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harari 21 leconsComme ses précédents ouvrages, Sapiens et Homo Deus, le dernier livre de Yuval Noah Harari 21 leçons pour le XXIe siècle est très intéressant.

Je ne vais pas résumer le livre car d’autres billets l’ont fait très bien, mais je vais distinguer quelques réflexions qui m’ont particulièrement marqué. Tout ce qui est entre guillemet est de l’auteur.

Un vote n’est pas une action rationnelle mais action sentimentale. On ne pèse jamais objectivement le pour le contre d’un vote, on se laisse guider par notre ressenti. Or si un jour les patrons des GAFAM ou des BATX arrivent à modifier notre ressenti, ils auront une emprise sur notre vote. Les implications pour le modèle démocratique sont abyssales. La démocratie pourra donc un jour se faire hacker. « Cette façon de s’en remettre à son cœur pourrait se révéler le talon d’Achille de la démocratie libérale. Car du jour où, à Pékin ou San Francisco, quelqu’un disposera de la capacité technique de pirater et manipuler le cœur humain, la politique démocratique se transformera en un spectacle de marionnette émotionnelle ». (page 64)

La démocratie repose sur une diffusion de la prise de décision à différents échelons : nationaux, régionaux, locaux, … Au contraire la dictature repose sur une prise de décision hyper centralisée. C’est ce qui fait sa faiblesse, et que jusqu’à présent, cette hypercentralisation a toujours fait s’effondrer les dictatures. Mais avec l’intelligence artificielle, cette centralisation de la prise de décision a du sens car plus on nourrit les algorithmes, plus ils peuvent prendre des décisions pertinentes. Il y a donc un risque de voir des dictatures réussir là où auparavant elles échouaient. « Avec l’IA, le balancier pourrait bientôt repartir dans la direction opposée. L’IA permet de traiter centralement d’énormes quantités d’informations. De fait, elle pourrait rendre les systèmes centralisés bien plus efficaces que les systèmes diffus… » (page 84) et on peut lire aussi page 90 « Si nous n’y prenons garde, nous nous retrouverons avec des êtres humains déclassés utilisant à mauvais escient des ordinateurs améliorés… ».

La partie « Qui possède les data ? » est particulièrement intéressante. Harari commence par rappeler dans un raccourci dont il a le secret, que pendant longtemps l’actif ayant le plus de valeur a été la terre, puis les moyens de production, et enfin aujourd’hui la data ! Si les deux premiers actifs ont créé d’abord des artistocrates (face aux roturiers), puis les capitalistes (face aux prolétaires), le changement radical de la révolution en cours est que les possesseurs de la data risquent de devenir une « espèce différente » de la nôtre, du fait de la maîtrise de la biologie.
Si les GAFAM font peur il n’y a pas de solution facile : car « donner à l’Etat mandat de nationaliser les data freinera probablement le pouvoir des grandes sociétés, mais risque aussi d’aboutir à de sinistres dictatures digitales » (page 97). Et l’auteur d’aboutir à cette question « comment réglementer la propriété des data ? Ce pourrait bien être la question politique la plus importante de notre époque ».

La menace d’une uniformisation mondiale est aussi pointée du doigt. Et Harari vante « la voie esquissée par la Constitution de l’Union européenne, quand elle déclare que « les peuples d’Europe, tout en restant fiers de leur identité et de leur histoire nationales, sont résolus à dépasser leurs anciennes divisions et, unis d’une manière sans cesse plus étroite, à forger leur destin commun » (page 143).

Il souligne aussi le tort que nous avons à nous voir comme des êtres rationnels. La pensée libérale nous a fait croire que nous étions des agents rationnels indépendants. « La démocratie se fonde sur l’idée que l’électeur sait à quoi s’en tenir ; le capitalisme du marché croit que le client a toujours raison ; et l’enseignement libéral que les étudiants pensent par eux-mêmes. On a tort… » Et il développe plus loin l’idée similaire selon laquelle nous serions des internautes rationnels et capables ! C’est la mère de toutes les erreurs. Il cite deux chercheurs Steven Sloman et Philip Fernbach qui ont appelé cela « l’illusion de connaissance ». La démonstration au grand public qu’il ne sait en réalité pas, que sa maîtrise est une illusion, est compliquée pour deux raisons : « Il est peu probable que fournir des informations plus nombreuses et plus fiables arrange les choses (…) La plupart des gens n’aiment pas l’excès de faits et ont horreur de passer pour des idiots » (page 239). Comment bien agir dans ces conditions ? L’auteur évoque comme solution de replis « la morale des intentions » (p 244). Si l’on pense bien, alors tout va bien. Mais il souligne plus loin que cela ne tient pas, et rappelle que les acteurs de la barbarie nazie pouvaient individuellement penser que leur conduite respecte leur morale. Il conclue que « La vérité amère est que le monde est devenu tout simplement trop compliqué pour nos cerveaux de chasseurs-cueilleurs. Les injustices du monde contemporain résultent pour la plupart de biais structurels de grande échelle plutôt que de préjugés individuels » (p 246).

Dans la partie « s’extraire de la machine à laver le cerveau » il revient sur l’accord de dupe qui est fait avec les GAFAM. Nous n’avons pas voulu payer 30 euros par mois pour avoir des informations fiables. Mais nous acceptons de se faire laver le cerveau une heure par jour en échange de quoi les GAFAM ne nous font rien payer. (p 263). « Coca-cola, Amazon, Baidu et l’Etat sont tous engagés dans une course pour vous hacker, vous pirater. Pas uniquement votre smartphone, votre ordinateur ou votre compte en banque, mais vous-même et votre système opératoire organique. (…) En vérité, nous sommes entrés dans l’ère du hacking des êtres humains » (p 288).

Inutile de dire que j’en recommande chaudement la lecture.

Jérôme Bondu

Pour retrouver toutes mes notes de lectures, copiez collez dans G$$gle cette requête
intitle:"A lire" site:inter-ligere.fr (ou cliquez ici)

 

 

 

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carto

Dans le cadre de ma dernière intervention à Centrale Lille sur l’intelligence économique, j’ai proposé un petit TD avec l’outil de cartographie Gephi. Les étudiants ont choisi d’analyser l’utilisation des termes liberté, égalité et fraternité dans la presse. Je vous propose dans ce billet de voir le mode opératoire, les résultats, et pour finir les biais méthodologiques.

Mode opératoire :
Les étudiants ont interrogé G$$gle Actualité avec trois requêtes complexes sur le modèle :
 intitle:liberté intitle:politique OR intitle:société
Avec un filtre temporel de mois d’un an. Et une subtilité supplémentaire dont nous parlerons plus bas.
L’idée d’imposer les mots « politique » ou « société » visait à s’assurer qu’il s’agisse d’articles dans le champ du politique ou du social. Sinon, nous allions être submergé par des articles non pertinents comme par exemple des résultats sportifs : « égalité lors du match entre le club truc et machin ».
(nb : ceux que cette requête laissent perplexes doivent de toute urgence consulter la formation sur les techniques de recherche ;-)

Nous avons ensuite compilé les résultats des trois requêtes dans un tableur.
Puis avons intégré les données dans Gephi.

Résultats :
Comme on peut le voir très facilement sur le graphe :
-Le mot « liberté » est le plus présent dans les titres des articles (79 occurrences).
-Le mot « égalité » est le second plus présent avec 56 occurrences.
-La « fraternité » est le parent pauvre avec seules dix petites occurrences.

Le Monde utilise plus le mot égalité dans ses titres, tandis que Le Figaro utilise plus le mot liberté.
Parmi les rares journaux qui ont significativement utilisé le mot fraternité dans leurs titres, on trouve La Croix, Famille Chrétienne et l’Agence Bretagne Presse…

Sur la période écoulée, DNA, l’Obs, Le Parisien, … n’ont jamais utilisé le mot égalité dans les titres.
Inversement RTL, France Inter, La Voix du Nord, L’Alsace, … n’ont jamais utilisé le mot liberté.

Une surprise :
liberté politiqueNotre travail de requêtage nous a amené à découvrir une source d’information assez cocasse : « La Fondation de service politique » a qui littéralement submergé nos premiers résultats. Cette fondation a réussi à « tromper » les algorithmes de Google dans le sens où une de ses rubriques s’intitule « liberté politique ». Et avec notre requête intitle:liberté intitle:politique OR intitle:société nous tombions sur 1600 résultats provenant de cette source, sur un total de 2200 résultats en tout ! A tel point que nous avons dû l’exclure purement et simplement avec la requête :
Intitle:liberté intitle:politique OR intitle:société -site:libertepolitique.com


Biais :
Pour finir ce court billet, il faut souligner les biais méthodologiques. Cette étude a été menée en classe en une vingtaine de minutes pour illustrer des techniques en analyse des informations. Parmi les biais on peut citer :
-    Evidemment, G$$gle Actualité n’est pas représentatif de toute la presse.
-    Ensuite, nous avons choisi une période de temps courte, et qui n’est pas représentative de l’utilisation de ces mots sur le temps long.
-    Détecter ces mots dans le titre, sans prendre en compte leur présence dans le corps du texte est aussi un parti pris.
-    La volonté d’imposer les mots « politique » et « social » est bien sûr restrictive.
-    Enfin, comme vu plus haut, nous avons dû exclure une source !

En conclusion, cette étude démontre la force d’une bonne interrogation d’un moteur de recherche couplé avec une bonne visualisation des résultats. Deux principes qui forment avec la maîtrise de l’influence et de la sécurité informationnelle l’ossature de l’intelligence économique.  

Jérôme Bondu


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couveture maitriser internet Jerome BonduMon dernier livre est commercialisé depuis maintenant quelques semaines, et j'ai reçu des premiers commentaires. Avec l'accord de leurs auteurs, je les publie ci-dessous.
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Je recommande le dernier livre de Jérôme Bondu qui est une mine d'informations. Il sera utile tant à l'internaute novice pour les techniques et conseils qu'il prodigue que pour l'internaute plus aguerri en lui offrant un recul sur son utilisation au quotidien avec les dessous de l'internetisation de la société.

David Fayon
Time To Test Program Director - Le Groupe La Poste
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De la maîtrise des moteurs de recherche à l’analyse des informations sans oublier leur diffusion et partage, Jérôme Bondu aborde également dans son dernier livre "Maîtrisez internet … avant qu’internet ne vous maîtrise", toutes les facettes de l’intelligence économique et stratégique : de la collecte d’information avec le réseau humain, l’influence, la protection de son patrimoine informationnel… Merci Jérôme pour cette lecture très enrichissante et vivement recommandée !
 
Nathalie Tuel
Veilleur et analyste technologique
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Merci à Jérôme Bondu pour la dédicace de son livre « Maîtrisez internet... avant qu’il ne vous maîtrise ».
La personne à qui je l’ai offert et qui l’a entamé, m’a dit (tel que !) : « Qu’est-ce que c’est clair, on comprend tout ! Sujets pourtant pas franchement simples ou facile d’accès... »

Frédéric Crespo
Chargé de communication, Social Manager, Veilleur
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Votre ouvrage est limpide, très bien documenté : les notes de bas de pages, les références pour aller plus loin (le "Recherche éveillé" de B. Foenix-Riou est toujours d'actualité) et couvre très bien le sujet, y compris les aspects liés à la formation et la cartographie des réseaux.
En résumé, c'est un très bon ouvrage qui ne sombre pas dans le fétichisme technologique cher à Alain Bauer comme c'est parfois le cas des ouvrages d'IE. J'attends votre prochain ouvrage avec impatience.

Pascal Tartarin
Data Scientist
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Un ouvrage complet et facile d'accès pour qui souhaite prendre la vraie mesure des enjeux de l'information à l'ère du big data, de l'IA et des Gafam.
Un constat clair et implacable sur l'État de dépendance informationnelle et relationnelle qu'individus et sociétés en réseaux entretiennent, en parfaits somnambules, avec les grands maîtres de l'Internet.
Un ouvrage de synthèse ancré dans le présent, truffé de références et exemples, qui souligne l'urgence d'un sursaut de conscience, individuelle, collective, étatique et européenne face à notre triste destin de "colonies numériques ". Nos enfants devraient le lire en priorité !

Bertrand Charles
Fondateur et Directeur général de Consors Intelligence 


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Bondu FayonLors de ma dernière rencontre avec David Fayon nous avons échangé sur notre vision partagée de la révolution numérique et sur le concept de souveraineté numérique. Voici en quelques lignes un partage de nos réflexions.

David a exprimé la nécessité d'un ministère de la société numérique qui serait transverse, car la question du numérique adresse tous les ministères (Education, Justice, Intérieur, Economie et Finances, etc.). Le Secrétariat d'Etat actuel n'a pas l'envergure nécessaire et est plus focalisé sur la communication numérique que sur le numérique dans son ensemble.
Je partage tout à fait son analyse sur l'importance de hausser le rayon d'action au plus haut niveau.

Il a évoqué ensuite l'importance de passer d'un mode en silo à un mode collaboratif pour tous les acteurs du numérique : créer plus de porosité entre les mondes de la recherche, de l'enseignement, des entreprises, des start-up et même de la défense, comme c'est le cas aux Etats-Unis et en Israël. Là encore, accord total.

Il a abordé ensuite le sujet de la lutte contre la fracture numérique. Selon lui un service citoyen de six mois permettrait - entre autres projets - un échange intergénérationnel, entre urbains et ruraux, entre catégories socio-professionnelles différentes, et permettrait via des formations de réduire la fracture numérique.
Ma préoccupation ne porte pas sur ce sujet. Pour moi, la fracture la plus préoccupante est celle qui se fait entre les géants de la tech (les GAFAM, NATU et BATX) et nous autres, dindons de la farce, européens. Néanmoins, je le rejoins sur l’importance d’une prise de conscience qui se fasse à tous les niveaux de la société.

Glissant d'un sujet à un autre, il a ensuite insisté sur l'importance de changer l'état d'esprit des Français par rapport à la prise d'initiative et le droit à l'erreur. Nous sommes loin d'être une "start-up nation" à la différence d'Israël. Etre une start-up nation impose des choses dures : accepter de ne pas se verser de salaire pendant deux ans avant éventuellement de lever des fonds, de travailler 60 heures par semaine, avec toutes les difficultés que l’on peut imaginer.
Etant moi-même créateur d'un cabinet de conseil, j'ai ressenti les affres de la création d'entreprise, de la prise de risque personnelle, et du manque de "parachute" en cas d'échec. Le fait qui m'a le plus marqué durant les premiers mois de création est que si j'échouais je n'aurai pas droit aux ASSEDIC. C'est fou ! Le créateur prend des risques insensés pour développer une activité, et en retour, n'a pas la protection minimale d'un salarié. Cette règle idiote m'a empêché de dormir quelque temps...

Dans une vision stratégique de ce que peut faire la France, David rappelle qu'il faut se focaliser sur ses forces plutôt que de penser à rattraper ses faiblesses, sachant par ailleurs que nous n’avons pas la taille critique des Etats-Unis ou de la Chine. Partant de là, il m'a expliqué ne pas soutenir l'idée d'un système d'exploitation « Made in France », en appuyant sa thèse sur les précédents grands projets avortés comme Quaero (même si Qwant semble percer actuellement) ou Galileo. Et propose plutôt de nous focaliser sur la maîtrise des données personnelles.
Sur ce sujet, j'ai une vision radicalement différente. A mes yeux il faut coûte que coûte que nous puissions acquérir une indépendance sur cette "couche" essentielle du monde informatique. J'ai bien aussi en tête les échecs d'opérations comme le cloud souverain. Mais qu’importe, notre indépendance informationnelle passera pas là, ou ne passera pas ! Et rajouterai même que nous (les Européens) devons recréer une industrie du matériel informatique. Car un matériel n’est jamais inerte, il contient toujours une couche logicielle. Or la maitrise de cette première couche est essentielle dans une optique de souveraineté numérique. Elle peut être vérolée, contenir une porte dérobée (back door) et alimenter en information son constructeur.

David propose aussi de raisonner en termes d’accès à des plateformes et APIs ouvertes, pour que les acteurs français présents et à venir puissent viser dès le départ une dimension internationale et le développement d’un écosystème.
Là-dessus, rien à redire, c’est le sens de l’histoire. On ne prospère dans un réseau que sous forme de réseau. La centralisation est inopérante.

Revenant sur ma focalisation (OK on peut dire aussi sur mon obsession ;-) sur Google, il faut selon lui plus largement viser les GAFAMI (I pour IBM) et les homologues Chinois. Comme moi, il regrette que l'on assiste en tant que spectateur et non plus en tant qu'acteur au match Etats-Unis contre Chine pour la suprématie planétaire qui passe par le numérique.
Je ne peux qu’abonder dans son sens.

Reprenant le titre de mon dernier livre, il a conclu notre entretien en affirmant qu'il est crucial de "maîtriser Internet plutôt que d'être maîtrisé" et manipulé par les GAFAM qui savent plus de nous que nous-mêmes. La puissance des géants de la tech est telle qu'ils peuvent anticiper notre inconscient et notre subconscient.
La encore, nous sommes en phase, c'est la thèse que je défends dans mon ouvrage.

D'un commun accord, David et moi avons décidé de rendre public cet échange privé, partant du principe que l'intelligence est un phénomène collectif et non individuel.
Nous prévoyons d'autres échanges, pourquoi pas avec plus de monde (y a-t-il des amateurs ?) ... Le Club IES pourrait offrir le cadre d'un prochain échange ;-)

Amicalement,
Jérôme Bondu

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fichier perso 0
Lors d’une récente formation sur les techniques de recherche et de veille, je suis encore tombé sur un beau petit tableau excel.
Je l’ai trouvé alors que j’illustrais la force des opérateurs de recherche (site: intitle: filetype:) et l’importance de leur utilisation quand on veut maîtriser le web. En effet une requête un peu complexe vous apporte des documents très ciblés, par exemple issus d’un site spécifique, contenant des mots dans le titre, ou dans un format requis.

En l'occurrence vous avez sous les yeux une petite partie de ce tableau qui comporte 16 feuilles. La feuille à l'écran comporte 150 contacts de sages-femmes. J'ai bien sûr contacté le groupe hospitalier qui a laissé par erreur ce fichier trainer sur ses serveurs et que Google s'est fait un plaisir d'indexer.

Le plus beau tableau excel trouvé (en 20 ans de carrière ;-) faisait 38 000 lignes avec des données nominatives (nom, prénom, adresse, tel, mail, …) ! On appelle cela du Google Hacking.

Il est essentiel d’assurer la sécurité de ce genre de document. Et il est important de populariser les véritables techniques de recherche pour en finir avec des moteurs de recherche dont la principale finalité est de vous servir des données soupoudrées de publicités, tout en collectant vos informations de navigation.

Pour en savoir plus … il y a mon dernier livre … et puis les formations professionnelles en veille, intelligence économique et sécurité ;-)

Jérôme Bondu