searchday

#veillemagazine organise un webinaire gratuit le 1er juillet de 10h à 11h sur le thème "Information Stratégique & Décision. Tendances et perspectives. Business Modèle, Data intelligence, Innovation".

Trois témoins des évolutions et des tendances du secteur vont partager leur vision, Meriem Boudokhane de Geotrend, Alexandre du Sordet de Cleverm8 et votre serviteur. Je ferai pour ma part un témoignage sans concession sur l'évolution de l'intelligence économique. Je parlerai notamment d'intelligence artificielle, et je donnerai les résultats du sondage sur la perception de l'intelligence artificielle par les professionnels de l'intelligence économique. N'hésitez pas d'ailleurs à enrichir les résultats avec votre contribution. Votre témoignage peut être anonyme et le questionnaire prend moins de 5 minutes.

Lien d'inscription sur Veille Mag.

Ce webinaire, animé par Carole Chevalier, intervient en lancement de Search-Day (14 octobre 2020 – Paris).

Au plaisir de vous y retrouver,


Jérôme Bondu


google maps challenges

Un article intéressant de Challenges « Google Maps quadrille le terrain »  dans le numéro du 5 au 11 mars 2020 évoque la position ultra dominante de Google dans la collecte d’informations géographiques. L’article présente bien la situation hégémonique de Google Maps. Il évoque aussi les suiveurs (Mappy, Citymapper, …). Mais il omet de présenter les effets induits négatifs de cette monopolisation des services de géolocalisation. Quels sont-ils ?

Impact de la monopolisation des données géographiques

Il est clair que la capacité qu’à Google de connaitre vos déplacements induit de nombreuses externalités négatives. Cela donne au géant américain :
- La connaissance de votre niveau de vie, en fonction des lieux que vous fréquentez, du lieu de votre habitation, si vous allez au restaurant souvent (ou pas), le type de restaurant (malbouffe ou étoilé), si vous allez souvent en vacances (ou rarement) et dans quel endroit.
- La connaissance de vos relations sociales, si vous fréquentez des clubs huppés (Golf) ou plus populaires (bowling…).
- La connaissance de vos conduites à risques, selon vos excès de vitesse en ville ou sur autoroute, selon que vous fréquentiez des rues malfamées (prostituées, drogue).
- La connaissance du type de travail que vous exercez, selon vos déplacements quotidiens, vos horaires, …
- La connaissance de votre état de santé, selon la vitesse de votre marche, si vous faites du vélo (ou pas) si vous prenez tout le temps votre voiture, si vous fumez (vous arrêtez-vous souvent dans des bureaux de tabac ?)…
- Même cette infime sélection de quelques indicateurs récoltés par Google Maps, donne la mesure de la connaissance qu’à Google de votre intimité.

Tout ceci lui permet de calculer de précieuses choses :
- Une note de crédit ou plutôt une capacité de remboursement des prêts (ce qui intéresse les banques).
- Une note d’assurance qui marque une conduite à risque.
- Une note de santé …

Nous sommes nous aussi notés

Si nous nous effrayons du système de crédit social chinois, qui est focalisé en partie sur des aspects politiques et sociaux, il faut bien comprendre que nous sommes nous aussi notés. Notre notation est focalisée sur des aspects économiques et culturels. Le système de crédit économique et comportemental des GAFAM est juste plus discret car notre note ne s’affiche pas sur notre téléphone, et rien ne nous permet de rattraper des points. Mais il est tout aussi dérangeant car induit un fichage des informations personnelles, une utilisation de ces données, une revente à des tiers, et ceci dans une totale opacité !

La solution est pourtant simple, il faut varier les outils : OpenStreetMap https://www.openstreetmap.org est une solution pour rechercher un itinéraire utilisable sur ordi ou téléphone. Le monde du logiciel libre … n’a jamais aussi bien porté son nom !

Jerome Bondu


L’article, qui est à mettre au crédit d'Adrien Schwyter, n’est pas en ligne. Challenges avait déjà fait un article à la tonalité similaire « Calculs d'itinéraires: en 15 ans, Google Maps et Waze ont écrasé Mappy et TomTom » .
Photo issue de Challenges !



le pointLe Point a fait sa Une avec Margrethe Vestager – La personnalité de l’année. Et l’on peut lire un dossier intéressant composé de 4 éléments.

1/ Le premier article fait le portrait de la vice-présidente exécutive désignée de la commission européenne, chargée de la concurrence et du Numérique. L’article est surtout intéressant dans la présentation des positions de cette européenne. Elle explique notamment que « si les GAFAM faisaient quelque chose de très grave, nous pourrions les démanteler ». Si je peux me permettre un avis personnel, la ligne rouge me semble déjà avoir été franchie, et la part de marché de Google dans les moteurs de recherche ou les systèmes d’exploitation de téléphone dépassant 80%, on pourrait sans doute commencer à s’affoler … Mais bon.

2/ L’article suivant de Gaspard Koening intitulé « Notre dernière chance » va dans ce sens et tire très justement la sonnette d’alarme.

3/ La double page suivante présente une belle infographie de Google, Facebook et Amazon (image ci-jointe).

4/ Mais c’est le dernier article qui m’a surtout intéressé, et que j’ai décortiqué. La journaliste Hélène Vissière explique que « L’Amérique a peur de ses géants ». Voici ci-dessous les idées importantes et les principaux protagonistes cités.

Les opposants aux GAFAM

- Démocrates.
 * Dénoncent l’exploitation des données personnelles, et la désinformation qui a contribué à la défaite de Clinton.
 * Elizabeth Warren est en première ligne. Alexandria Ocasio-Cortez est aussi citée.
- Républicains.
 * Dénoncent la censure des voix conservatrices.
 * Trump a une position ambivalente, puisqu’il dénonce cette censure, mais défend aussi les GAFAM face à une taxe européenne.
- La chambre des représentants
 * Qui a taraudé Zuckerberg lors d’une audition particulièrement mouvementée.
- Autorités de règlementation américaines qui reprochent
 * A Amazon (qui contrôle 50% du commerce sur Internet) de privilégier ses produits et ses marques.
 * A Google (qui contrôle environ 80% des requêtes dans le monde) de privilégier ses services.
 * A Facebook (qui comme Google) abuse de sa position dominante sur le marché publicitaire.
 * A Apple, de faire la pluie et le beau temps sur la sélection des applications de sa boutique.
- Groupe de procureurs généraux
 * 9 septembre, audition à la Cours Suprême.
 * Les procureurs de 50 Etats ont ouvert une enquête sur Google. Ken Paxton, procureur du Texas a déclaré « Il y a des indices montrant, selon nous, que ses pratiques commerciales ont pu réduire le choix des consommateurs, étouffer l’innovation, violer la confidentialité ».
 * Un second groupe se penche sur Facebook mené par la procureur général de New York, Letitia James.
- Ministère de la justice (Fédéral Trade Commission) et la Chambre des représentants ont lancé une avalanche d’enquêtes.
- L’Ecole de Chicago, et notamment le professeur Luigi Zingales, qui veut faire bouger les positions de cette école ultralibérale.
- Le grand public qui a pris conscience
 * De la libre circulation d'infox sur leurs plateformes.
 * De l’utilisation des données personnelles des internautes (Cambridge Analytica).
 * De leurs pratiques d’évasion fiscale.

Les soutiens aux GAFAM

- Le Congrès est paralysé par les divisions.
- L’impact de la déclaration du juge conservateur Robert Bork. Il a écrit en 1978 « Le paradoxe de l’antitrust ». Il y développe l’idée que la lutte contre certains monopoles a nui à l’économie. Et qu’il y a une question fondamentale à se poser avant d’entamer un dossier antitrust « le consommateur est-il lésé ? ». Cette « philosophie » a protégé les Big Tech.
- Leurs actions de lobbying
 * 55 millions de dollars en 2018.
- Les multiples relais de communication :
 * Par exemple le rachat du Washington Post par Bezos.
 * Les relations très proches des géants de la tech avec les politiques.
- Leur défense axe de défense :
 * Ils apportent de nombreux avantages aux utilisateurs.
 * La concurrence dans le numérique est rude, et les barrières à l’entrée très basses.

Les pistes pour réduire le pouvoir des GAFAM

- Démantèlement suivant la loi antitrust Sherman de 1890 :
 * Amazon devrait céder sa chaine de supermarché Whole Foods.
 * Facebook pourrait céder Instagram et WahtsApp.
 * Google pourrait céder YouTube.
 * Apple, sa boutique d’application.
- Contrôle des rachats. Jusqu’à présent les GAFAM ont été boulimiques et ont pu acheter sans entrave :
 * Google 214 sociétés.
 * Amazon 91 sociétés.
 * Facebook 67 sociétés.
- Règles ou lois :
 * Pour protéger la concurrence.
 * Interdiction pour une plateforme de vendre des produits sous sa marche.
 * Obligation pour les Big Tech de rendre leurs services interopérables.
- Créer une nouvelle entité pour la concurrence dans le numérique.


A lire dans Le Point !
Pour aller plus loin, on peut lire une description des arguments pour et contre GAFAM dans l’Opinion.

Bonne lecture

Jérôme Bondu
Directeur de la société Inter-Ligere.fr
Président du Club IES

 

 

La panne 1 189x300Le jeudi 27 février 2020 à 19H30
Le Club IES, Le Club Analyse de l'AEGE et le réseau Inter-Ligere
Vous invitent à la 154ème conférence-débat sur le thème :

La panne de l’intelligence stratégique

Par Bruno Jarrosson

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THEME :
Les malheurs de l’histoire se nourrissent d’une panne d’intelligence stratégique. Ce problème peut être décomposé en plusieurs questions :
- Y a-t-il une logique commune que l’on retrouve à certains moments ?
- Les mécanismes de la panne sont-ils repérables en soi-même ?
- Le décideur qui s’obstine dans l’échec, dans l’irréalisme, est-il accessible à l’idée qu’il pourrait et devrait regarder le monde d’un autre point de vue ?
- Y a-t-il au tréfonds de sa conscience une zone d’incertitude d’où puisse surgir un débat, une inflexion, un changement ?

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INTERVENANT :
Bruno Jarrosson est directeur associé du pôle stratégie chez DMJ Consultants. Il combine quatre domaines d’expertise : la stratégie, la philosophie, la science et l’histoire.
Auteur d’une trentaine d’ouvrages sur des thèmes abordant et combinant les liens entre économie, stratégie et philosophie, Bruno Jarrosson enseigne la philosophie des sciences à Centrale-Supélec et la théorie des organisations à Paris IV Sorbonne. Il est aussi chroniqueur sur iPhilo depuis 2012. Bruno Jarrosson est par ailleurs co-fondateur et président de l’AFACE (académie francophone des auteurs et conférenciers d’entreprise) et de l’association Humanités et entreprise. Il est membre de la Ligue des Optimistes de France.

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DÉROULEMENT DE LA SOIRÉE :
19h15 - 19h30 : Accueil des participants par Jérôme Bonduet Julien Penneçot
19h30 - 20h15 : Conférence de Bruno Jarrosson
20h15 - 21h00 : Débat avec la salle
21h00 – 21h45 : Cocktail dînatoire

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LIEU :
Ecole de guerre économique. 196 rue de grenelle 75007 Paris

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INSCRIPTION OBLIGATOIRE sur le site de l'AEGE

Au plaisir de vous y retrouver
Jérôme Bondu






jdn1Voici mon dernier article sur la souveraineté numérique, posté sur le JDN. J'ai profité de l'intérêt d'une société américaine sur Brainloop pour soulever quelques questions importantes. Voici ci-dessous l'introduction et les titres des quatre parties.

"Si le Cloud Act a été largement médiatisé, la presse s'est peu intéressée aux acquisitions réalisées par les entreprises américaines sur le numérique européen. La combinaison entre ces OPA et l'extraterritorialité du Cloud Act est pourtant explosive.
Il n'y a pas que l'Iran et la Russie. L'entrée en vigueur du « Cloud Act » aux Etats-Unis, qui permet à l'administration américaine de consulter les données des entreprises étrangères, touche également l'Europe. Elle n’a toutefois pas provoqué qu'un émoi relatif en Europe. Le rachat d’une entreprise stratégique va-t-elle provoquer une réaction ? Présentation des enjeux en quatre actes."

Acte 1 : Où l’Europe fait preuve d’une totale immaturité numérique
Acte 2 : Où les Etats-Unis affirment l’extraterritorialité de leurs lois
Acte 3 : Où les Etats-Unis veulent racheter une entreprise européenne stratégique
Acte 4 : Où l’Europe doit faire des choix courageux en matière de souveraineté numérique

Jerome Bondu




livre turkJ’ai lu « La souveraineté numérique – Le concept, les enjeux ». Comme son nom ne l’indique pas ce livre est très axé sur le droit. Et plus exactement sur le droit constitutionnel. C’est certainement cette orientation qui en fera un ouvrage passionnant pour les juristes… mais qui en fait aussi un ouvrage ardu à lire pour tous les autres.

L’ouvrage reprend les conférences de spécialistes qui ont participé au colloque organisé le 7 octobre 2016 à Nice, sous l’égide de l’Association Française des Constitutionnalistes.

Pour aborder ce livre je recommande de commencer par la synthèse page 219 de Christian Vallar, doyen de la faculté de droit de Nice. Il synthétise parfaitement en quelques pages les témoignages des 14 intervenants.

Il y a bien sûr une interrogation forte sur le mot « souveraineté ». Certains comme M. Vallar ne voient derrière ce mot qu’une prérogative de l’Etat. D’autres imaginant une « souveraineté partagée » dans le cadre d’une humanité en réseau.

Les témoignages qui m’ont le plus intéressé sont ceux d’Isabelle Falque-Pierrotin et de Bernard Benhamou.
-    Ce dernier pose d’emblée la bonne question « l’Europe, combien de divisions industrielles ?». Sa paraphrase de Staline (Le Vatican, combien de divisions ?) pointe directement notre insuffisance technologique, mère de toutes les défaites. Il rappelle aussi l’arrogance du patron de Google Eric Schmidt quand ce dernier affirme que « Les Etats sont inefficients. Nous sommes efficaces, nous avons vocation à les remplacer ». Il appelle de ses vœux un traité international sur les réseaux, à l’instar de la Convention des Nations Unis sur le droit de la mer.
-    Isabelle Falque-Pierrotin rappelle quant à elle que le rapport de force entre l’individu isolé et les grands acteurs de l’internet est très défavorable à l’individu. Le RGDP a posé un nouveau cadre juridique, mais ce n’est qu’une étape et il faut que les acteurs économiques comme les individus s’en emparent. « Il faut que les individus se saisissent des nouveaux droits qui sont les leurs » affirme-t-elle.

Certains éléments m’ont étonné dans l’ouvrage. Par exemple il est souvent fait mention du réseau internet comme étant transnational, transfrontière, donc sans territorialité. Il me semble que rien n’est moins juste. Théoriquement internet ne connait pas de frontière. Soit. Mais en réalité l’infrastructure est très territorialisée. Ainsi l’ICANN a été créé, et est restée longtemps sous la coupe du ministère du commerce américain. La possession des câbles sous-marins, et le passage de ces câbles près des côtes de tel ou tel pays, donne un avantage considérable à l’Etat côtier. Certains auteurs sont néanmoins très conscients de cette nouvelle territorialité. Comme le général Marc Watin-Augouard qui explique que « pour les Etats-Unis la vraie frontière est celle que dessine le rayonnement des GAFA ». On ne peut être plus clair.

Jérôme Bondu




we demain
J'ai signé une petite tribune dans WeDemain. Je vous copie ci-dessous un extrait du dernier paragraphe. Bonne lecture !
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Comme la recherche sur Internet aujourd’hui, les assistants vocaux risquent d’avoir des coûts cachés. Plus personne ne l’ignore désormais : si l’utilisation d’un service est gratuite, c’est que nous en sommes le produit.

En l’occurrence le produit publicitaire et informationnel, puisque chaque clic sur Google est synonyme de rétribution financière et que toutes nos données personnelles sont monétisées.

Faut-il dès lors se méfier de la technologie au point de lui tourner le dos ? La réponse est évidemment non.

Fuir la tendance serait d’ailleurs la pire des attitudes. Non seulement la recherche vocale est porteuse d’une véritable révolution pour les usagers au quotidien, mais elle permet également à un pan entier d’entreprises jusqu’alors peu visibles (PME, TPE ou ETI) de rencontrer leur public. Ceci faisant, des applications comme la Skill PagesJaunes facilitent la transformation numérique de milliers de commerçants.

Lire l'article complet.

Jérôme Bondu




pierre rosetteJe reprends ici un bout d'article publié en 2011 dans le journal des anciens élèves de l'ENA.

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Si l’on prend une grande focale sur l’histoire de l’Homme, on est témoin depuis l’aube des temps d’une recherche constante pour améliorer les moyens de communication. Une première révolution a lieu avec la naissance de l’écriture il y a 5000 ans. Les images initiales vont se simplifier jusqu’à former des lettres. Les supports vont évoluer en parallèle vers toujours plus de portabilité (tablette d’argile, tessons, papyrus, parchemin, papier). Une seconde révolution va automatiser le processus d’écriture avec la mise au point des caractères mobiles. En faisant baisser les coûts de production d’un livre, l’imprimerie va accélérer la diffusion des « savoirs » au plus grand nombre. Une troisième révolution a permis le transport de la voix puis de l’image. Enfin, le développement du numérique (quatrième révolution) a réduit encore plus les coûts de diffusion et démultiplié la possibilité d’audience. Un billet publié sur un blog ou sur Twitter peut être lu quelques secondes plus tard par n’importe qui sur terre. Rien que ce fait est en soi totalement extraordinaire ! Les améliorations s’enchaînent vers toujours plus de rapidité et d’ubiquité.

A chaque fois, ces évolutions ont eu des répercussions économiques, sociales, politiques, … L’alphabet a accompagné le développement commercial phénicien, puis le développement des savoirs en Grèce. L’imprimerie en Europe a accompagné la diffusion de la Bible, donc la capacité des croyants à mesurer l’écart entre le discours papal et les Ecritures, … et donc le Protestantisme. L’Encyclopédie a accompagné la Révolution Française.

Que va donc engendrer la révolution numérique ? Une nouvelle forme de commerce, de croyance, de gouvernance ? Il est un peu tôt pour le dire, mais l’on peut déjà observer certaines mutations en cours :

- L’appropriation des réseaux numériques s’est faite à des vitesses diverses, avec des gagnants et des perdants. Au sein des perdants on va trouver les influenceurs historiques (ceux qui « possédaient » les anciens canaux de communication de masse : journaux, chaines de télévision ou de radio), et tous ceux qui sont mal à l’aise avec un outil qui privilégie rapidité, interaction, partage, travail en réseau, horizontalité (absence de hiérarchie).

- Chacun peut s’exprimer sur la toile. Et l’on peut ressentir cela comme une force, ou une faiblesse engendrant un malaise lié à cette surcapacité d’expression, et ses corolaires (manque de recul face à l’avalanche d’informations, infobésité).
Enfin, la révolution numérique rend quasiment obligatoire une surveillance de son image numérique. Car si n’importe qui peut diffuser des informations sur soi (que l’on soit une personne, une organisation ou une entreprise) mieux vaut le savoir rapidement !

Jérôme Bondu

 

 

souveraineté numérique2017

 

Je serai aux 4èmes Assises de la Souveraineté Numérique qui auront lieu le mercredi 29 mars 2017. 
Cette manifestation se tiendra à la Maison de la Chimie, 28 rue Saint-Dominique, 75007, Paris.
L’accueil sera assuré à partir de 8h00. 
Le hastag twitter pour réagir et suivre en direct : #souvnum2017
Voici le lien pour s'inscrire


Voici ci-dessous le programme prévisionnel

8h00 – 9h00 – Petit déjeuner networking

9h00 – Accueil
Corinne ERHEL, députée des Côtes-d’Armor

9h10 – Allocution d’ouverture
Général Jean-Marc LATAPY, Général de division, directeur central adjoint de la DIRISI

9h20 – Keynote
Vice-amiral Arnaud COUSTILLIERE, Officier Général Cyberdéfense, Etat-major des armées (sous réserve)

9h30 – Table ronde 1 : « Quelles technologies et quelle stratégie industrielle pour une cybersécurité souveraine ? »
Quelles technologies ? Quels acteurs ? Quels contrôles ? Comment l’entreprise peut-elle se défendre quand la guerre économique se déplace vers le cyberespace ? Avec quels acteurs ? Avec quels moyens technologiques ?

TABLE RONDE EN COURS DE CONSTITUTION

10h30 – Table ronde 2 : « Quel enseignement supérieur et quelles formations au service d’une cybersécurité souveraine ? »
Quelles expertises et quelles ressources humaines ? Qui formera les ingénieurs experts ? Quelles formations ? Comment s’assurer de leur loyauté ? Quels financements pour ces filières ? Comment garantir leur indépendance ? Comment endiguer la « fuite des cerveaux » ?

TABLE RONDE EN COURS DE CONSTITUTION


11h30 – Regards croisés Etats-Unis – Russie sur la géopolitique de l’internet et ses impacts sur la cybersécurité des entreprises ?
La cyberguerre que se livrent les grandes puissances vise ou implique de plus en plus en souvent des acteurs économiques : mythe ou réalité ?
Un représentant de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) (Sous réserve)
Julien NOCETTI, chercheur au Centre Russie/NEI de l’Ifri

11h50 – Table ronde 3 : « Vers une politique publique de « cybersécurité » ?
En matière de cybersécurité, quelles peuvent être les bases d’une politique publique ? Cybersécurité des Etats et cybersécurité des entreprises : quelles interactions ?
Faut-il définir de nouveaux opérateurs et industriels d’importance vitale ? Lesquels ? Comment l’Etat peut-il contribuer à assurer leur cybersécurité ? La France et l’Europe peuvent-elles encore imposer leurs choix ? Comment ? La commande publique peut-elle être un levier ? Faudra-t-il imposer des normes de cybersécurité aux entreprises par la loi ?

TABLE RONDE EN COURS DE CONSTITUTION

13h00 Conclusion
Laure de LA RAUDIERE, députée d’Eure-et-Loir

huygues armes du fauxFrançois-Bernard Huygue est intervenu le 28 avril 2016 au Club IES sur le thème de la « désinformation ». Le hasard a voulu que la réunion se fasse à l’ESG et que la place de la Nation soit en état de siège ce soir-là. L’intervenant et les 30 participants ont donc eu un certain mérite…

Le compte rendu de cette conférence est volontairement réduit car j’ai eu l’occasion d’interviewer FB Huygue dans le cadre des soirées ActuEntreprise. Ces quelques lignes ci-dessous n’engagent que moi.

Néanmoins voici quelques mémos recueillis ce soir-là :

- Nous avons été de tout temps capables d’élaborer des techniques complexes pour atteindre la victoire sans combat : citons par exemple la persuasion (rhétorique) et l’intoxication (faire porter un faux message par un espion maladroit qui va se faire prendre, et lâcher le message voulu), …

- La désinformation est définie par l’intervenant comme un process pour produire délibérément des informations fausses et les faire pénétrer par des sources apparemment neutres pour affaiblir le camp adverse.

- Si la pratique est ancienne, la première apparition du mot « désinformation » date de 1953 dans un dictionnaire soviétique. Le mot est alors utilisé pour critiquer le monde occidental luttant contre le monde soviétique. Il est utilisé dans un contexte de guerre froide.

- L’arme de la désinformation va être utilisée par l’Occident après la fin de l’URSS envers ses nouveaux ennemis. Citons par exemple le mensonge des couveuses en Irak : lorsque l’administration Bush exploite pour retourner l’opinion publique américaine un faux cas de vol de couveuses koweitiennes dans une maternité par des soldats irakiens. Citons aussi le cas du déboulonnage de la statue de Saddam Hussein à Bagdad : les images ont montré une action populaire irakienne alors que cela a été organisé par une unité de propagande américaine. Citons enfin les cas de désinformation en Roumanie à l’encontre des Ceausescu.

- Actuellement il y a mutation de l’utilisation de l’arme de la désinformation : d’abord utilisée par des Etats à des fins politiques, elle est maintenant plus utilisée par des entreprises privées dans un but économique, et par des organisations non étatiques.

Jérôme Bondu