Le 16 octobre, au Palais Garnier, les meilleurs entrepreneurs français de l'année 2006 ont été salués par un public admiratif dans une salle comble.

Cette cérémonie organisée de main de maître par le magazine l'Entreprise et Ernst & Young a vu plusieurs prix décernés : celui de l'entreprise d'avenir, le prix de l'engagement sociétal, ?

Il a été rappelé l'importance des moyennes entreprises : Les PME de moins de 500 salariés représentent plus de la moitié de la valeur ajoutée produite en France, représentent 60% des salariés, et ont créés près de 1,8 millions d'emplois entre 1985 et 2000. Rappelons aussi que 19% des entrepreneurs sont autodidacte !

Les présentations et discours des finalistes étaient admirables de simplicité, de bon sens et de dynamisme. Voici quelques extraits piochés sur le livret « L'ambition de grandir ? paroles d'entrepreneurs » distribué lors de cette riche soirée.
Rien de révolutionnaire, mais des petites phrases frappées au coin du bon sens :
- « L'échec n'est pas accepté en France » Hervé Hillion, Headlink partners
- « Il faut que l'école explique le rôle des entrepreneurs par le biais de professeurs qui croient à ce qu'ils disent » Denis Payre, Kiala
- « Il y a une grande habitude de travail entre les Allemands et les relations entre PME et grands groupes sont meilleures qu'en France, les effets de réseau sont beaucoup plus forts » Jacqueline Chaize, Danfoss Socla
- « La législation est si compliquée qu'il faudrait embaucher un avocat pour la comprendre »

Le prix de l'entrepreneur a été décerné à Annette Roux et Bruno Cathelinais, dirigeants de l'entreprise familiale Bénéteau. Qu'est ce qui fait leur succès ? Ces deux patrons ont mis en avant un certain nombre de facteurs, dont les sept suivants que je vous livre « bruts » : la capacité d'innovation, la libération de la créativité des collaborateurs, la création d'une culture d'entreprise, la valorisation des collaborateurs, l'écoute, la focalisation vers l'export, et enfin la veille permanente.
Ce leader de la voile, qui fait 1 milliard d'euros de CA, emploi toujours 80% de ses 6 000 salariés sur le site originel en Vendée.

Jérôme Bondu