la formule de dieuJ’ai lu récemment le roman de José Rodrigues Dos Santos "Furie Divine". Il date de 2009, c’est-à-dire huit ans après l’attaque du 11 septembre et avant l’assassinat de Ben Laden. Il est important de préciser cela car l’intrigue intègre le personnage de Ben Laden vivant !

On pourra apprécier dans cet ouvrage la bonne érudition religieuse et notamment musulmane de Dos Santos. On trouvera ainsi des clés de compréhension de l’histoire de l’islam, des origines du fondamentalisme musulman et une plongée dans les mécanismes intellectuels et les raisonnements des djihadistes.
Mais cet opus me semble un cran en dessous de La formule de Dieu (2012)  que j’avais lu avant, et qui est totalement passionnant.

Globalement, ce sont deux très bons polars. Et des bonnes idées de lecture pour cet été.

Jérôme Bondu




phishing
Il y a une action de phishing / hameçonnage sur la liste de diffusion d’Inter-Ligere
J’ai reçu quelques appels de contacts, et j’ai moi-même reçu ce gentil petit mail (image ci-dessus).

J’en profite pour faire un rappel.
Il y a deux questions importantes à se poser :
- La première est : Qui est l’auteur du mail ? En l’occurrence : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
- La seconde est : Vers quelle adresse URL pointent les liens ? En l’occurrence, un site internet en .br c’est-à-dire au Brésil Pour pouvoir lire le lien sans cliquer dessus, il suffit de passer la souris au dessus du lien et de regarder dans le cadre en bas à gauche de son ordi (sous windows). 

phishing 2

 

 

 

 

Cela devrait suffire pour avoir de gros doutes. Et vous savez que « quand il y a un doute, il n’y a pas de doute ».

Sur le même sujet, vous pourrez lire un précédent article "Des mails de phishing / hameçonnage toujours plus performants."

Soyez prudent :-)

Jérôme Bondu






video guy philippe goldsteinLa vidéo de la conférence de Guy-Philippe Goldstein sur le thème :
"Cyberdéfense & Cyberpuissance au XXIème siècle"
est en ligne.

Cette conféence était organisée par :
- Jérôme Bondu, Club IES de l’IAE de Paris Alumni (155ème conférence)
- Et Adrien Raymond, association Sorbonne Competitive Intelligence & Strategy
le jeudi 25 mars 2020
________________________________
THEME :
La révolution numérique est une révolution des systèmes de décision. Cela se marque par la montée en puissance des grands acteurs du numérique qui aident à la prise de prises de décisions, individuelles (par exemple Google Search, Waze, …) autant que collectives (par exemple les outils de stockage d’AWS). Parallèlement, les attaques cyber visent justement à dégrader la qualité les prises de décisions adverses.
Dans ce cadre Guy-Philippe Goldstein analysera
- Les caractéristiques de la cyber-guerre.
- Les impacts, depuis l’échelon de l’entreprise, jusqu’aux échelons stratégiques des gouvernements et des nations.
- Les moyens de se préparer dans une optique de cyber-puissance.

________________________________
INTERVENANT :
Guy-Philippe Goldstein est senior advisor sur les questions de cybersécurité pour le cabinet PwC et pour le fond d’investissement ExponCapital. Il est enseignant à l'Ecole de Guerre Economique et expert sur les questions de cyberdéfense au sein du MBA Executive Management des Risques, Sûreté Internationale et Cybersécurité MRSIC. Il est également contributeur au journal académique de l’INSS à Tel-Aviv sur les questions de cyberdéfense.
Il est enfin auteur de deux romans "Babel minute zéro" et "Sept jours avant la nuit". Ainsi que de l’essai "Cyberdéfense et cyberpuissance au XXIe siècle".

Notez le prochain wébinaire : Bilan de 20 ans de conférences en Intelligence Economique au Club IES !

Pour en savoir plus :
- Voir les comptes rendu du Club IES.
- Consulter le site de l'association Sorbonne Competitive Intelligence & Strategy.
- Lire le compte rendu de son essai.

Jérôme Bondu





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Je viens de recevoir un joli mail d’hameçonnage.

Voici le titre du mail : Découvrez notre sélection des meilleurs Champagnes à prix irrésistibles !
Et l’expéditeur : Ventes Privées Champagnes. On va compter les points.

- Premièrement, je me suis effectivement abonné il y a des années à Vente Privée pour avoir des offres sur le champagne. Je me suis par la suite désabonné. J’imagine que leur base a dû être hackée. Un point pour le spammeur.
- Il y a toutes les mentions utiles, par exemple « consulter cet email dans votre navigateur ». Deuxième point.
- Niveau orthographe, c’est bon. Troisième point.
- Je pense qu’ils ont dû s’inspirer d’un vrai message de Ventes Privées. Tout est cohérent. Quatrième point !
- Et cerise sur le gâteau, la référence à la CNIL, le lien de désabonnement, le bouton "signaler comme spam" ! Je me demandais justement depuis quelques temps quand un spammeur allait avoir l’idée de mettre des liens de ce type. Cinquième point !

Bref 5/5 pour ce beau travail ! J’aurai pu me faire prendre.

Par contre il y a deux choses qui ne trompent pas :
- L’adresse de l’expéditeur <Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.; (même si, attention, cela peut aussi être usurpé facilement).
- Mais surtout les URL vers lesquels pointent les liens. Ce qui reste la preuve ultime et indubitable du spam https://mail5.wcm-msc.com/view/1dmb/1e7x/rs/7nd7/16r/rs.html qui ne ressemble pas vraiment à une adresse de Ventes Privées


Il y a moins de 6 mois j’avais déjà écrit un article pour signaler que l’arnaque à la nigériane avait fait de beaux progrès !

Bref, vigilance !

Jerome Bondu




livre cyberdéfenseJ’ai lu « La cyberdéfense – politique de l’espace numérique » écrit sous la direction de Stéphane Taillat, Amaël Cattaruzza et Didier Canet.

J’ai acheté ce livre par ce que j’avais beaucoup appris à la lecture de « Géopolitique des données numériques » d’Amaël Cattaruzza (voir mon précédent billet).

Mais « La cyberdéfense – politique de l’espace numérique » est assez différent. C’est un livre écrit à 22 contributeurs. Si les articles d’Amaël Cattaruzza et de quelques autres sont percutants, d’autres m’ont moins intéressé. Le livre est divisé en trois parties :
- Le contexte global de la cyberdéfense
- Les enjeux du domaine numérique
- L’espace numérique opérationnel.

Voici quelques notes.


Le contexte global de la cyberdéfense


Amaël Cattaruzza signe le premier article « La construction politique de l’espace numérique ». Il explique que « derrière l’image d’un internet libre, ouvert, global, apparait la domination de facto des États-Unis, du fait de leur prédominance économique, politique et technique dans ce secteur ». Si l’on reprend les trois couches (physique, logique, sémantique) on retrouve à chaque fois une géographie des rapports de force :
- Physique : concentration des infrastructures (serveurs, datacentres…) aux États-Unis.
- Logique : omniprésence de Windows. Capacité de contrainte de l’administration (cloud act).
- Sémantique : omniprésence des GAFAM
Tout cela témoigne d’un impérialisme numérique américain. Cette prédation numérique s’illustre parfaitement avec ce chiffre (je cite) « À titre d’exemple, seuls 3% des échanges de données entre l’Europe et l’Asie font le trajet directement, sans passer par les États-Unis (Morel, p23) ». Les routeurs américains déroutent en effet les flux pour passer par le pays de l’Oncle Sam. Cela explique la frayeur des Américains à l’idée que la mise en place de la 5G opère un remplacement de leurs routeurs par ceux de Huawei … Le simple fait que Nokia / Ericsson soit en position de livrer des routeurs 5G a aussitôt mis en branle un projet de rachat par les Américains.
Excellent article.

Dans l’article « La dimension sociale du combat cybernétique » Amaël Cattaruzza (toujours lui) et Jérémy Buisson rappellent que le code fait loi (célèbre article de Lessing). Il n’y a pas de code neutre. Comme le code est contrôlé par des entités tierces, hors de portée de citoyens-internautes, les auteurs concluent qu’internet a éloigné le pouvoir des individus !

Dans « cyberdéfense : une généalogie », Joseph Henrotin évoque l’idée que Ronald Reagan aurait poussé à la publication d’un texte important sur la sécurité des systèmes d’information après le visionnage du film Wargames (p71) ! Si l’anecdote est vraie, elle est savoureuse. Elle rejoint celle que j’ai entendue une fois (sans pouvoir la certifier) qui explique que c’est la présentation du Minitel à un président américain (Reagan ou Bush ?) qui l’a convaincu de pousser les feux sur le développement du numérique. Allez savoir …

Les enjeux du domaine numérique


Amaël Cattaruzza (décidément) ouvre cette seconde partie avec la question « Quelle souveraineté pour l’espace numérique ?  » Il présente en quatre points la lente prise de conscience de la territorialisation du cyberespace :
- En 2000 le militant des droits de l’Homme, Mark Knobel, a intenté un procès à Yahoo pour la vente en France d’objets nazis.
- En 2007 la cyberattaque sur l’Estonie venait conforter la prise de conscience de la dimension géographique d’internet.
- Suivi en 2008 par l’attaque sur la Géorgie.
- Puis en 2013 par les révélations de Snowden.
- Par la suite, la localisation des datacenters est devenue un enjeu stratégique.
Il continu avec la présentation des aspects juridiques et l’extraterritorialité du droit américain, des conventions du Safe harbor puis du privacy shield. Ces deux conventions qui ont été abrogées grâce à l’opiniâtreté de Max Schrems (je vous conseille à ce titre d’adhérer à son mouvement NOYB).

Clotilde Bômont explique dans un article très intéressant que le cloud computing est le paroxysme de l’infogérance.

Julien Nocetti détaille le grand bond en avant de la Chine en matière d’intelligence artificielle (voir l’article sur le livre de Kai-Fu Lee). La Chine possède un avantage faramineux par rapport à nous : l’absence totale de retenue dans la collecte des informations sur ses citoyens. L’auteur critique l’absence de réflexion stratégique au niveau européen, alors que le États-Unis seraient en train de connaitre leur moment Spoutnik (c’est-à-dire la prise de conscience de l’avance soviétique dans la conquête de l’espace).

Kévin Limonier présente la démarche de souveraineté numérique de la Russie, et les marges de manœuvre ainsi créées.

Danilo d’Elia rappelle que l’intégration des technologies de l’IP au sein des systèmes industriels a multiplié les points d’accès, avec des niveaux de protection très hétérogènes.

Julien Noceti présente dans l’article « Les autorités russes et internet » la position du Kremlin vis-à-vis d’internet. En 2014 Poutine qualifiait internet « de projet de la CIA ». Le ton est donné. D’où la volonté de russifier l’internet national. Contrairement à la Chine qui pratique une censure, la Russie a d’abord utilisé deux techniques plus subtiles :
- Intégration des autorités politiques dans les débats publics numériques.
- Campagnes d’informations et d’influence.
Avant de durcir ses positions lors de l’élection de 2018.

L’espace numérique opérationnel

Des nombreuses contributions de cette dernière partie, je retiens celle de Nicolas Vanderbiest qui détaille l’influence des réseaux sociaux dans les élections présidentielles. Il évoque les outils des activistes numériques :
- Multiplication des profils.
- Multidiffusion des messages.
- Infiltration : Il s’agit par exemple pour des partisans de l’extrême droite de créer un compte et de commencer par soutenir bruyamment Macron. L’idée est de rallier des partisans de ce dernier. Puis, à un moment stratégique, de communiquer sur de multiples déceptions, pour faire virer de bord des macronistes indécis.
- Diffusion de rumeur : L’objet est de crédibiliser la rumeur. Pour cela, des extrêmes vont créer une fausse page qui ressemble à un journal d’information (par exemple Le Soir). Diffuser un article qui porteur une rumeur. Et s’appuyer sur cette source (qui apparait comme crédible) pour propager la rumeur.
La seconde partie de l’article sur les ingérences russes est aussi passionnante.

L’article de Philippe Silberzahn sur la crise de missiles à Cuba est passionnant. Il pointe les multiples défaillances de la CIA : rien n’a été anticipé, car la collecte des informations s’est faite à partir d’hypothèses orientées. L’auteur conclut « une technologie n’est rien sans le contexte dans lequel elle opère et l’appréciation de ce contexte est fondamentale pour le décideur. »

Au final un ouvrage très riche d’approches complémentaires.

Jerome Bondu


Sur le même sujet
A lire : Cyberdéfense et cyberpuissance au XXIe siècle. Par Guy-Philippe Goldstein.

A lire : Géopolitique des données numériques. Amaël Cattaruzza.

 

 

Cyberdefense Cyberpuiance au XXIeme siecle

J’ai lu « Cyberdéfense et cyberpuissance au XXIe siècle » de Guy-Philippe Goldstein. Guy-Philippe interviendra en distanciel le 25 mars 2021 de 18h à 19h au club IES en partenariat avec Sorbonne Competitive Intelligence & Strategy.

Guy-Philippe Goldstein est senior advisor sur les questions de cybersécurité pour le cabinet PwC et pour le fonds d’investissement ExponCapital. Il est enseignant à l'Ecole de Guerre Economique et expert sur les questions de cyberdéfense au sein du MBA Executive Management des Risques, Sûreté Internationale et Cybersécurité MRSIC. Il est également contributeur au journal académique de l’INSS à Tel-Aviv sur les questions de cyberdéfense. Il est enfin auteur de deux romans "Babel minute zéro" et "Sept jours avant la nuit". Ainsi que de l’essai "Cyberdéfense et cyberpuissance au XXIe siècle".

Voici quelques notes sur son ouvrage. Ce n’est pas un résumé et encore moins une synthèse…

Comprendre la révolution numérique
- J’ai beaucoup aimé le premier chapitre intitulé « Comprendre la révolution numérique ». L’auteur explique que nous assistons à une révolution du système de la prise de décision. C’était évident, mais il est un des premiers que je lis qui décrit aussi précisément le phénomène.
- Il évoque page 29 la révolution sémantique et l’illustre avec l’expression de « mots animés ». J’aime bien cette image, car elle revoit à la naissance de l’écriture. J’ai étudié les hiéroglyphes en licence d’histoire, et cette écriture était considérée par les Égyptiens comme vivante et animée. Parler de « mots animés » renvoie poétiquement à l’origine de l’écriture.
- Dans le cyberespace, les dommages le plus importants ne sont pas générés quand les données sont stoppées, car le réseau est bâti pour résister à une coupure. Mais quand les données sont corrompues. Comme cela a été le cas pour l’attaque sur Natanz avec le virus Stuxnet.

Problématiques du cyberespace

Il détaille les problématiques du cyberespace :
- L’attaquant a paradoxalement l’avantage du terrain. Si au Moyen-Age, un château fort était bien connu des défenseurs, à contrario, un système informatique est très difficile à connaitre parfaitement. L’attaquant qui va tester toutes les failles possibles a donc un avantage.
- L’attribution d’une attaque est toujours complexe. Il est très difficile de détecter les attaques sous fausses bannières.
- Pour les mêmes raisons, il est toujours délicat d’exercer des représailles.
- Les géants industriels d’un pays (comme les GAFAM pour les EU) peuvent se révéler être les idiots utiles d’une puissance adverses, comme cela a pu être le cas dans l’ingérence russe lors de l’élection de Trump.
- Il insiste sur le fait qu’une attaque informatique ne porte pas uniquement sur le fonctionnement technique des systèmes, mais porte aussi sur la crédibilité de l'entreprise qu'il faudra ensuite rétablir.

Tout ceci fait qu’en matière de cyber nous sommes dans une situation « doublement dangereuse » pour reprendre le tableau de Robert Jarvis. L’Etat non préparé sera dans ce que le stratège britannique Liddell Hart a appelé la paralysie stratégique

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Le propos de Guy-Philippe est de faire en sorte que nous sortions le cyber de la position « doublement dangereuse » pour aller dans « doublement stable ».

Faire passer le cyberespace d'une position "doublement dangereuse" à une position "doublement stable"

Guy-Philippe Goldstein présente de nombreuses pistes, applicables aux niveaux étatiques et de l’entreprise :
- Forger une doctrine du cyberespace.
- Augmenter les capacités de dissuasion.
- Augmenter les capacités d’attribution des attaques, et de compréhension des effets et des enjeux.
- Augmenter la capacité de formulation des représailles.
- Dominer les phases d'orientation et de décisions.
- Attaquer la première phase cognitive de l'assaillant.

Il donne des conseils plus opérationnels :
- Ralentir l’action de l’ennemi, gagner du temps pour mieux l’observer. Mettre des leurres pour perdre le pirate dans des dédales numériques, pratiquer la tromperie défensive.
- Gérer l’écosystème global de l’entreprise, avec ses sous-traitants. Le code est de plus en plus le liant entre les différents acteurs d’un écosystème (glue code) qu’il faut protéger donc globalement.

En matière de formation / sensibilisation :
- Former des experts en cybersécurité à grande échelle.
- Promouvoir la sensibilisation via la simulation par des jeux sérieux, notamment au niveau de la direction des entreprises.
- Sensibiliser le plus grand nombre.
- Au niveau culturel, intégrer l’acceptation de l'erreur.

Bâtir des écosystèmes complets. Il prend l’exemple de l’Estonie :
- Promouvoir le financement par du « capital privé intelligent » et nous pas par du financement public piloté par de hauts fonctionnaires.
- Aider les startups, plutôt que les grandes structures économiques.
- Développer des formations de très haute qualité pour faire émerger les talents.
- Structurer une offre d’assurance cyber.

Il prend une certaine hauteur de vue :
- Il fait le lien avec les différentes armes : « Le cyberespace est un hyper domaine maritime. Il sera également une version très instable d'un domaine aérien permettant peut-être un bombardement stratégique ultra précis ».
- Il invite à une redéfinition de la notion de puissance des États : qui est passée successivement par la possession de la terre, du charbon et pétrole, dans certains cas de l’eau. Aujourd’hui, c’est la possession du cyber qui va être la mesure de la puissance des États.


Son livre est riche d’anecdotes :
- Il évoque par exemple le travail de Bernard Barbier dont on pourra écouter une belle interview sur France Culture).
- Il évoque aussi la citation attribuée à Saint Jean "vous connaitrez la vérité et la vérité vous rendra libre" qui est inscrire sur un des couloirs de la CIA.

En conclusion, un livre très intéressant à lire, qui fait partie de la culture intelligence économique. Guy-Philippe interviendra en distanciel le 25 mars 2021 de 18h à 19h au club IES en partenariat avec Sorbonne Competitive Intelligence & Strategy.

Jérôme Bondu

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logo Club IES Guy Philippe Goldstein Image association sorbonne

 

Le jeudi 25 mars 2020 à 18h
Le Club IES de l’IAE de Paris Alumni
Et l’association Sorbonne Competitive Intelligence & Strategy

Vous invitent à la 155ème conférence-débat sur le thème :

Cyberdéfense & Cyberpuissance au XXIème siècle

Par Guy-Philippe Goldstein

 

Préinscription obligatoire. Evenement gratuit

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THEME :
La révolution numérique est une révolution des systèmes de décision. Cela se marque par la montée en puissance des grands acteurs du numérique qui aident à la prise de prises de décisions, individuelles (par exemple Google Search, Waze, …) autant que collectives (par exemple les outils de stockage d’AWS). Parallèlement, les attaques cyber visent justement à dégrader la qualité les prises de décisions adverses.
Dans ce cadre Guy-Philippe Goldstein analysera
- Les caractéristiques de la cyber-guerre.
- Les impacts, depuis l’échelon de l’entreprise, jusqu’aux échelons stratégiques des gouvernements et des nations.
- Les moyens de se préparer dans une optique de cyber-puissance.

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INTERVENANT :

Guy-Philippe Goldstein est senior advisor sur les questions de cybersécurité pour le cabinet PwC et pour le fond d’investissement ExponCapital. Il est enseignant à l'Ecole de Guerre Economique et expert sur les questions de cyberdéfense au sein du MBA Executive Management des Risques, Sûreté Internationale et Cybersécurité MRSIC. Il est également contributeur au journal académique de l’INSS à Tel-Aviv sur les questions de cyberdéfense.
Il est enfin auteur de deux romans "Babel minute zéro" et "Sept jours avant la nuit". Ainsi que de l’essai "Cyberdéfense et cyberpuissance au XXIe siècle".

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DÉROULEMENT DE LA SOIRÉE :
18h00 - 18h10 : Accueil des participants par Jérôme Bondu (Club IES) et Adrien Raymond (SCIS)
18h10 - 18h45 : Conférence de Guy-Philippe Goldstein
18h45 - 19h00 : Débat

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LIEU :
Réunion virtuelle

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INSCRIPTION OBLIGATOIRE :
Préinscription obligatoire. Evenement gratuit


Jerome Bondu









Je finalise un troisième livre et j’aimerais demander conseil à la communauté. J’ai préparé des graphes qui présentent différentes dimensions de la gestion des informations. Mais je m’interroge sur leur clarté. 

La question est simple : pensez-vous que ces graphes soient lisibles et utiles ? Trois réponses possibles sur le formulaire en ligne :
- Oui ils sont clairs
- Ils ne sont pas très clairs. Il faut les améliorer
- Non, ils ne sont pas clairs. Il faut les changer ou les retirer
Temps de réponse : moins de 5 secondes

Vous avez ci-dessous 5 exemples sur les 30 préparés pour le livre.

Merci pour votre participation.
Jérôme Bondu

 

 


1 Ceci est censé représenter la difficulté de trouver des informations sur le web

1 jerome bondu fouille du web

 

 

 

2 Représentation du recul critique

2 jerome bondu recul critique

 

 

 

3 Représentation d’une War room

3 jerome bondu war room

 

 

 

4 Représentation de l’analyse collaborative

4 jerome bondu analyse collaborative

 

 

 

5 Représentation d’une arnaque au mel piégé

5 jerome bondu arnaque

Donnez votre avis sur le formulaire en ligne.

Merci d'avance pour votre participation !!

Jérôme Bondu






Suite à mon article précédent sur le faux profil Linkedin de Lina Zhu, on peut légitimement se demander qui tombe dans le panneau !!

Et bien voici un petit échantillon des contacts de la demoiselle. J'y ai accès car, sans être contact de niveau 1 avec elle, Linkedin me présente quand même nos relations communes. Par charité, il faudrait quand même prévenir les "community managers" (comme on dit en bon globish) de ces politiques que c'est un faux profil.

contacts communs










Linkedin Lina Zhu 1Je suis déjà intervenu sur le problème des demandes de connexion par des faux profils sur LinkedIn. J’avais écrit un article qui détaillait quelques faux profils type, dont déjà une Chinoise, et un autre pour expliquer les problèmes d’ingénierie sociale.

J’ai reçu ces derniers jours quelques demandes de Chinois. Il n’est pas facile de détecter avec certitude les faux profils, car les profils sont peu ou mal renseignés. Voici quelques conseils avec le profil de Lina Zhu (qui vient justement de me demander en connexion).

Comme on le voit sur la capture ci-dessous, elle a un titre attrayant… Elle est en connexion avec plein de personnes importantes. Elle a plein d’abonnés. Bref que du bon. Mais …
 

Linkedin Lina Zhu 2


Mais, au regard de ces expériences, quelques doutes se profilent !
La succession de ses expériences n’est pas claire. Elle n’indique pas de diplôme. Elle a tout de suite été patronne, sans expériences antérieures. Qui plus est, de deux sociétés en même temps de 2015 à nos jours.

Linkedin Lina Zhu 3

Plus gênant : une requête dans Google avec "happy forest international" et son nom ne présente que 8 résultats. Et tous proviennent de Linkedin !

Linkedin Lina Zhu 4

Et une seconde requête avec son autre structure ne renvoie que deux résultats, tous deux aussi sur LinkedIn.

Linkedin Lina Zhu 5

Pour finir, une recherche dans Baidu rapporte peu de résultats, et tous sont -toujours et encore- issus de Linkedin.

Linkedin Lina Zhu 6

Il est temps de conclure :
1/ d’une manière générale, LinkedIn est un outil utilisé assez largement pour créer des pseudos.
2/ On peut se poser des questions sur le profil de Lina Zhu. Si elle tombe sur mon message et m’envoie un mail, je serai ravi de l’accepter. Mais sinon, je pense qu’une prudente abstention s’impose. Je vous recommande de procéder à cette analyse critique, quand vous avez des demandes exotiques. Cela ne prend qu’une petite minute, et permet de garder un réseau de qualité. D’autant que, comme évoqué dans d’autres billets, un contact de niveau 1 pourra avoir accès (et donc analyser) votre réseau de niveau 1. Exemple avec le profil de Michèle Alliot-Marie avec qui je suis en contact de niveau 1, et dont je peux voire les relations directes.

Linkedin Lina Zhu 8

3/ Dernier conseil : paramétrez LinkedIn pour masquer à tous, vos contacts de niveau 1. Comme l’indique cette dernière capture d’écran.

Linkedin Lina Zhu 7


Cordialement,
Jerome Bondu

Lire aussi un article sur la reconstitution de l'Etat-Major d'une entreprise avec Linkedin.
Et cette mise en garde de l'arnaque à la Nigériane.