J'ai eu le plaisir de croiser lors de la dernière soirée des anciens du Celsa (Cels & Co) Mme Emmanuelle Ruette-Guyot, qui vient de publier un ouvrage intitulé « Web 2.0 : la communication iter-@ctive», coécrit avec Serge Leclerc.
Voici quelques extraits de l'introduction, publiés avec l'aimable autorisation de l'auteure et de l'éditeur Economica.

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Extraits :

La fin des médias de masse ?

Les médias traditionnels ont bâti leur hégémonie sociale et leur succès commercial sur une recette assez simple : développer des auditoires en offrant des contenus de divertissement et d'information liés aux centres d'intérêt du plus grand nombre, pour ensuite vendre ces auditoires aux annonceurs. (?)

 

La fin des sites web comme média ?

En quelques années à peine, un nouveau web, que d'aucuns ont appelé le « web 2.0 », a vu le jour et a donné à l'usager tous les outils lui permettant de bouleverser l'ordre établi de l'industrie des médias, incluant celle encore naissante des médias web. (?)

 

Le web 2.0 présente une dynamique qui sape les bases de cette industrie. Il offre à l'internaute des outils accessibles, conviviaux et gratuits lui permettant de jouer tous les rôles qui lui échappaient auparavant. (?)

 

La fin des internautes passifs ?

Dans ce modèle émergent, l'internaute consommateur de contenus web laisse place à un nouveau type d'usager : un usager créateur, remixeur, relayeur et, évidemment, consommateur de contenus. (?)

 

[L'auteur] propose une nouvelle segmentation en fonction de six rôles types que les usagers peuvent assumer dans leur utilisation d'Internet ; un usager pouvant combiner plusieurs de ces rôles.
- Les créateurs
- Les critiques
- Les collectionneurs
- Les réseauteurs (joiners)
- Les spectateurs
- Les inactifs
(?)

 

La fin des professionnels de la communication ?

L'entrée en scène d'un « usager-communicant » ne se fait pas sans conséquence pour les élites de l'industrie des communications. Lentement, il s'approprie une place grandissante dans une fonction qui était, jusqu'alors, la chasse gardée des professionnels. Avec des résultats qui ne cessent d'étonner. (?)

 

L'émergence de ce nouvel « usager-communicant » se jumelle à un autre phénomène, plus inquiétant encore pour les professionnels de la communication.

Aux yeux de la population en général, les publicitaires, les communicants et les journalistes sont en perte de crédibilité. Pendant ce temps, qui gagne en crédibilité aux yeux des consommateurs-citoyens ? Des gens « comme vous et moi ». (?)

 

La question n'est donc plus de savoir si ces nouveaux outils auront un impact. La question est de savoir à quel rythme ce bouleversement s'accélérera pour faire basculer les fondements du métier de communicateur.

Les chapitres 1 à 4 du présent ouvrage présentent dans ses manifestations les plus concrètes cette révolution qui est en marche aujourd'hui sur le web. Avec les blogs, réseaux sociaux, sites de partage, univers virtuels, services mobiles, l'internaute n'est plus seulement consommateur de contenus web. Il agit, réagit, interagit, seul ou en groupe, quand il veut et où qu'il soit.

Le chapitre 5 est important. On y trouve la description de six cas d'organisations qui ont entrepris d'explorer cette nouvelle réalité des médias sociaux et du web 2.0. Leurs observations, réflexions et expériences représentent les premières manifestations concrètes d' une nouvelle communication qui, timidement mais résolument, prend forme sous nos yeux : la communication « iter-@ctive ».

Le chapitre 6 jette les premiers jalons d'une approche qui devrait amener les communicants à réinventer leurs stratégies et leurs postures de communication et à repenser leur rôle de communicants : la démarche « iter-@ctive ».

 

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Ca donne envie de continuer ?

Préface de Véronique Richard et Bernard Motulsky.