souveraineté numériqueVoici quelques notes issues du Colloque sur la souveraineté numérique. Ces notes sont personnelles et parcellaires. Certaines phrases sont reprises des tweets diffusés durant le colloque. D’où un style très télégraphique.

Muriel Barnéoud a insisté notamment sur l’importance d’une très large communication sur ce qu’est la souveraineté numérique, et d’une explication didactique auprès du grand public des enjeux.

Bernard Benhamou a insisté sur l’importance de traiter les données des Européens sur le sol Européen. « Les Allemands l’ont déjà imposé ». Pourquoi pas nous ?

Catherine Morin-Desailly :
- « Internet est un terrain d’affrontement mondial. Nous sommes en panne en France et en Europe. »
- « Internet et les GAFA sont les bras armés de la puissance américaine ! Notre naïveté est dramatique. »
- L’intervenante incrimine un déficit de culture numérique chez les décideurs. Notamment au Sénat et l’Assemblée Nationale.

Yves Tyrode (Directeur digital à la SNCF) : « Les data industrielles ont une valeur considérable qu’il faut protéger ».

François Blanc (Directeur numérique chez ERDF) :
- « La donnée sera le carburant de la transition énergétique ».
- « Il faut des limites à l’open data. Une ouverture des données non contrôlée n’est pas possible ». Il donne l’exemple suivant : dans les « data » que pourrait libérer ERDF, on pourrait lire une baisse de la consommation électrique à partir du vendredi soir dans certains foyers. Cela laisserait connaitre une pratique religieuse…
- « Il est donc important de créer un terrain de jeu pour que les données puissent créer la valeur, mais cela doit se faire dans le respect de la protection des consommateurs ».

Laure Lucchesi, directrice d’Etalab équilibre son propos :
- Il y a des risques à l’ouverture des données : Utilisation frauduleuse ; non protection des individus et entreprises.
- Tout comme il y a des risques à la non ouverture : Corruption ; Manque de création de valeur.

Laure de la Raudière
- L’oratrice dénonce l’ultradomination des Américains sur l’internet : « Il n’y a pas de choix individuel quand les choix sont faits par des plateformes. »
- L’oratrice dénonce le manque d’intérêt des politiques : « Le secrétariat à l’économie numérique est en 37eme position sur 39 ! C’est un scandale. Le numérique doit être un sujet central de l’élection de 2017. Il revient aux internautes de pousser le sujet ».

Louis Pouzin, simple auditeur dans la salle, a pointé le rôle de l’ICANN. Il a fait passer deux messages :
- L’ICANN est une sorte « d’annuaire téléphonique mondial » géré par les Etats-Unis.
- Ce n’est pas un géant mais une petite structure qui a la puissance d’opérer une forme de racket au niveau mondial.

Jérôme Bondu