Les Universités françaises sont encore à la traîne dans le classement de Shanghai.

Une place décevante :
- 22 établissement tricolores figurent dans le classement des 500 meilleures universités du monde. La France se place ainsi au 6ème rang ex æquo avec le Canada.
- Sans parler des Etats-Unis qui concentrent à eux seuls 17 des 20 meilleurs établissement, la France est loin derrière le Royaume-Unis et l’Allemagne.

Des raisons multiples :
- On peut déplorer un manque de moyens et de financement.
- On peut incriminer les critères de classement, faisant la part belle à la recherche, alors qu’une université est avant tout une structure de formation.
- "En outre, le nombre de citations, de publications, ou de prix décernés, qui constituent les principaux critères de sélection, ne comptabilise pas les travaux francophones" écrit Anne-Noémie Dorion dans le Figaro daté du 4-5 août 2007.
- Enfin, la place importante des grandes écoles nous handicape. Car on est plus enclin à se revendiquer d’une grande école, alors que c’est dans les facs que les travaux de recherche se font.

Quelques réflexions :
- Une sixième place n’est pas non plus une honte absolue. La position de la France dans ce classement n’est pas significativement différente de celle enregistrée dans les autres classements mondiaux, notamment pour la part des publications scientifiques et des citations.
- C’est l’écart avec les établissement anglo-saxons qui est très dérangeant. Cela engendre une image piteuse de l'enseignement supérieur européen, certainement bien loin de la réalité. Il me semble que l'Europe devrait fournir un effort dans ce sens, si elle désire attirer les meilleurs étudiants et chercheurs, en particulier ceux de Chine ou d'Inde, deux pays où ce classement est beaucoup mieux considéré qu'en Europe.
- A mes yeux la situation peut se résoudre de deux manières : soit on juge ce classement éloigné de la réalité et on en créé un autre ! Soit on l'accepte, et on travaille par tous les moyens à améliorer son classement.