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Vers le milieu des années 90, je m’étais formulé l’idée que « l’eau » aurait dès le début du 21 eme siècle autant de valeur que le pétrole. Qu’elle serait ouvertement une monnaie d’échange, un enjeu territorial, la cause de guerres, … Un partie de ces éléments sont déjà installés dans notre quotidien géopolitique. D’où l’importance pour la France de préserver cet « or bleu ».

 

 

 

 

Je vous livre une autre réflexion : parmi ce qui fait aujourd’hui l’attractivité économique d’un territoire, on trouve pêle-mêle : le rapport qualité/coût de la main d’œuvre, le réseau de transport, la proximité de centres économiques, la stabilité politique, …

A partir de quand rentrera en ligne de compte le degré de pollution ?

La qualité de l’air que l’on respire, la qualité de l’alimentation, de l’eau, rentrera tôt ou tard en ligne de compte. Ce n’est qu’une question de temps.

Il faudra attendre sans doute quelques catastrophes pour que cela devienne une réalité : le jour où une entreprise* installée sur un site sera obligée de déménager parce que la zone aura été polluée durablement, avec une atteinte à la santé de ses salariés, sera sûrement le point de départ de prise en compte de ce nouvel indicateur d’attractivité territorial.

(* Je parle bien sûr d’une entreprise occidentale, ou tout du moins, avec un degré élevé de respect de ses salariés.)

 

Jérôme Bondu