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covid2Dans le cadre d’une formation en veille stratégique auprès des Executive Master de l’IESEG, nous avons mené un atelier d’analyse cartographique.
Il s’agissait d’analyser avec quels mots clés négatifs le coronavirus était associé. Voici les 7 mots clés sélectionnées : danger, crise, épidémie, contagion, panique, pandémie, mort.


Méthodologie


Nous avons interrogé Google Actualité sur les dernières 24 heures. Voici les 7 requêtes que nous avons créés
- intitle:coronavirus OR intitle:covid-19 intitle:épidémie
- intitle:coronavirus OR intitle:covid-19 intitle:danger
- intitle:coronavirus OR intitle:covid-19 intitle:crise
- intitle:coronavirus OR intitle:covid-19 intitle:contagion
- intitle:coronavirus OR intitle:covid-19 intitle:pandémie
- intitle:coronavirus OR intitle:covid-19 intitle:mort

covidJPG


Analyse


Après une collecte des résultats et un petit dépouillement dans un tableur, voici le graphe :
- On y voit que le mot "épidémie" est de loin le plus utilisé.
- Suivi du mot "crise"
- "Mort", "contagion" et "danger" sont à peu près à égalité.
- Viennent les mots "panique" et "pandémie" en queue de peloton.

On voit aussi qu’il y a quelques sources qui sont centrales, dans le sens où elles utilisent plusieurs des mots clés.
- Ainsi BreakingNews est lié à quatre des mots clés : épidémie, crise, contagion et danger.
- Pour BFMTV, ce sont les mots : épidémie, crises et mort.
 

covid3

- Le Figaro, joue sur la panique et la crise.
- France Soir et Sciences et Avenir, ne parlent que de crise.
 covid4


Un grand merci à la super promo de cette année ;-) Composée de Alexandre Poitou, Cécile Tapinoy, Cédric Moretau, Céleste Faivre, Elodie Saint-Cyr, Figen Kaybal, Gautier Grellety, Johann Lacroix, Juliette Bodet Prattico, Laurent Benard, Marina Ubeda, Maxime Jacobus, Miguel Dos Santos, Nathalie Moser Ribeiro, Nicolas Girard-Cheron, Papa Amadou Sarr, Rosine Trival, Sebastien Millanvoye, Sébastien Pannetier, Sidy Mohamed Cissé, Stéphan Sautron, Thibaut Duret.

Jérôme Bondu

NB : j’explique en détail les biais méthodologiques de ce type d’étude, notamment dans les articles :
- Quelles entreprises font le plus d’Intelligence Economique ?
- Professionnels de l'Intelligence Economique : Trouverez-vous votre profil Linkedin sur Google ou Bing ?
- Les professionnels de l’IE font-ils vraiment de la veille, de l’influence et de la sécurité économique ?


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web20 15ans et aprèsJ'ai eu le grand plaisir de participer au livre "Web 2.0 15 ans déjà et après ?" coordonné par Fadhila Brahimi et David Fayon. J'ai pu développer l'idée d'une nécessaire réappropriation du web par les internautes, et du danger de la centralisation du pouvoir par les GAFAM et BATXH.

57 pionniers francophone du Web 2.0

Je suis en très bonne compagnie avec 57 pionniers francophone du Web 2.0 et excellents professionnels. Le livre a été préfacé par Claudie Haigneré, première spationaute française et européenne. L'ouvrage a été intelligemment découpé en 15 chapitres (pour les 15 ans du web 2.0) et le tout fait 365 pages ! On y trouvera les repères, les révolutions et les relations bouleversées ou générées par le Web 2.0. Ce livre a vocation à devenir LE livre de référence sur le Web 2.0 Internet est un magnifique outil d'épanouissement et le collectif a voulu dresser sept pistes pour réenchanter Internet !

Sommaire Web 2.0 15 ans déjà et après ?

Introduction : Le pourquoi du livre
Chapitre 1 – Repères historiques
Chapitre 2 – La conquête du Web par les pionniers
Chapitre 3 – Révolution économique
Chapitre 4 – Révolution politique
Chapitre 5 – Révolution juridique
Chapitre 6 – Révolution culturelle
Chapitre 7 – Révolution des usages
Chapitre 8 – Relation à soi et aux autres
Chapitre 9 – Relation à l’information
Chapitre 10 – Relation avec les marques
Chapitre 11 – Relation au travail
Chapitre 12 – Relation aux mondes virtuels (et réels)
Chapitre 13 – Relation aux mondes réels (et virtuels)
Chapitre 14 – Retour vers le futur
Chapitre 15 – Et d’ici 2035 ?
Conclusion : Et après ?


On peut lire sur la 4e de couverture :


"En 15 ans, le Web 2.0 a radicalement transformé notre façon de travailler, de consommer, de vendre, de communiquer… Les technologies (mobile et tablette, 3G ou 4G, médias sociaux, big data, intelligence artificielle, etc.) ont bouleversé nos sphères de vie et notre rapport aux individus, à l’information, aux objets… 57 pionniers vous proposent d’explorer rétrospectivement les conséquences du digital sur notre société (économie, politique, juridique, culturel…). Le but : imaginer 7 pistes de réenchantement pour un futur numérique plus sain et plus responsable face à la domination des géants d’Internet, GAFA (Google Apple Facebook Amazon) et BATX (Baidu Alibaba Tencent Xiaomi)."


Avec les experts


Farid Arab . Thierry de Baillon . Christine Balagué . Éric Barbry . Beer Bergman . Olivier Berlingué . Nicolas Bermond . Fanny Berrebi . Michelle Blanc . Jérôme Bondu . Fadhila Brahimi . Frédéric Canevet . Dominique Cardon . Nicolas Celic . Cyrille Chaudoit . Jean-Pierre Corniou . Céline Crespin . André Dan . Yannis Delmas-Rigoutsos . Damien Douani . Antoine Dubuquoy . Jean-Philippe Encausse . Fabrice Epelboin . Olivier Ezratty . Isabelle Falque-Pierrotin . David Fayon . Mathieu Flaig . Cyrille Frank Yann Gourvennec . David Guillocheau . Claudie Haigneré (Préface) . Olivier Iteanu . Henri Kaufman (Postface) . François Laurent . Yann Leroux . Éric Maillard . Vérone Mankou . Émilie Marquois . Grégory Maubon . Pierre Mawas . Pierre Métivier . Jean-Claude Morand . Ahmed Mehdi Omarouayache . Anthony Poncier . Grégory Pouy . PPC . Benoît Raphaël . Cyril Rimbaud Vincent Rostaing . Jean-François Ruiz . Éric Seulliet . Serge Soudoplatoff . Virginie Spies . Yaëlle Teicher Stein . Pierre Tran . Pierre Vallet . Henri Verdier

100 % des droits d’auteur sont reversés aux associations Emmaüs Connect et Startup for kids qui oeuvrent pour la réduction de l’illectronisme ou fracture numérique. Pour le commander, le lire et faire une bonne action, c’est ici ou chez votre libraire.

Le livre est édité aux Edition Kawa

Livre : 34,90€ TTC . ebook : 22,90€ TTC
Sortie : mars 2020
365 pages

Achetez le chez votre bon vieux libraire. Ou éventuellement sur Amazon.
Bonne lecture

Jérôme Bondu



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Louis Pouzin 1Louis Pouzin et John Day, deux acteurs de la création d’internet, ont donné une conférence commune organisée par Inter-Mines le 25 février 2020.

L’objectif était de présenter la naissance d’Internet (intervention de Louis Pouzin), d’en critiquer l’architecture (John Day), puis de proposer le nouveau modèle RINA (interventions de Miguel Ponce de Leon et Philippe Poux). C’était passionnant. Voici quelques notes, essentiellement issues de la conférence de Louis Pouzin :

- Arpanet, n’est pas le premier réseau d’échange de données numériques. Il a été devancé par le système d’échanges d’informations mis en place entre les compagnies aériennes, et un réseau bancaire espagnol. Arpanet n’est donc pas le premier, mais a développé le réseau le plus vaste.
- En France, dans les années 70, il y a eu la volonté de rattraper un retard : un consortium européen d’entreprises informatiques était en train de voir le jour, et la C2I (française) devait les rejoindre. Pour rendre la C2I plus attrayante dans le consortium européen, le gouvernement français a voulu développer un réseau similaire à Arpanet. L’objectif était surtout d’avoir une place valable au sein du consortium.
- La commutation par paquet et surtout l’utilisation d’un chemin non-préétabli était une idée à « rebrousse-poil » des télécoms en France. Car sans chemin préétabli, pas de facturation ! Donc pas d’intérêt.
- La démonstration des Cyclades en 1972 devant divers ministères a prouvé que le système fonctionnait.
- Mais la mort de Pompidou a permis aux télécom de prendre le dessus. La CGE voyait cela aussi d’un très mauvais œil. Et EDF a aussi supporté le réseau Transpac, car il avait besoin d’une mise en réseau de leurs gros ordinateurs. Bref tout se liguait pour l’arrêt du projet Cyclade.
- Les Américains ont repris une partie du travail des Cyclades.
- Au final, Cyclade a tourné de 1972 à 1982 soit une dizaine d’années.

Louis Pouzin 2John Day a présenté avec beaucoup d’humilité et d’humour son apport à la création d’internet. Cette diapo présente sa vision très critique de l’internet d’aujourd’hui. Selon lui, beaucoup de mauvais choix ont été effectués. D’où son intérêt pour RINA.

Miguel Ponce de Leon a présenté avec beaucoup d’enthousiasme le projet RINA. Enthousiasme visible aussi dans le témoignage du Philippe Poux président de RINA.

Louis Pouzin 3

Enfin, le général Watin-Augouard a conclu brillamment cette conférence. Il a rappelé que la France en arrêtant le projet Cyclade et bloqué le travail de Louis Pouzin avait « tué une première fois Mozart ». Il espérait que la France ne reproduise pas cette bêtise en ratant le projet RINA.


Jérôme Bondu

Sur le même sujet :
- Interview de Louis Pouzin.
- Compte rendu du livre : Louis Pouzin, l’un des pères d’internet. Par Chantal Lebrument et Fabien Soyez.




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toile que nous voulonsJ’ai acheté « La toile que nous voulons », ouvrage collaboratif sous la rédaction de Bernard Stiegler. Je l’ai acheté essentiellement pour les articles de Dominique Cardon, Evgeny Morozov et Julian Assange. Ces trois articles sont effectivement très intéressants. Le reste est inégal. Voici quelques notes sur les 13 articles de ce livre en deux billets.

Second billet : Morozov et les autres contributeurs.


Émergence d’un État-providence néolibéral

Evgeny Morozov intitule son article « Émergence d’un État-providence néolibéral ».
Il commence par dresser un constat lucide d’internet : il dénonce les défaillances techniques, la puissance économique et politique de la Silicon Valley, la privatisation de la ressource essentielle qu’est l’information, leur technopopulisme, l’extractivisme des données. Il rappelle que dans notre bêtise infinie (ça c’est de moi, pas de lui) nous payons deux fois l’utilisation des outils numériques : une première fois avec notre attention. Et une deuxième fois en offrant nos données. Le premier type de paiement peut être comptabilisé car on maitrise bien l’économie de la publicité. Par contre le second paiement n’est pas comptabilisé car trop récent, trop neuf …

Dans un second point, il assène que cette « domination silencieuse de nos vies par la Silicon Valley n’est pas un fait accompli et peut encore être contestée pourvu qu’il y ait suffisamment de volonté politique ». Cela peut passer par :
- Le droit des données : les GAFAM se sont approprié nos données sous prétexte que ces géants du web font fonctionner l’infrastructure de l’internet. Alors que c’est faux.
- Nous avons besoin « d’un régime politique, économique et juridique qui reconnaisse les droits sociaux et la jouissance collective des données ».  
- Nous devons réapprendre à rêver en dehors des sentiers balisés par les GAFAM.
- « Tandis que le jargon de la technologie devient de plus en plus central dans nos vies, il faut que nous le désapprenions et que nous soyons extrêmement méfiants vis-à-vis de ses prétentions à la neutralité ».

Autres articles

J’ai peu accroché avec l’article de Paul Jorion intitulé « La mise à l’écart de l’homme par la machine est-elle irréversible ? »
J’ai carrément buggé avec celui de Thomas Berns (intitulé « Sortir de la répétition de la gouvernementalité algotythmique ») dont les circonvolutions littéraires rappellent le style de Stiegler. Extrait de son introduction « je voudrais tenter de cerner le type de normativité qui s’y développe, de montrer en quoi le registre de la volonté et du consentement ne permet pas de s’y référer, tenter d’approcher dès lors cette normativité à partir de l’idée derridienne de la citation, et enfin dessiner quelques pistes critiques qui s’arriment à cette idée de la citationnalité en réinscrivant en son sein de la différence tout en s’éloignant d’une répétition purement machinique ». Je jure que c’est du mot à mot. Je me suis relu trois fois pour être que j’avais bien écrit tous les mots … Je suis preneur d’une explication de texte…

L’article de David Barry « théorie critique des algorithmes » est très technique.

L’article « Le déluge des corrélations fallacieuses dans le big data » démontre que la quantité énorme de données stockées dans les datacenters permet de faire des corrélations arbitraires. « Paradoxalement, plus nous avons d’informations et plus il est difficile d’en extraire du sens. Une quantité d’information trop importante tend à produire les mêmes effets qu’une quantité d’information trop faible ». Et plus loin « plus une base de données exploitée pour des corrélations est grande, plus grandes sont les chances de trouver des régularités récurrentes et plus grand est le risque de commettre des erreurs ». Intéressant.

L’article « Le web qui vient de la NSA à l’intelligence collective » de Harry Halpin est alarmiste. « Aujourd’hui, nous voyons clairement que l’appareil de surveillance de masse est en train de créer la machine idéale pour des évènements de ce type (il fait référence à la bombe atomique et à l’Holocauste). Seul un nouveau mouvement global et social peut reprendre le pouvoir sur le web pour avoir des chances d’empêcher d’autres catastrophes à venir ». A bon entendeur …

Vient la retranscription d’un dialogue en Stiegler et Julian Assange. Ce dernier fait preuve d’une belle culture universaliste. Il rappelle les fondamentaux : « Ainsi, au niveau de la structure technique, comme au niveau financier, juridique et social, il n’existe pas de séparation adéquate entre Google et le gouvernement américain. Et cela est vrai pour presque toutes les autres grandes entreprises de technologie ». CQFD !

Au final les articles de Cardon, Morozov et Assange sont très intéressants et méritent une lecture. Le reste est inégal.

Jérôme Bondu

 

 

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toile que nous voulonsJ’ai acheté « La toile que nous voulons », ouvrage collaboratif écrit sous la rédaction de Bernard Stiegler. Je l’ai acheté essentiellement pour les articles de Dominique Cardon, Evgeny Morozov et Julian Assange. Ces trois articles sont effectivement très intéressants. Le reste est inégal. Voici quelques notes sur les 13 articles de ce livre (publiées sous forme de deux billets).

Premier billet : articles de Bernard Stiegler et Dominique Cardon.

Ce que nous entendons par web neguentropique

Dubitatif, je l’ai été, dès le premier article de Bernard Stiegler intitulé « Ce que nous entendons par web neguentropique ». Voila un auteur qui ne cherche pas à se faire comprendre. Du moins si l’on en juge par la quantité de termes abscons à peine définis. Petit florilège de citations « cette entropie qu’il faut alors qualifier de noétique conduit à la destruction de la noèse comme telle – au sens où la noésis constitue la faculté de penser telle qu’elle n’est pas réductible à l’intelligence qu’est aussi la métis. » Plus loin, il évoque la parrêsia, hypomnémata,aletheia, agoreuin, peri hermeneias, pharmakon, neguentropique. Et je vous passe l’herméneutique ou le biosomatique qui sont encore assez courants…
C’est dommage parce que fondamentalement, je perçois sous certaines phrases (parfois compréhensibles) des éléments fondamentaux. Nouvel extrait :
- « Il est vital pour l’Europe de réinventer le web, et elle en a tout à fait les moyens.
- C’est un enjeu planétaire.
- Le web doit être mis au service d’une économie luttant contre l’entropie (croissance du désordre, perte de diversité).
- La question des savoirs devient capitale. »
Quand je comprends ce qu’il dit, je suis entièrement d’accord. Dommage qu'il soit autant ésothérique …

Le web que nous voulons en huit propositions

Dominique Cardon par opposition à Stiegler écrit de manière limpide. C’est un régal. Son article « Le web que nous voulons en huit propositions » est très bien structuré :
Il commence par souligner que l’on ne peut convaincre le grand public des déviances du web avec un discours catastrophiste. (Et cela m’intéresse d’autant plus que c’est la tendance que je prends dans mes discours). « Il est frappant (écrit-il) d’observer à quel point, il est difficile de faire partager aux internautes l’idée contre intuitive que, sur le web, ils seraient contraints, domestiqués ou enfermés. Alors que l’accès aux informations et aux connaissances a connu une ouverture massive (…). Il est peu adéquat d’utiliser un ensemble de concepts qui a été construit dans un univers de rareté (…). Il rate sa cible en proposant un diagnostic si contre-productif qu’il est à la fois assez improbable et très inefficace ». Le grand public ne s’aperçoit pas de la fermeture car le système numérique mis en place n’a pas d’action sur eux, les internautes, mais sur le système. L’action n’est pas sur les « joueurs mais sur les règles du jeu ». Il n’y a pas d’assujettissement interne des individus, mais un assujettissement de l’environnement !
A partir de ce constat puissant Dominique Cardon fait huit propositions :
- Nous avons besoin des algorithmes. Nous ne pouvons pas retourner à un état du web ou Yahoo proposait un annuaire fait à la main. Cependant nous pouvons exiger une plus grande transparence dans le fonctionnement de ces algorithmes.
- Le web est un bazar et une architecture. Et dans ce vaste territoire nous avons besoin de cartes et de boussoles pour pouvoir nous déplacer. « Les usagers du web souffrent de l’absence de « grandes photos » permettant de voir le web et ses utilisations d’un point de vue que ne soit pas le leur ».
- D’une architecture à priori à une architecture à postériori. Dans ce paragraphe il explique qu’avant les algorithmes étaient les mêmes pour tout le monde. Par exemple les critères de classement des résultats de Google étaient uniques pour tous internautes (à priori). De plus en plus le web que l’on voit est personnalisé (à postériori). Avec la conséquence que l’on ne pourra plus comprendre pourquoi l’on voit ceci ou cela. « De plus en plus, les algorithmes seront non seulement secrets, mais aussi inintelligibles même pour ceux qui les fabriquent ».
- Nous sommes à nous-mêmes nos propres algorithmes. En effet, ce sont nos routines d’utilisation du web qui nous rendent si transparents, si prédictibles, et qui fait qu’au final des algorithmes peuvent nous « comprendre » si facilement.
- Les algorithmes sont des instruments, et il faut les voir comme tels.
- Il faut voir nos propres déterminations. Nous pouvons utiliser tous ces outils numériques, et les retourner pour chercher à mieux nous connaitre.
- Dézoomer pour faire réapparaitre des totalités. Nous devons faire l’effort de faire un dézoomage mental pour mieux nous percevoir dans notre environnement numérique.
- Le web se ferme par le haut et s’ouvre pas le bas. Il est de notre ressort d’agir pour continuer la dynamique créée par les pionniers du web.

Pour conclure, Dominique Cardon me semble être un des grands penseurs d’internet. A lire sans modération.

Suite de mes notes sur « La toile que nous voulons » demain.
On pourra lire mes notes sur son ouvrage « Culture numérique ».
Dominique est intervenu au Club IES en 2016.

Jérôme Bondu