archimag prospective2Archimag publie mon dernier article "Les veilleurs doivent faire de la prospective". Cet article est le résultat 15 interviews de veilleurs, qui m’ont partagé leurs visions et leurs pratiques en matière de prospective. Un grand merci à ces derniers (je les cite par ordre alphabétique) :

- Christophe Audouin, Délégué Veille et Intelligence Economique -SUEZ France
- Anne Beaufumé, Associée fondatrice chez Vision & Talents
- Elodie Boutemy, Chargée d'études BI et de veille stratégique chez Bel
- Laurent Couvé, Responsable Veille Technologique et Stratégique chez CETIM
- Frédéric Donnini, consultant en intelligence économique
- Myriam Dormoy, Responsable Support Innovation & veille prospective chez Clarins
- Hélène Fasquel, Responsable Etudes et Prospective chez Oney
- Débora Firley, Marketing, Digital & Innovation Strategist
- Kenza Gassib, Intitulé du poste Responsable Intelligence Competitive & Veille Stratégique chez Up Coop
- Siham Harroussi, Prospective and Innovation Culture Director chez Malakoff Médéric Humanis
- Elisabeth Lavigueur, consultant en Veille, Science de l'info et processus.
- Claire Maurice Market, Intelligence Manager at Sopexa
- Yasmina Radulovic, Market Intelligence Manager chez La Poste Group
- Thibault Renard, Responsable Data Intelligence - Prospective chez CCI France
- Jean-Luc Theus, Global Security Consultant

Voici quelques courts extraits de l'article … pour vous donner envie de vous plonger dans l’article complet.
Bonne lecture
Jerome Bondu

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Le concept de prospective est assez peu présent dans la veille et l’intelligence économique. Pourtant ces deux concepts sont assez proches. Il m’a semblé intéressant de se pencher sur le sujet, et de se poser plusieurs questions : Qu’est-ce que la prospective ? Est-ce que les veilleurs en font ? Quels sont les outils et méthodes ? Et enfin, est-ce que les veilleurs auraient intérêts à rajouter plus couramment cette corde à leur arc ? J’ai interviewé une vingtaine de veilleurs qui font aussi de la prospective pour recueillir leurs visions.

Qu’est-ce que la prospective par rapport à la veille ?
Toutes les personnes interviewées ont du mal à dénouer ces deux activités tant elles sont entrelacées. Tous expliquent que la veille nourrit la prospective. Myriam Dormoy traduit cette idée en quelques mots « Pour faire de la prospective il faut faire d’abord de la veille. La veille est en amont. La prospective découle de la veille. ». (…)

Quelles sont les méthodes en prospective ?
La prospective sourd littéralement du travail de veille. Et tous ont souligné que la première méthode de prospective … est justement de faire de la veille. Elodie Boutemy explique ainsi « La prospective s’est ajoutée de manière très naturelle à la veille. Chaque semaine nous faisons une newsletter et nous avons intégré naturellement les tendances qui se dégagent. En plus de cela, tous les trimestres nous réalisons un travail prospectif : nous relisons nos newsletters des derniers mois, pour analyser sur le long terme les tendances importantes. Il y a ensuite une présentation au COMEX de cette synthèse. » (…)

Quelles sont les outils en prospective ?
On l’a vu plus haut, tous soulignent l’importance des outils de veille classiques. Elisabeth Lavigueur énumère une multitude d’outils : « Les outils d’analyse de texte ou, d’analyse cartographique, comme Xmind ou Gephi. Des outils d’analyse sémantique. Tropes, et QD Miner ». Mais elle va plus loin « L’analyse de données structurées est ancienne. L’analyse de données non structurée est plus récente et plus difficile. (…)

Quelles sont les livrables en prospective ?
La question des livrables est épineuse. Pour beaucoup de veilleurs, il n’y a pas de livrables spécifiques en prospective. Bien sûr on trouvera des notes, rapports, cartographies, … rien de bien différents avec les livrables de veille. Et comme pour la veille, la mise en forme est importante. Hélène Fasquel estime « que le travail d’analyse représente 80% du temps, et le travail de présentation 20%. La capacité à transmettre les informations et de bien présenter nos résultats est très importante. Il faut savoir sublimer les analyses pour avoir un impact sur nos clients internes. » (…)

Finalement, faut-il plus largement investir ce champ d’activité ?
Oui, mais ayons une vision stratégique. Nous allons certainement utiliser de plus en plus d’algorithmes et de solutions d’intelligence artificielle qui permettront de gagner en efficacité pour la collecte et une forme de pré-analyse des informations numériques. L’augmentation exponentielle de données va nous y contraindre. (…)

Il ne tient donc qu’à nous de proposer à nos clients de la prospective. La marche à gravir n’est pas si haute. Nous avons un fond commun en matière d’outils, de méthodes, de clients, de livrables … a nous de jouer.

Jérôme Bondu

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occitanieBonjour,

Je publie une offre d'emploi bien sympatique. N'hésitez pas à relayer. Le début de l'annonce est ci-dessous. Les reste des informations est à retrouver sur Laregion.fr :
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La Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée recherche un veilleur pour l’unité Management des ressources externes sise au sein de la Direction de la Valorisation Stratégique de l’Information. Ce contrat est à durée déterminée pour une première période de 6 mois, de catégorie A à temps complet (35 heures/semaine).

Placé sous l’autorité hiérarchique de l’équipe de direction et au sein d’une équipe bisite, l’agent a pour principales missions :

Gérer et alimenter le dispositif de veille digitale, en lien avec l’équipe :
-  Participer à la mise en place d’un schéma de veille collaborative, des procédures et assurer le suivi des outils de veille ;
-  anticiper les besoins en information et rechercher en continu de nouvelles sources d’informations pertinentes (ciblage, sourcing) ;
-  collecter, recouper, sélectionner les informations ;
-  participer à la capitalisation de l’information sur le portail documentaire
-  participer à la diffusion des informations sous forme de livrables adaptés (alertes, tendances, newsletters) et d’insertion dans le portail de veille ;
-  participer à la mise en place et animation de la communauté de veilleurs et de lecteurs.

Assurer des recherches documentaires et l’accompagnement des utilisateurs, en lien avec l’équipe :
-  recenser et traiter les demandes utilisateurs ;
-  réaliser des recherches d’informations bibliographiques ou factuelles, documentaires, techniques … ;
-  participer à la diffusion sélective de l’information auprès des différents utilisateurs ;

Participer à l’animation globale des espaces de la Documentation et faire de la médiation auprès des usagers, en lien avec l’équipe :
-  participer à la programmation des animations ;
-  préparer et animer des séquences collectives de formation aux outils et pratiques ;
-  participer à la création des supports pédagogiques ;
-  gérer l’organisation matérielle et la communication sur les actions.

Activités secondaires :
-  Rédaction de synthèse et d’analyse ;
-  Participer aux tâches courantes dans l’intérêt du service : diffusion des périodiques, indexation et analyse de documents de la base de bibliothéconomie notamment.

Le reste sur Laregion.fr !

Jerome Bondu





Inforum2019 banner site FR

Je vais avoir le plaisir d'intervenir au colloque "Inforum 2019" intitulé "Stronger together : les pratiques collaboratives en Information & Documentation". Le colloque est organisé par l'ABD Association Belge de Documentation le 9 mai à Bruxelles.

Ma présentation portera sur la Place des outils et des pratiques collaboratives dans la veille.
En quelques lignes :
On serait tenté de dire que faire de la veille et travailler en mode collaboratif sont tellement imbriqués l’un dans l’autre que parler de « veille collaborative » serait presque un pléonasme. En effet, que ce soit durant la phase d’analyse des besoins, de traitement des informations ou de partage des résultats, la dimension collaborative est partout présente. Mais force est de constater que faire du collaboratif est souvent plus un désir qu’une réalité.
Durant cette présentation nous allons tenter de répondre à quatre questions. Pourquoi le collaboratif est une nécessité ? Quels sont les freins ? Quelle méthodologie suivre ? Et finalement quels outils utiliser ?

Au plaisir de vous y retrouver !

Jérôme Bondu

Sur le même sujet, on peut lire :
- La liste des formations que j'assure sur les sujets de la veille et de l'intelligence économique.
- Un article écrit pour I2D "Une veille collaborative… ou rien".
- Un commentaire très sympa d'une personne qui a suivi une de mes formations sur la veille collaborative

 

idriss


J’ai lu « L’âge de la connaissance » d’Idriss Aberkane (interview sur ThinkerView). Ce livre est en quelque sorte la suite de « Libérez votre cerveau » qui avait fait un carton.

Je connais Idriss depuis quelques années. Il m’avait fait le plaisir d’intervenir au Club IES pour une conférence sur l’économie de la connaissance. Ecartons tout de suite la polémique qu’il y a eu sur ses diplômes (je suis personnellement assez en phase avec l'analyse du Précepteur/Youtube). Et voici une petite note de lecture très personnelle.

Ce qui m’a plu : Une vision positive et intéressante du monde de la Connaissance. Si je résume en quelques lignes : Baser notre système économique sur des matières premières épuisables (pétrole, charbon, …) n’est pas durable. Baser notre économie sur la connaissance rend le système pérenne. La connaissance ne se dévalorise pas en se partageant. C’est ce que l’auteur appelle la loi de Soudoplatoff en référence à Serge Soudoplatoff. Il développe en fin d’ouvrage les idées de la blue economy et de biomimétisme. On ne peut qu’être d’accord avec sa vision, qui porte en elle l’espoir d’un monde meilleur.

Mais si j’ai aimé ce livre, je me permets néanmoins de soulever trois petites critiques :

- Premier point : Le problème majeur est que la connaissance engendre des biens matériels ! Et que ces biens matériels ne sont pas « infinis » comme l’est la connaissance. Les conflits, liés à la possession de ces biens matériels dérivés de la connaissance, sont aussi durs que ceux pour la possession des ressources finies. La course à la bombe atomique en est un bon exemple : Pur produit de l’intelligence d’un homme, Einstein, puis développé par un formidable effort de 130 000 personnes dans le cadre du projet Manhattan, pour en faire un outil d’une puissance considérable réservée à une petite élite de pays. Et nous voilà revenus au point de départ d’un monde aux besoins basés sur des ressources limitées. La Connaissance n’est qu’un « état intermédiaire » instable. Assurer sa stabilité est le véritable enjeu ! Et pour cela il faut un effort et des ressources considérables. A mon très petit niveau, en tant que consultant en intelligence économique, j’essaye de mettre en place des flux d’informations pérennes dans les entreprises. Mais comprendre le besoin des managers, trouver les sources d’informations dans et hors de l’entreprise, créer les flux, s’assurer de la valeur des prises de décisions … tout cela requiert beaucoup d’énergie. Idriss pourrait aborder prochainement la problématique de la difficulté de garder la Connaissance dans un état « pur » : partageable et créateur de valeur ! Il y a là un bel enjeu de civilisation.

- Second point : Il vente la nature, qui par essai erreur, a produit les plus hautes technologies que nous peinons à reproduire et que nous ferions bien de re-découvrir et imiter. Il vente dans le même temps le système américain qui permet et valorise l’essai erreur. Le problème est que l’essai erreur dans la nature produit des morts (par exemple l’animal qui n’a pas réussi à échapper à son prédateur). Et que dans le monde de l’entreprise, un mort est un chômeur. Notre société vise justement à limiter les morts économiques. Donc l’essai erreur n’est pas possible. Ou alors avec un sacré parachute et un principe de précaution tel … que l’essai-erreur est vidé de toute substance.

- Dernier point : Il est très virulent sur l’éducation à la française. Il fustige par exemple « L’antique religion du reste-à-ta-place, sanctionnée par ses concours et sa bureaucratie, préférera toujours la conformité à la vérité, et n’aura de cesse d’offrir ses ressources et son autorité à des incompétents … » (p 132) On retrouve assez régulièrement des piques contre les « cadavres spirituels », « bas de plafond » et autres « âmes mortes » (p146). On le sent très revanchard. Son livre aurait mérité plus de nuance sur ce point car cela n’apporte rien à sa thèse sur l’âge de la Connaissance.

L’ensemble est très intéressant, agite les neurones, et mérite une lecture.

Jérôme Bondu




couveture maitriser internet Jerome BonduDans le cadre de la présentation de mon dernier ouvrage "Maîtrisez internet ... avant qu'internet ne vous maîtrise", voici l'introduction des 10 chapitres:

1 Comprendre les grandes révolutions informationnelles

Dans ce premier chapitre, nous évoquerons quelques éléments historiques remarquables. Il n’est naturellement pas question de prétendre à une quelconque exhaustivité ! Mais simplement de rappeler les fondamentaux : nous commencerons par un survol historique de près de 2 500 ans. Puis nous soupèserons l’importance de la révolution numérique que nous sommes en train de vivre. Pour finir sur une sorte de définition de ce qu’est l’intelligence économique.

2 Trouver des informations avec internet

Dans ce second chapitre, nous allons évoquer les techniques de recherche d’informations sur le web. Si le grand public connait essentiellement Google Search, il existe une panoplie d’outils et de techniques pour tirer le meilleur parti de cette immense base de données. Nous verrons successivement comment utiliser des opérateurs de recherche. Comment créer un moteur de recherche personnalisé. Comment créer des alertes, puis des flux RSS. Et enfin, pourquoi s’intéresser à une plateforme de veille professionnelle

3 Compléter la collecte avec le réseau humain

Dans ce troisième chapitre nous nous intéresserons au réseau humain, autre formidable outil de collecte d’informations. Dans une optique résolument opérationnelle, nous allons évoquer les différentes étapes d’une stratégie réseau. Pour finir nous ferons appel à l’éclairage de la sociologie et des disciplines liées à l’analyse du langage non verbal.

4 Analyser les informations

Les chapitres précédents sont consacrés à la collecte d’informations par internet et par le réseau humain. Dans ce quatrième chapitre, nous verrons quelles sont les techniques pour analyser les informations collectées. Nous rappellerons d’abord l’utilité de quelques matrices de gestion. Puis les fondamentaux de l’analyse comparative (benchmark). Nous nous focaliserons ensuite sur l’analyse d’une source (un site internet par exemple) et sur la mesure de son influence. Enfin, sur les techniques de cartographie décisionnelle. La dernière fiche met l’accent sur les ennemis de l’analyse que sont les erreurs de raisonnement : On évoquera les biais cognitifs, les biais décisionnels et les biais d’internet.

5 Diffuser et partager les informations

Dans ce cinquième chapitre nous allons nous pencher sur la diffusion des informations. Nous allons évoquer différents types de support (la lettre de veille, le rapport, la note d'étonnement, le résumé) et les canaux de diffusion (mail, portail, intranet, réseaux internes et externes).

6 Organiser une dynamique de veille dans une organisation

Les précédents chapitres étaient tournés vers les pratiques des utilisateurs. Il est temps d’aborder dans cette sixième partie les aspects organisationnels de la veille. Comment fait-on pour développer une dynamique de veille ? Quelle méthodologie suivre ?
La première étape consiste en une analyse des besoins. Puis, il s’agit de monter un dispositif. Le choix d’un outil adapté est une étape importante. La pratique de la veille demande des compétences et il faudra former certains collaborateurs. Enfin, on veillera à mener une conduite du changement pour s’assurer d’une bonne dynamique d’ensemble.

7 Influencer son environnement

Dans ce septième chapitre nous allons changer d’angle. Jusqu’à présent nous nous étions positionnés en tant que récepteur d’informations. Il est temps de passer à l’offensive et de nous positionner en tant qu’émetteur. Laissons de côté les mécaniques d’influence au niveau étatique (soft power, smart power ) et concentrons-nous sur cinq notions complémentaires : les médias sociaux, le lobbying, la rumeur, les attaques informationnelles et son corollaire avec la gestion de crise.

8 Protéger son patrimoine informationnel

« L’information » est le pétrole du XXIème siècle ! Et comme le pétrole au siècle dernier, l’information est d’ores et déjà enjeu de rivalités, de captations, de vols, de chantages… Dans ce chapitre nous allons évoquer les menaces qui pèsent sur les entreprises et les techniques de protection. D’abord en évoquant le concept de guerre économique, et les différentes formes d'attaques. Puis en décrivant le concept de patrimoine informationnel. Et enfin les notions de sécurité.

9 Comprendre l’étendue de la surveillance généralisée

Dans ce neuvième chapitre, je vous propose un peu de gravité. L’attraction qu’exercent les nouveaux géants de l’internet nous fait dévier d’une route que, dans une logique de puissance et d’indépendance, nous avions patiemment suivie. Cette métaphore va s’éclaircir dès la première fiche consacrée à expliquer les ressorts de la surveillance politique et économique que nous subissons. Puis nous allons analyser les différents soleils de la nouvelle économie que sont Google, Facebook, Apple et quelques autres. Notre voyage s’apparentera à celui d’Ulysse et nous fera aller de Charybde et Scylla. Le pire n’étant pas impossible.

10 Anticiper et réagir avant qu’il ne soit trop tard

Dans ce dixième et dernier chapitre, je vous propose un peu d’anticipation. Le constat dressé plus haut correspond à ce qui se passe aujourd’hui. Demain peut évoluer positivement ou négativement. Cela dépendra grandement de la réaction collective que nous pourrions avoir pour trouver des solutions et reconstruire un espace numérique libre.

Bonne lecture,

Jérôme Bondu

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couveture maitriser internet Jerome BonduVoici quelques bonnes lignes issues du livre ... histoire de vous mettre l'eau à la bouche :

Tout comme un scribe égyptien n’aurait pas pu prévoir l’importance que l’écriture allait revêtir, nous sommes certainement incapables d’envisager toutes les facettes de cette nouvelle accélération.

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La hausse exponentielle de données informationnelles sur internet, couplée avec une baisse des capacités d’analyse, ne produira malheureusement rien de bon. On peut même s’attendre au pire. L’avènement ou le retour d'un régime totalitaire n’est à ce titre pas exclu.

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Clairement, très peu de personnes savent bien utiliser un moteur de recherche. En effet utiliser un moteur de recherche avec deux ou trois mots clés revient à laisser au moteur le choix des résultats qu’il va mettre en avant. C’est confier à l’outil l’effort de réflexion que l’internaute devrait avoir. Cet effort, il va le payer sous une forme particulière : des résultats plus ou moins pertinents, saupoudrés d’annonces publicitaires.

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La révolution numérique a libéré le « marché cognitif ». N’importe qui est maintenant producteur d’informations. Vous-même, lecteur, avez sans doute un profil Facebook, Twitter, LinkedIn ou YouTube. Vous produisez sans doute, ou au moins relayez des informations. Et vous êtes ravi quand d’autres internautes apprécient votre contenu. Bienvenue dans le marché dérégulé de l’attention. Cela a bien sûr d’immenses effets positifs, mais a aussi entraîné des effets pervers.

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On peut voir les phénomènes de rumeur comme incontrôlables. L’analyse du vocabulaire est, à ce titre, révélatrice. On dit qu’une rumeur naît, enfle, disparaît... autant de termes qui évoquent un phénomène mystérieux et impalpable. En réalité, les mécanismes de maîtrise d’une rumeur sont bien connus.

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La sensibilisation des collaborateurs au patrimoine informationnel n’est pas aisée. Car en termes de protection l’accent est souvent mis sur les aspects numériques (virus, attaque informatique...) ce qui tend à masquer un éventail plus large de failles.

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Certains sociologues parlent d’une drogue et de phénomènes d’addiction. Est-ce que ces outils répondent à un besoin si inassouvi que leur face sombre ait à ce point oblitéré notre perception ? Le coût cognitif nécessaire pour une utilisation raisonnée serait trop important. Nous serions dans une forme de schizophrénie avec une double personnalité : celle qui défend bec et ongle ses espaces de liberté, et celle qui offre aux géants du numérique ses données les plus intimes et précieuses.

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Sans vouloir désigner un coupable facile, il faut quand même souligner que ce sont les internautes eux-mêmes qui par méconnaissance des rouages du web ont alimenté les GAFAM et les ont placés en situation monopolistique. Entendons-nous bien. Les GAFAM ont rendu de précieux services, et ne sont pas dangereux en tant que tels. C’est notre inexpérience dans les possibles dérives numériques qui l’est !

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Nous sommes aux balbutiements d’un nouveau monde. Nous voyons émerger cette innovation sous nos yeux et sommes émerveillés. En réalité nous sommes comme un lapin au milieu des « routes de l’information », ébloui par les phares surpuissants des nouveaux géants du web  qui nous foncent dessus et nous tétanisent.

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Nous avons un monde à construire, et cette perspective est réellement réjouissante ! Construire avec les bénéfices qu’apportent ces innovations. Tout en minimisant les effets cognitifs négatifs, la dépendance informationnelle de l’Europe, et la destruction de la vie privée.

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couveture maitriser internet Jerome Bondu

Voici le sommaire complet du livre "Maîtrisez internet … avant qu’internet ne vous maîtrise !"

 

Préface d'Alain Juillet
Introduction - Pourquoi ce livre ?

1- Comprendre les grandes révolutions informationnelles
Les origines de la veille et de l’intelligence économique
Les cinq révolutions informationnelles
Les caractéristiques de la révolution en cours
L’intelligence économique en tant que discipline

2- Trouver des informations avec internet
Utiliser les opérateurs de recherche
Créer un moteur de recherche personnalisé
Enregistrer des alertes
Maitriser les flux RSS
Utiliser une plateforme de veille

3- Compléter la collecte avec le réseau humain
Se fixer un objectif
Développer son réseau humain
Cartographier son réseau
Utiliser son réseau
Prendre en compte le langage non verbal

4- Analyser les informations
Utiliser les matrices de gestion
Mener une étude comparative
Cartographier l’information
Analyser une source
Prendre en compte les biais cognitifs

5- Diffuser et partager les informations
Produire une lettre de veille et un rapport
Produire une note d'étonnement
Produire un résumé et une synthèse
Diffuser par mail, portail ou RSE
Diffuser via les réseaux internes
Diffuser via les réseaux externes

6- Organiser une dynamique de veille dans une organisation
Analyser les besoins
Monter un dispositif de veille
Choisir les outils
Former les collaborateurs
Conduire le changement

7- Influencer son environnement
Communiquer dans les médias sociaux
Faire du lobbying
Maîtriser la rumeur
Parer aux attaques informationnelles
Gérer une crise

8- Protéger son patrimoine informationnel
Connaître le concept de guerre économique
Connaître les différentes formes d’attaques
Mesurer le patrimoine informationnel et les risques
Sécuriser
Sensibiliser

9- Comprendre l’étendue de la surveillance généralisée
Surveillance politique et économique
Surveillance du grand frère Google
Surveillance du petit frère Androïd
Surveillance de Facebook
Surveillance des autres

10- Anticiper et réagir avant qu’il ne soit trop tard
Anticiper les problèmes futurs
Analyser les réactions des internautes
Comprendre l’inertie ambiante
Trouver des solutions
Reconstruire

Conclusion
Postface de Luc Doublet

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Symphonie du vivantJ’ai lu Symphonie du vivant de Joel de Rosnay. J’étais intéressé par le parallèle imaginé par l’auteur entre ADN biologique et ADN numérique.

Il développe dans un premier temps une description de ce qu’est l’ADN et la génétique, et surtout de ce qu’est l’épigénétique.
- Si notre ADN contient le plan général de ce que nous sommes, tout n’est pas inscrit en nous. Et selon ce que nous mangeons, faisons, pensons… nous pouvons modifier (améliorer ou détériorer) notre santé, notre moral et notre longévité.
- Evidemment, dit de cette manière cela semble une tautologie, mais le développement de l’épigénétique a été une petite révolution dans le domaine de la santé. Ecoutez plutôt l’auteur qui explique très bien cela dans cette courte vidéo.

Il envisage dans un second temps que l’ensemble des codes et algorithmes qui constituent l’ossature d’internet soit une forme d’ADN. Et partant de là, il imagine un équivalent de l’épigénétique qu’il appelle épimémétique. Il a formé ce néologisme à partir du mot « mèmes », sorte de réplication, qui symbolise selon lui notre pouvoir d’orientation (de co-construction en continu) du web.
Il évoque longuement notre capacité à changer, améliorer, orienter positivement l’internet. Il estime que la France, où l’on trouve un grand nombre d’entreprises mutualistes et où s’épanoui une formation de collaboration, est bien placé pour utiliser cet épimémétique.

Clairement, l’auteur est un monstre de connaissances et je ne vais pas m’hasarder à critiquer sa pensée. Mon commentaire est donc plus du côté du ressenti que de l’argumentation logique.
- Je suis moins techno-enthousiaste que lui. Il me semble que la difficulté pour l’immense majorité de la population à bien utiliser le web n’est pas réjouissante.
- Pire, il me semble qu’assez peu de structures vont tirer leur épingle du jeu. Il y aura quelques grands gagnants de cette révolution numérique, des californiennes, des chinoises, … et peu d’européennes. Et le sentiment de liberté que charrie le web est un leurre.

Cette divergence de point de vue ne doit néanmoins pas vous détourner de cet ouvrage. J’en recommande la lecture pour la capacité de l’auteur à dépeindre le concept très intéressant d’épimémétique.

Jérôme Bondu






Un fauteuil sur la SeineJ’ai lu et beaucoup aimé « Un fauteuil sur la seine » d’Amin Maalouf.
L’auteur retrace l’histoire des 18 titulaires du siège numéro 29 de l’Académie Française, celui-là même que l’auteur occupe actuellement. Et certains prédécesseurs ont eu un parcours pour le moins éblouissant, tel Claude Levi-Strauss, Claude Bernard ou Ernest Renan. Amin Maalouf témoigne d’une belle culture historique et son ouvrage se lit aussi facilement qu’une bande dessinée.

Mais si j’en relate la lecture dans ce blog c’est à cause d’une citation du grand anthropologue, auteur de Tristes Tropiques, en conclusion : « L’humanité s’installe dans la monoculture ; elle s’apprête à produire la civilisation en masse, comme la betterave. Son ordinaire ne comportera plus que ce plat ».

Claude Levi-Strauss s’est éteint le 30 octobre 2009, soit près de 10 ans après le développement de Google, 5 après la création de Facebook. Je ne sais pas si, comme Michel Serre, il était techno-enthousiaste ou s’il voyait dans les GAFAM les producteurs d’une supra-monoculture qui allait tout écraser. En tout cas, il est plus que jamais essentiel de retrouver une culture historique et profondeur de réflexion. Ce livre y concoure avec bonheur.

Jérôme Bondu

lebihanLe jeudi 4 mai 2017 à 19H30
Le Club IES de l’IAE de Paris Alumni
En partenariat avec le réseau Inter-Ligere Paris
Vous invite à sa 134ème conférence-débat sur le thème :


FAIRE FACE A LA REDUCTION DE LA PENSEE CRITIQUE
Comment développer une pensée heuristique ?

Par Frédéric le Bihan

Inscription en ligne 
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THEME :
Partant de son expérience de « cartographe de l’information », Frédéric Le Bihan s’interrogera sur la réduction de la pensée critique et sur les problématiques de créativité.
Son intervention s'articulera en trois parties :
- Les pathologies actuelles : difficulté de concentration, papillonnage, sollicitions permanente …
- La cartographie comme outil de réflexion.
- Méthodologies opérationnelles.

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INTERVENANT :
Fondateur du blog mapping-experts.fr, premier site français de référence sur la carte heuristique, Frédéric Le Bihan est aujourd’hui considéré comme le chef de file de sa discipline. Il enseigne la carte heuristique dans différentes écoles telles que l'ENSAM (École Nationale Supérieure des Arts et Métiers de Paris) et l'IFM Institut Français de la Mode. Il est expert APM
Il est auteur de : « Organisez vos idées avec le Mind Mapping » (éditions Dunod – 19 mars 2014) ; « Organisez vos formations avec le Mind Mapping » (éditions Dunod – 26 septembre 2012) ; « Présentation Design » (éditions LEDUC.S – 5 avril 2014)

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DÉROULEMENT DE LA SOIRÉE :
19h15 - 19h30 : Accueil des participants par Jérôme Bondu
19h30 - 20h15 : Intervention de Frédéric Le Bihan
20h15 - 21h00 : Débat avec la salle
21h00 – 21h45 : Cocktail dînatoire

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LIEU :
IAE de Paris – Bâtiment D
12 Rue Jean Antoine de Baïf – 75013 PARIS
Métro : Bibliothèque François Mitterrand

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INSCRIPTION OBLIGATOIRE :
Inscription en ligne ou par chèque.
- 6€ pour les membres de l’AAE IAE.
- 16€ pour les non membres, dont 10 € remboursés aux IAE en cas de cotisation payée sur place ou dans la semaine qui suit l'événement.

Jérôme Bondu