renardLe jeudi 14 juin 2018 à 19H30
Le Club IES de l’IAE de Paris Alumni
Et le réseau Inter-Ligere Paris
Vous invitent à la 144ème conférence-débat sur le thème  :


Darknet, Mythes et réalités

Par Jean-Philippe Rennard  

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THEME :
Aux yeux du grand public, toujours friand de sensationnel, le Darknet n’est qu’un espace sinistre au service des crapules en tout genre. Pourtant, il est bien plus que cela. Le Darknet est un ensemble diversifié, à la fois sombre et lumineux, où se croisent truands, geeks, activistes et dissidents.
Jean-Philippe Rennard présentera :
- Les aspects technologiques : réseaux pair-à-pair, les mixnets, Tor, Freenet, ou Telegram.
- Les aspects sociologiques et comportementaux.
- Les aspects politiques.

INTERVENANT :
- Jean-Philippe Rennard est Professeur à Grenoble Ecole de Management. Economiste et informaticien il travaille sur les applications des algorithmes biomimétiques à l'économie et à la gestion. Il est ancien Doyen du Corps Professoral.
- Il est auteur de « Darknet, Mythes et réalités », Ellipses 2016

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DÉROULEMENT DE LA SOIRÉE :
19h15 - 19h30 : Accueil des participants par Jérôme Bondu
19h30 - 20h15 : Intervention de Jean-Philippe Rennard
20h15 - 21h00 : Débat avec la salle
21h00 – 21h45 : Cocktail dînatoire

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LIEU :
IAE de Paris. 8 bis, rue de La Croix Jarry
Paris 13ème

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INSCRIPTION OBLIGATOIRE (lien) :
Inscription en ligne ou par chèque.
- 6€ pour les membres de l’AAE IAE.
- 16€ pour les non membres, dont 10 € remboursés aux IAE en cas de cotisation payée sur place ou dans la semaine qui suit l'événement.

Jerome Bondu








casablancaLa veille stratégique est indispensable dans un contexte économique ultra-compétitifs pour aider les entreprises à toujours rester en phase avec leur environnement : évolutions des pratiques commerciales, liens entre ses fournisseurs et ses concurrents, innovations produit, nouveaux acteurs entrants, etc. Les capacités de développement d'une entreprise dépendent donc évidemment de paramètres extérieurs. Or ceux-ci sont de plus en plus mouvants. D'où l'importance de renforcer sa capacité d'écoute de l'environnement au sens large.

Pour réussir sa démarche de veille stratégique, il est indispensable de se placer dans une logique prospective pour surveiller en permanence le marché et la concurrence  afin d'anticiper les évolutions probables sur les prochaines années.

Comment et pourquoi faire une veille stratégique  ? C’est ce que je vais expliquer dans le cadre du séminaire de formation organisé à Casablanca par le cabinet MENOSYS et Inter-Ligere les 11- 12 Mai 2018.

Programme :

Déterminer les enjeux de la veille concurrentielle et stratégique
- Le processus de planification stratégique.
- Les évolutions des marchés.
- La veille concurrentielle : outil de réduction de l’incertitude.

Définir les objectifs de la veille
- Observer, analyser et comprendre les évolutions de l’environnement.
- Anticiper les changements.

Mettre en place une méthodologie de benchmarking et organiser sa démarche de veille active
- Le benchmarking : à la recherche des bonnes pratiques.
- Les différents domaines de la veille : règlementaire, technologique, concurrentielle.
- La définition du périmètre de la problématique à adresser.
- La mise en place d’un réseau.
- Le panorama des sources d’information off-line et on-line.
- Les outils de surveillance.
- L’analyse et l’interprétation de l’information.
- Le classement et la diffusion des recommandations.

La collecte, le traitement et la diffusion de l’information utile :
- Organisation et méthodes pour le recueil des informations pertinentes.
- Surveiller les signaux faibles.
- Identifier les principaux acteurs de la veille : mettre en place un dispositif de veille humain.
- Faciliter l’échange et le partage d’informations en dynamisant un réseau interne d’experts.
- Prendre en compte les réseaux et les stratégies d'influence.

Panorama et manipulation d’outils de veille :
- Logiciels et plateformes de veille disponibles
- Agrégateurs de flux RSS
- Réseaux sociaux d’entreprise (RSE) et leur utilité


Informations :
- Durée : 2 jours
- Prix : 6500 DH/HT
- Date : 10 – 11 Mai 2018
- Lieux : Hôtel Barcelo

Inscription :
- Soit via MENOSYS / Tél : +212 (0) 522.22.01.03 / GSM : +212 (0)648.50.48.78
contact [at] menosys.com / Code formation : VS 15
- Soit via le formulaire en ligne

 

 

Le jeudi 12 avril 2018 à 19H30
Le Club IES de l’IAE de Paris Alumni
Et le réseau Inter-Ligere Paris
Vous invitent à la 143ème conférence-débat sur le thème :

L’avenir de l’Intelligence Economique
dans un monde d’Intelligence Artificielle

Par Alain Garnier & François-Régis Chaumartin
Inscription

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THEME :
Que ce soit dans 3, 5 ou 10 ans, nous allons connaître dans un avenir plus ou moins proche l’avènement de l’Intelligence Artificielle. L’onde de choc de cette révolution va être ressentie dans toutes les activités économiques, … y compris dans le monde de l’intelligence économique.
- Quels seront les impacts de l’IA dans notre pratique de la veille ?
- Quelles évolutions pour les outils ?
- Comment adapter nos pratiques ?

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INTERVENANTS :
- Alain Garnier est multi-entrepreneur, co-fondateur de Jamespot, expert en réseaux sociaux et conférencier sur le domaine du numérique. Ingénieur et homme de lettres, il est l'auteur de "Le réseau social d'entreprise" et de "L’information non structurée dans les entreprises : Usages et outils" publiés aux éditions Hermès-Lavoisier.
- François-Régis Chaumartin, ingénieur en informatique et docteur en linguistique théorique a aussi suivi le cursus HEC Challenge+. En 2007, il a créé Proxem, éditeur de logiciel d’Intelligence Artificielle (deep learning) appliquée à l’analyse des Big data textuelles, dans la plupart des langues.

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DÉROULEMENT DE LA SOIRÉE :
19h15 - 19h30 : Accueil des participants par Jérôme Bondu
19h30 - 20h15 : Intervention d’Alain Garnier et François-Régis Chaumartin
20h15 - 21h00 : Débat avec la salle
21h00 – 21h45 : Cocktail dînatoire

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LIEU :
IAE de Paris. 8 bis, rue de La Croix Jarry
Paris 13ème

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INSCRIPTION OBLIGATOIRE :
Inscription en ligne ou par chèque.
- 6€ pour les membres de l’AAE IAE.
- 16€ pour les non membres, dont 10 € remboursés aux IAE en cas de cotisation payée sur place ou dans la semaine qui suit l'événement.

Au plaisir de vous y revoir,
Jerome Bondu




darknetDans le même veine que mon billet sur le livre de Rayna Stamboliyska "La face cachée du web", je recommande "Darknet, mythes et réalités" de Jean-Philippe Rennard.

L'ouvrage est plus technique que celui de Rayna. Les réseaux mixnet, P2P, la crypto, la blockchain, ... sont expliquées du point de vue technique. J'avoue avoir sauté quelques encarts détaillés, mais l'architecture très solide du livre permet de s'y retrouver très facilement.

L'auteur (comme Rayna) explique que le Darknet est un rouage important de la liberté d'expression ; Que s'il charrie malheureusement des éléments peu recommandables (doux euphémisme), cela ne justifie pas que l'on jette l'anathème sur ces outils. Comme il l'explique dans cette vidéo il a écrit ce livre dans une optique militante,  pour lutter contre un mouvement de désinformation profond. Une présentation sous format Prezi résume bien le livre.

A lire donc pour ceux qui s'interrogent sur cette face cachée du net, et qui voient dans la marchandisation du web un danger au moins aussi redoutable que son utilisation à des fins illégales.

Et comme la compréhension du Darkweb et du Darknet me semblent essentiels, j'ai invité ces deux auteurs à animer deux conférences en mars et en mai:
- Rayna Stamboliyska interviendra le 15 mars
- Jean-Philippe Rennard interviendra le 17 mai 

Au plaisir de vous y revoir,

Jérôme Bondu



gafam contre internetJe recommande le livre "Les GAFAM contre l'internet – une économie politique du Numérique", de Nikos Smyrnaios. J’y ai appris beaucoup de choses.

Nikos Smyrnaios est maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication à Toulouse 3.

Le titre m’avait accroché, mais mes premiers pas dans l’ouvrage n’ont pas été très positifs. Il évoque le "triomphe du néolibéralisme", le "nouvel espace transnational de circulation du capital", "l’ordre capitaliste nouveau" … je ne m’y retrouvais pas trop. J’ai failli arrêter.

J’aurais eu tort. En réalité sa très bonne connaissance du domaine et sa grille de lecture ont font un ouvrage très intéressant.

Il évoque d’abord « l’origine de la marchandisation d’internet », avec au commencement l’ARPANET qui était issu du secteur public, avant que le tournant libéral des années 90 dérégule les télécoms et pave la voie à la privatisation des acteurs des télécoms et du numérique. Il évoque au passage le rôle du démocrate Bill Clinton et de son conseiller Al Gore qui ont contribué à renforcer le privé au dépend du public.

Après avoir campé ainsi le décor, on débouche sur un second chapitre intitulé « Privatisation de l’internet ». Il évoque deux éléments qui vont pousser dans le même sens : la culture financière du capital risque, et la culture start-up véritable « laboratoire du travail dérégulé ».

Le chapitre suivant explique les « conditions d’émergence de l’oligopole de l’internet ». Il détaille les spécificités des biens numériques : le phénomène de « non rivalité », « les externalités positives », « l’abaissement des couts de transactions », la logique du « winner takes all », l’inertie des régulateurs face à l’évitement de l’impôt, et comment tout ceci participa à créer des super-puissances oligopolistiques… Un des chapitres -à mes yeux- les plus intéressants.

Dans le chapitre qui suit l’auteur focalise sa réflexion sur l’infomédiation, avec une analyse poussée de Google et Facebook. Il évoque la concentration verticale (systèmes d’exploitation, cloud, réseaux) puis horizontale (mail, réseautage, actualités) des deux mastodontes.

Puis vient un décorticage du modèle de régie publicitaire des deux géants de l’internet Google et Facebook. Il rappelle que le système de résultats sponsorisés dans un moteur de recherche a été mis en place une première fois par Bill Gross pour son moteur goto.com, et que même ce dernier l’avait repris du moteur de recherche Open Text Index. Les fondateurs de Google n’ont donc pas inventé le principe de publicité, et même l’avaient critiqué à leurs débuts en 1998. On retrouve dans un de leurs papiers l’idée qu’un moteur de recherche ne pouvait pas présenter des résultats d’annonces publicitaires sans se heurter à des incohérences fondamentales (hahaha … quand on sait que c’est ce qui va faire leur richesse). Il rappelle l’extraordinaire captation d’information des cookies, le marché des données personnelles, et finalement « l’impossible régulation démocratique ». Passionnant aussi.

Je termine ce billet avec une reprise de la conclusion de l’auteur « il y a une prise de conscience collective que la direction prise par l’internet n’est pas la bonne : marchandisation accrue, concentration des ressources, surveillance omniprésente. L’internet sous l’emprise étouffante de l’oligopole est en train de ressembler de plus en plus à ce à quoi il était censé s’opposer, à savoir l’informatique conçue comme une technologie de domination ». Bel exposé, très argumenté qui étaye bien le postulat du titre « les GAFAM contre l'internet » !

Cela vaut le coup de passer quelques temps lire ces 122 pages… Je pense notamment aux pseudo digital natives, qui sont en réalité … digital analphabète ( ou analphaNet :-) tant elles méconnaissent les véritables rouages du web !

Pour finir voici quelques références :
-Vous pouvez lire ici de larges extraits du livre
-Il y a aussi cette longue vidéo (que je n’ai pas regardé intégralement) qui semble reprendre assez fidèlement le déroulé du livre
-Enfin ces deux articles, l’un de l’Humanité et l’autre du Figaro


Jérôme Bondu

NB : le hasard a voulu que l’auteur soit un collègue de Guillaume Sire dont j’ai chroniqué récemment le dernier ouvrage.



Il semble bien que la réponse à la question posée dans le titre soit malheureusement positive. Le dernier cas en date (à ma connaissance) est une rediffusion sur France Culture d’une émission d’Amaury Chardeau. L’émission s’intitule « A la guerre économique comme à la guerre »

On peut lire sur la page de présentation :

« Dissimulant jusqu’à son existence derrière des appellations protéiformes (espionnage industriel, renseignement compétitif, renseignement d’affaires…) «°l’intelligence économique°» désigne le fait pour une entreprise de lorgner sur les secrets technologiques, commerciaux ou stratégiques de ses rivales. Ou bien d’œuvrer à déstabiliser ces dernières pour mieux les éliminer. »

Déjà là c’est débile. L’intelligence économique ne dissimule pas son exitance derrière l’expression «°espionnage industriel°». Ce serait même plutôt l’inverse. Des cabinets en dehors des clous de la légalité maquillent des opérations «°d’espionnage industriel°» sous l’appellation fallacieuse d’intelligence économique.

Quand on écoute son émission, on peut entendre à la quatrième minute (et 22 secondes soyons précis) des précisions sur le grand amalgame du journaliste :

« Ce pourrait être le casse du siècle à venir dissimulant jusqu'à son existence derrière des appellations protéiforme : espionnage industriel et commercial, renseignement concurrentiel, renseignement d'affaire ou bien comme on le désigne aujourd'hui pudiquement en France intelligence économique. L'espionnage de l'argent en somme (...) darwinisme élémentaire propre au capitalisme. A ce jeu là tout est possible intrusion informatique, vol à l'arrachée dans des aéroport, micro disposé sous des tables, campagne de diffamation, innocents stagiaires ... »

C’est navrant. On appréciera particulièrement le "darwinisme élémentaire propre au capitalisme" ... C'est sûr que le propre du socialisme sociétique a été except de tout reproche, comme le rappelle la page wikipea consacrée au Concordov "La conception du Tu-144 est due, au moins partiellement, à l'espionnage industriel au profit du GRU".

Cela m’a donné envie de faire une rapide analyse.

espionnageJ’ai fait une requête sur Gogol pour rechercher les articles qui comportent dans le titre le mot « espionnage » et l’expression « intelligence économique ». On obtient 317 résultats. Attention, certains de ces résultats critiquent justement l’amalgame ou précisent les différences. Comme mon interview de Franck DECLOQUEMENT pour ActuEntreprise et intitulée « Espionnage et Intelligence économique ».  J’explique en fin de billet pourquoi j’ai récupéré tous ces articles sans distinction.

J’ai ensuite intégré un filtre temporel pour que la date d’indexation apparaisse. Malheureusement je n’ai pu récupérer que 56 résultats datés (soit 1/5 du total).

espionnage2Ce sont ces 56 articles que j’ai cartographiés (ci-dessous).
Et l’on voit que le nombre d’articles qui parlent de ces deux thèmes (espionnage et IE) n’est pas en baisse. La courbe de tendance (polynomiale) en fait foi.

Conclusion : Il reste du boulot ! le travail de communication n’est pas achevé.


Jérôme Bondu

Nb : Pourquoi avoir intégré indistinctement tous les articles qui mentionnent IE et Espionnage ?
- Premièrement, je l’avoue, pour m’éviter un travail fastidieux de traitement ;-)
- Deuxièmement, parce que cela a quand même du sens de garder un article qui cherche à expliquer que IE et espionnage ne sont pas la même chose. Cela veut dire que le sujet mérite d’être traité, donc que l’amalgame est à combattre.
Je tiens à votre disposition le tableau excel ...



gafam 

Deux étudiants que j'ai eu le plaisir de former à la veille réalisent une étude sur les GAFAM (Google, Apple, Facebok, Amazon, Microsoft) dans le cadre d'un projet tutoré en marketing digital de Paris School of Business.

Merci de répondre à ces quelques questions (Questionnaire en ligne).
Et n'hésitez pas à diffuser autour de vous.
Plus ils auront de réponses, plus cela aura une valeur statistique.

Je diffuserai les résultats sur ce blog.


Merci d'avance,
Jérôme Bondu

NB : bon ok, il aurait été plus logique de ne pas utiliser Google doc, ... mais bon ;-)



oney

Belle annonce près de Lille !
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Type de contrat: CDI
Rémunération: fixe sur 13 mois + bonus sur objectifs + Intéressement et Participation.
Site: Lille (Croix).

Mission : Etre Chargé de veille Stratégique h/f chez Oney

Plus qu’un poste…une mission pour vous !
Et quelle mission ! Acteur indispensable de l’équipe Etudes et prospectives, nous vous proposons de co-construire la stratégie de veille Oney, de la manager et de la faire rayonner.

Vos missions

=> Manager la veille marché sur nos secteurs d’activité : administrer, paramétrer et utiliser des outils de veille (type sindup ou digimind), mener des études de marché, organiser notre présence aux différents évènements liés aux nouvelles tendances ou encore centraliser les retours d’expérience (salon, conférences…)
=> Participer à la réflexion stratégique des équipes qui construisent les offres : rédiger et diffuser des notes d’informations, des cahiers de tendances et mettre en perspective les tendances constatées avec les enjeux et axes stratégiques de l’entreprise
=> Faire vivre la veille en interne : animer une communauté de veilleurs en transverse, utiliser et faire évoluer les outils de communication de la veille…

Profil

Ce qui nous plaira le plus chez vous :
C’est vous-même ! Alors bien évidemment on vous préférera curieux, organisé, ouvert d’esprit et doté d’une aisance relationnelle, car c’est ce qui vous permettra de mener au mieux votre mission. Dans votre bagage, on aimerait y trouver une expérience réussie en veille stratégique, une connaissance de la méthodologie et des outils de veille (Type Sindup, Digimind…) et une bonne capacité à animer en Transverse.
Et bien sûre une forte envie de vous investir avec nous.

Ce qui vous plaira le plus chez nous

=> Oney innove pour ses clients depuis plusieurs années…et ça marche !
=> La culture Start-up n’est pas qu’un simple mot…c’est notre état d’esprit !
=> Chez Oney, nous pensons que le succès se partage…et vous ?
=> Nous avons plein d’ambition pour nous …et donc pour vous !

 

Lien : http://www.oney.com/rejoignez-nous/ 

 

Je continue mes analyses sur le petit monde de l’Intelligence économique. 

- Après un billet sur le rôle d’ensemblier de l’information pour les professionnels de l’IE
- Une réflexion sur les faillites de notre mission
- Et une analyse sur la visibilité du domaine de l’IE
je traite dans ce billet du référencement des profils en IE sur Google et Bing.

Car voila, si tout le monde ne jure que par Google (ce qui est en soit un acte d’un conformisme irresponsable / voir ma position sur cette vidéo) cette petite réflexion va apporter quelques éléments contradictoires.

Objectif

Prouver qu’utiliser uniquement Google pour ses recherches est un non-sens.
Avec une question à la clé : Est-ce que Bing référence mieux que Google les professionnels de l’Intelligence Economique ?

Analyse cartographique 

Pour répondre à cette question j'ai cartographié les réponses de Google et de Bing à une même requête. Il s’agissait en l’occurrence de rechercher des profils sur Linkedin qui mentionnent l’expression « intelligence économique » (voir la méthode plus bas).


google bing 1
Et là très grosse surprise … Sur 1000 profils collectés … seuls, 65 apparaissent en commun !! Ils sont matérialisés par les points rouges sur la carte. Je ne m’attendais pas à un tel écart.
C’est-à-dire que 435 n’ont été trouvés que sur Google (dans les 500 premiers résultats).
Et autant (c’est-à-dire 435 pour ceux qui sont fâchés avec les math ;-) n’ont été trouvés que sur Bing (dans les 500 premiers résultats).
C’est hallucinant !!!

Cela me rappelle les résultats trouvés avec un outil de comparaison de moteurs. Cet outil a disparu (en tout cas je ne l’ai pas retrouvé). J’avais fait cette capture en 2004 pour illustrer un cours sur les différences entre les moteurs de recherche. Et on voit bien ci-dessous qu’entre Google et Yahoo (qui utilise Bing) il n’y avait qu’un résultat en commun (matérialisé par le lien en bleu). Les 59 autres résultats entre ces deux moteurs et pour la même requête ["intelligence économique"] étaient différents.

google bing 8


Mais revenons à nos moutons … ou plutôt à nos professionnels de l’IE ;-)


Parmi les 65 profils trouvés sur les deux moteurs, on trouvera notamment Thibaud Renard, Bernard Besson, Olivier Hassid, Serge Courrier, Charles Pahlawan, Arnaud Pelletier, Thibaud du Manoir, Bernard Carayon, Eric Delbecque, … et le modeste auteur de ce billet.

google bing 2

Bien sûr, ce n’est pas parce qu’un profil apparait dans la cartographie comme étant indexé par un seul moteur de recherche, qu’il n’est pas référencé par l’autre. Ainsi Eric Debonne n’est trouvé qu’avec Bing.

google bing 3

Alors qu’il est bien référencé chez Google comme la capture d’écran ci-dessous le montre. J’ai forcé la détection d’Eric avec une nouvelle requête.
[ "Eric Debonne" site:https://fr.linkedin.com/in "intelligence économique" -intitle:ecole -intitle:mastère -intitle:"intelligence économique" ]

google bing 4

Problème équivalent pour Nicolas Moinet qui ne se retrouve que du « côté obscur de la Force » Google ;-) Il est lui aussi bel et bien référencé chez Bing, mais … au-delà des 500 que j’ai récupérés.

google bing 5

Conclusion

Cette petite étude ne vise qu’une chose. Rappeler l’importance de varier les moteurs de recherche. Car selon celui que vous allez utiliser, les résultats ne seront pas classés de la même manière.
Les échanges que je peux avoir sur ce point tournent toujours de la même manière : Mes interlocuteurs pensent que n’utiliser qu’un moteur suffit et que Google écrase tout de sa magnificence. La réalité est plus complexe.
Pour répondre maintenant à la question posée en introduction : « Non ! Bing ne référence pas mieux que Google les professionnels de l’IE ». Il référence différemment. Et c’est cette différence qu’il faut à tout prix préserver. Contribuer à créer une monopolisation de la recherche par Google équivaut à un suicide cognitif collectif !

 

Précisions sur la méthode

J’ai testé une même requête sur Google et Bing.
Il s’agissait en l’occurrence de rechercher des profils sur Linkedin qui mentionnent l’expression « intelligence économique » :
site:https://fr.linkedin.com/in "intelligence économique" -intitle:ecole -intitle:mastère -intitle:"intelligence économique"
(voir les techniques de recherche avancées ici et la)

J’ai récolté les 500 premiers résultats de Google et Bing.
Je les ai travaillées dans excel, puis importés dans Gephi pour voir ce que cela donnait.

Critique de la méthode

Comme pour mes précédentes études, il convient de détecter les biais méthodologiques. En l’occurrence :
- Google affiche 26000 résultats et Bing 14000, mais je me suis restreint aux 500 premiers.
- La requête peut bien sûr être améliorée.
- Je n’ai pas validé la pertinence des résultats, et il peut y avoir du bruit. On peut imaginer le cas extrême où un profil indiquerait dans sa page Linkedin « je ne fais pas d’intelligence économique » … il serait quand même collecté dans mon graphe.
- Google ou Bing n’indexent pas forcément bien les profils.
- J’ai fait la collecte à partir de Google Chrome avec un risque (réduit, mais néanmoins réel) de « bulle informationnelle ».
- …

NB :
1- Je tiens à votre disposition le tableau excel avec les 1000 noms et la carto Gephi (il faudra télécharger le logiciel). Je place ci-dessous les 20 premiers noms. Les noms en rouge sont trouvés par les deux moteurs de recherche.
2- Quelques heures après mon étude j’ai refait la même recherche dans Google et Bing et les résultats était légèrement différents. Mais cela ne change pas les conclusions.

Jérôme Bondu

google bing 6

 

 

 

 

archimag


Michel REMIZE, rédacteur en Chef d’ARCHIMAG a mis en ligne un questionnaire pour participer au prochain guide pratique sur la veille.
N’hésitez pas à y répondre !