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Le Monde commence une série d’article sur les lieux de pouvoir au titre évocateur « Bienvenu chez les puissants ». Le premier article concerne le « Cityjet », un vol entre Paris et Londres emprunté exclusivement par les grands patrons et les « as de la finance ».

Le sujet est traité avec pas mal d’humour. Mais, derrière la présentation badine des us et coutumes de ces financiers de haut vol (appréciez le jeu de mot), on retrouve un des principes de base de l’IE, qui est de protéger les informations dont on est détenteur.

Ainsi on peut lire quelques phrases qui pourraient devenir de véritables maximes en IE :
- « Le pouvoir, c’est souvent savoir faire, savoir se taire, et connaître ce que les autres ignorent ».
-  « Les jeunes se reconnaissent parce qu’ils parlent trop et trop fort ». Le novice fera par exemple l’erreur d’ouvrir une « prèse » (la présentation d’une opération) dans ce lieu où chaque passager est un concurrent en puissance.
- « Mais, derrière le Financial Times (…) on se mesure, on s’épie ».
- « Le principe, avec les clients, c'est de les faire parler d'eux, comme quand on veut séduire une femme ».
- « Le passager du Cityjet, en effet, ne travaille jamais durant le vol. Ce n'est pas qu'il n'aimerait pas. Mais la promiscuité de la cabine est dangereuse. Dans la carlingue, on est toujours le concurrent d'un autre, et les oreilles sont nombreuses. »

Ceci confirme que l’IE, c’est en grande partie du bon sens

Jérôme Bondu