARGE DE VEILLE / MEDIATEUR-ANIMATEUR
Référence : CDD DVSI
Origine : Site de Toulouse
Catégorie : A
Missions : Sous l’autorité de l’équipe de direction, le ou la titulaire de ce poste à temps complet aura pour missions d’animer l’espace doc du site de Toulouse, de réaliser un produit documentaire quotidien et des travaux de veille auprès des Directions et de participer à l’évolution du portail documentaire Info d’Occ.


Missions

Animer l’espace doc et faire de la médiation active envers les usagers, en lien avec l’équipe

- Animer l’espace de documentation et développer des actions en continu pour le rendre connu, visible et attractif (signalétique, expositions, actions de communication interne…) ;
- Accueillir, renseigner et orienter les usagers ;
- Connaitre les ressources de la documentation en accès sur les sites ;
- Former les utilisateurs à l’usage des outils documentaires : portail documentaire, bases de données, … ;
- Accompagner/former les utilisateurs pour une prise en charge partielle de la veille documentaire dans leur secteur et capitaliser/organiser cette information ;
- Organiser et mettre en œuvre des formations à la recherche/gestion/diffusion de l’information et participer à élaborer les supports de formation correspondants, en individuel ou en groupe ;
- Gérer et animer un calendrier d’occupation de l’espace ;
- Faire, soi-même, une veille sur la médiation en centre de ressources doc, et proposer son évolution et adaptation aux besoins.

Réaliser un produit documentaire quotidien

- Elaborer en équipe le panorama de presse quotidien (participer au comité éditorial ; lire la presse (PQR/PQN) en version numérique ; sélectionner des articles et les mettre en forme (outil Newsclip) ; publier et diffuser ;
- En dialogue avec le Cabinet, réaliser un document quotidien, à partir du panorama de presse quotidien et d’éléments fournis par le service Presse du Cabinet

Assurer des missions transversales ou collégiales en étant force de proposition

- Assurer, sur délégation de la hiérarchie, le pilotage de certains projets et en rendre compte ;
- Mettre en place et alimenter des tableaux de bord de l’activité de veille et autres indicateurs de suivi relatifs à l’activité documentaire ;
- Connaitre et devancer le besoin d’information des utilisateurs en termes de contenus, de formats et de fréquences et y répondre ;
- Veiller et sélectionner des ressources en collaboration avec les autres documentalistes ;
- Mettre en œuvre des diffusions sélectives d’information et des produits documentaires adaptés aux besoins des utilisateurs ;
- Réaliser des recherches d’informations bibliographiques ou factuelles ;
- Participer aux tâches courantes dans l’intérêt du service : suivi des abonnements, diffusion des périodiques, référencement, indexation et analyse de documents de la base de bibliothéconomie notamment.

Profil :

Compétences requises

- Bac +5 dans les domaines de la documentation, des sciences de l’information ou de la communication, ou toute formation susceptible de mener à bien les missions
- Gout pour le contact et la communication
- Connaissance de l’action et de l’organisation de l’administration régionale
- Connaissances du domaine de la gestion documentaire, de ses méthodes et ses outils,
- Sens de l’organisation, du travail collaboratif et en mode projet
- Maitrise informatique et logicielle (Kentika, bases de données…), familiarité avec les outils informatiques de base
- Capacités rédactionnelles, de synthèse et d’analyse des informations traitées
- Capacités à construire des relations durables avec les directions
- Adaptabilité et polyvalence,
- Curiosité intellectuelle
- Intérêt pour l’actualité, la médiation et l’innovation
- Une bonne connaissance de langues étrangères (anglais, espagnol, allemand) est un plus

Contraintes

- Présence quotidienne de 8h00 précises à 17h00. Il faudra parfois être là plus tôt selon les nécessités de service
- Souplesse dans l’organisation annuelle du travail (présence obligatoire de deux personnes pour la réalisation du panorama de presse)
- Déplacements ponctuels

Modalité de recrutement : CDD 3 mois
Lieu de travail : Toulouse
Date limite de dépôt de candidature : 20 octobre 2019
Modalité de réponse : Les candidatures (lettre de motivation - CV actualisé ) sont à adresser à :

Madame la Présidente de la Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée
Hôtel de Région - Site de Toulouse
22 Boulevard du Maréchal Juin
31406 - TOULOUSE CEDEX 9

vécu jerome bonduJ’ai eu le plaisir d’être interviewé par Gabin Formont, pour la chaine Vécu, sur le thème de la révolution numérique.
Gabin avait repéré le montage dans lequel j’expliquais que si l’on peut faire une requête vocale … c’est qu’un micro est actif ! Il faut dire que différents chaines se sont emparées de ce montage (que je n’ai pas réalisé moi-même) et qu’au total cela totalise plus de 7 millions de vues. Gabin m’a proposé en parler en direct sur sa chaine.

Durant notre échange, il est question :
- des impacts de la révolution numérique,
- de la place des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft),
- des modèles économiques des grandes boutiques du web,
- de la souveraineté numérique,
- de la place de l’Europe, prise en sandwich entre le modèle américain de commercialisation de nos données, et le modèle chinois d’étatisation de nos données…

Lors du montage (que cette fois-ci j’ai réalisé moi-même), j'ai placé les liens des sites mentionnés, et ai réalisé quelques corrections. Tout ce qui est donc avancé est prouvé et certifié.

Bonne visionnage (ici),

Pour des informations :
- sur les opérateurs de recherche,
- sur la maîtrise d’internet,
- sur le livre « Maitrisez internet … avant qu’internet ne vous maitrise »

Jerome Bondu





xdel 100 fichesJ’ai lu le dernier livre de Xavier Delengaigne « 100 fiches pour organiser sa veille sur Internet ». Ce n’est pas un coup d’essai car le livre en est à sa 3ème réédition.

Même pour le vieux routier de la veille que je suis, il y a toujours des éléments intéressants à apprendre ou retrouver. J’ai corné pas mal de pages, où j’ai détecté des outils intéressants. Quelques exemples :
- Outils pour télécharger une vidéo.
- Outils de visualisation de résultats
- Outil de scraping, anti-plagiat, de podcast…

C’est une bonne boite à outil.

Xavier a l’écriture facile, et a à son actif plus de 20 livres. On pourra retrouver deux de mes anciennes chroniques :
- A lire : La méthode MapWriting, de Xavier Delengaigne et Franco Masucci
- A lire : 101 astuces pour mieux penser, de Xavier Delengaigne
- On pourra aussi consulter le compte rendu de la conférence qu’il a donné au Club des Veilleurs de Lille.
- Et bien sûr aller sur son site.

En conclusion de son livre Xavier cite Gaston Bachelard « Celui qui trouve sans chercher est celui qui a longtemps cherché sans trouver ». J’adore !

Bonne lecture,
Jérôme Bondu



nicholas carrJ’ai lu le très bon livre "Internet rend-il bête ?" de Nicholas Carr. Le livre porte sur la transformation de notre cerveau avec la pratique d’internet. Je partage mes notes de lecture en trois billets distincts. Voici le premier.
« Internet rend-il bête ? »  est la version française du titre original The Shallows (les basfonds).

En introduction Nicholas Carr rappelle que l’on peut diviser nos inventions technologiques en quatre catégories selon qu’elles renforcent ou complètent nos capacités innées. Elles peuvent :
- Décupler notre force physique (charrue, voiture …).
- Élargir le spectre de notre sensibilité (microscope, télescope, ampli…).
- Remodeler la nature (pilule contraceptive, engrais …).
- Étendre ou soutenir nos capacités mentales (imprimerie, machine à écrire, ordinateur …).

Ces inventions technologiques ont un impact sur ce que nous sommes. Mais jusqu’à quel point ?
- Les tenants du déterminisme technologique pensent que le progrès technologique est une force autonome qui échappe au contrôle de l’Homme.
- Les tenants de l’instrumentalisme pensent que les innovations sont des artéfacts neutres que nous maitrisons.

L’instrumentalisme est l’opinion la plus répandue. Surtout, explique malicieusement l’auteur, parce que l’Homme a du mal à accepter de ne pas être maitre de ses propres innovations (question d’égo). L’auteur est consensuel quand il affirme que de nombreuses innovations technologiques ont marqué un tournant dans l’histoire. Par exemple la poudre à canon a changé la manière de protéger les châteaux forts. Mais le problème se complique quand il s’agit d’innovations intellectuelles qui ne laissent pas de traces visibles, et dont les modifications sont de l’ordre de nos manières de penser !

Par chance, l’analyse des impacts d’internet va être facilitée par les progrès en neuroscience. C’est cette analyse que va faire Nicholas Carr, en mesurant les impacts d’internet sur notre développement cognitif. Et le tableau n’est pas réjouissant comme le titre le laisse transparaitre !

L’auteur va démontrer sa thèse en plusieurs temps :
- Les technologies que nous utilisons changent ce que nous sommes. À fortiori les technologies informationnelles (écriture, impression) et leurs évolutions successives ont changé profondément nos civilisations. D’où l’intérêt de se pencher sur la dernière révolution en date, la révolution numérique.
- Dès le départ, la révolution numérique a posé le problème de l'attention. Internet a un modèle économique qui vise à capter toujours plus notre attention. Google en tant que champion du web est aussi le champion du vol de notre attention.
- Or notre cerveau est malléable et se modifie selon la manière avec laquelle nous l’utilisons. C’est ce que l’on appelle la plasticité neuronale.
- Les recherches scientifiques prouvent qu'une utilisation forte d'internet, avec ses sur-sollicitations constantes, a des conséquences fortes sur le cerveau.
- Notre cerveau se modifie dans un sens négatif : Perte de la capacité mémorielle. Perte de concentration. Perte de l'aptitude à lire « en profondeur » (par opposition à une lecture superficielle). Perte de la capacité d'analyse. Perte même de la compassion.

Suite de la note de lecture : demain
Jérôme Bondu