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L’Association Belge de la Documentation publie un numéro spécial intitulé « La veille aujourd’hui » dans les Cahiers de la Documentation (numéro 2020/1 publié en mars 2020). J’ai eu le plaisir d’y participer avec un article sur la veille collaborative.

Cette participation fait suite à une conférence à Bruxelles le 9 mai 2019 sur le même thème dans le cadre de "Inforum 2019" séminaire intitulé "Stronger together : les pratiques collaboratives en Information & Documentation". Le colloque était aussi organisé par l'ABD Association Belge de Documentation.

Voici l’extrait de l’édito de Michèle ORBAN qui mentionne les co-auteurs :
« Notre itinéraire se poursuivra sous l’angle de la technologie et de l’intelligence artificielle. Cette étape incontournable sera assurée par Marc Borry, qui nous exposera les opportunités et les menaces que représentent les derniers développements de l’intelligence artificielle, et plus particulièrement du ”deep learning”, pour les veilleurs. Et parce que la technologie ne fait pas tout, Jérôme Bondu enchaînera sur la nécessité de l’aspect collaboratif à toutes les étapes du processus. »

On y lira aussi un article de Véronique Mesguich sur les méthodes d’analyse de l’information stratégique, et de Christophe Deschamps sur le mindmapping.

Bonne lecture et bravo pour ce beau travail !

Jerome





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arpagian

J’ai lu « La cybersécurité » de Nicolas Arpagian. Le livre est très bien écrit et se lit facilement. Le plan est limpide. Cela faisait peut-être 20 ans que je n’avais pas lu un Que-sais-je ? Le dernier doit certainement être La veille technologique de Daniel Rouach. Voici quelques notes de lecture. Loin d’être un résumé ou une synthèse, ce billet est plus proche de la prise de notes de quelques détails que je voulais retenir :

Chapitre 1 : Définition et historique de la cybersécurité


L’auteur commence par un rappel de la création d’internet. Cela ne fait jamais de mal, et chaque auteur a sa vision et apporte des éléments nouveaux. J’ai bien aimé le rappel de l’association étroite entre les sphères politiques, économiques et militaires. Nicolas rappel que Marissa Mayer, alors PDG de Yahoo ! reconnaissait en 2003 que « désobéir à la NSA serait comme un acte de trahison ». Citation à garder …

En introduisant les notions de cyberguerre et de cyberterrorisme, l’auteur rappelle qu’Internet incarne parfaitement le principe des conflits dits asymétriques. Les parties prenantes n’y sont pas nécessairement de même nature juridique ni de même taille.

Chapitre 2 : Les attaques sur les réseaux informatiques et téléphoniques


Parmi les éléments qui m’ont intéressé, il y a le rappel des solutions d’interception de la NSA. Keith Alexander, patron de 2005 à 2014, a donné la consigne « il me faut la totalité des données ». Le ton est donné ! Le programme UPSTREAM, complémentaire de PRISM, vise à collecter les données directement sur les câbles sous-marins.

Chapitre 3 : Les attaques informationnelles


L’auteur présente un élément intéressant sur la puissance de Google. Une étude de l’Université de Notre Dame publié en 2009 assure qu’il y a une corrélation entre le nombre de recherche sur Google d’une entreprise commerciale et les performances boursières court terme de celle-ci. (pour avoir d’autres exemples de ce type, on pourra lire mes notes sur le livre de Seth Davidovitz)

Dans la partie sur la « mémoire collective » l’auteur insiste sur la souveraineté des données. Internet est un outil à double tranchant : « A aucun moment dans l’Histoire, les activistes de tous bords n’ont eu accès à une telle capacité de production et de diffusion de leur vérité. Sans filtre éditorial préalable ni barrière financière à l’entrée ».

La propriété des données fait débat. Si on connait tous l’histoire de la revue Le Tigre qui a diffusé la vie de Marc L, un internaute vivant près de Bordeaux, on sait sans doute moins que le site néerlandais d’information De Correspondant a ouvert en février 2005 une boutique en ligne éphémère où il a commercialisé des tasses sur lesquelles figuraient des photos d’enfants postées par leurs parents sur Flickr (p59).

Il rappelle les amendes reçues par Google, et mentionne deux structures (que je ne connaissais pas) Open Internet Project et  Fair Search.

Et comme il le rappelle, la clairvoyance d’Orwell est toujours utile : « Celui qui contrôle le présent, contrôle le passé Et celui qui contrôle le passé, contrôle le futur ». Nicolas continu : « Gardons-nous de confier notre patrimoine numérique commun à des prestataires qui pourraient occulter ou survaloriser des données au détriment de l’intérêt général. Et de la réalité historique. La qualité de notre futur en dépend ».

Bien sûr, le thème central est la cybersécurité.
- Il rappelle par exemple la performance du chercheur argentin Cesar Cerrudo qui a démontré « comment il était en mesure de prendre le contrôle des feux rouges avec des moyens techniques assez limités. »
- Il rappelle le site INSECAM qui donne accès à 70 000 caméras de surveillance mal sécurisées.

Le Chapitre 4, sur Les parties prenantes de la cybersécurité est particulièrement intéressant. Il liste tous les acteurs (Etats, organisations internationales, …) engagés dans la cyber.

Le chapitre suivant présente les modèles d’organisation selon les pays.
- Concernant la France, il rappelle notamment que nous disposons depuis 1986 d’une délégation interministérielle pour la sécurité des systèmes d’information. Point de départ d’un investissement qui aujourd’hui échoit à l’ANSSI.
- Concernant les États-Unis, il rappelle à nouveau l’étroite collaboration entre le privé et le public. Ainsi, sous la présidence d’Obama, les dirigeants de Google se sont rendus à la Maison Blanche 427 fois ! Sachant qu’une année comporte 365 jours, je vous laisse faire le calcul !
- Concernant l’Allemagne, il rappelle que le BND a de longue date partagé avec la NSA ses interceptions. Au passage il glisse que le BND participait à l’espionnage des dirigeants politiques et économiques français.

Nicolas conclut, et on ne peut qu’être d’accord avec lui, qu’il convient « de diffuser une culture de la cybersécurité auprès de l’opinion publique non pas pour transformer chaque citoyen en informaticien, mais bien pour en faire un consommateur de technologies responsable, conscient de l’ampleur de la menace potentielle et de la valeur de l’information ».
A lire !


Jérôme Bondu
Auteur de « Maîtriser Internet, … avant qu’internet ne nous maîtrise » Editions Inter-Ligere
Directeur du cabinet de conseil en Intelligence Economique Inter-Ligere.fr





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carto ouvrages veille TOP 20

Pour finir ce panorama en 5 billets voici la cartographie des ouvrages qui m’ont le plus marqué sur les 20 dernières années. Je précise que ces sont des lectures professionnelles dans le domaine de la gestion des informations. Je précise aussi que cette sélection est totalement subjective car correspondant à mes besoins. Vous pouvez aussi consulter la liste de mes 200 dernières lectures, une cartographie des ouvrages en intelligence économique, une cartographie sur le numérique, et une cartographie sur les GAFAM.

Légende de la cartographie :
-    L’axe horizontal : date de publication.
-    L’axe vertical : des apports techniques vers les apports stratégiques.
-    Taille de la bulle : influence.
-    Couleur : regroupement par domaine
     Blanc : sociologie / divers.
     Orange : gestion des informations / numérique / souveraineté numérique.
     Rouge : intelligence économique / guerre économique.
     Vert : humanismes.


Sociologie / divers


Dans cette catégorie j’ai sélectionné Gérald Bronner et notamment son livre « La démocratie des crédules ». Son ouvrage m’a tellement intéressé que je l’ai résumé en trois billets
1- Les biais d’Internet 
2- Les biais démocratiques et médiatiques
3- Les biais cognitifs

Plus ancien (dans sa première édition) le très célèbre « Petit traité de manipulation » de Joules et Beauvois. Il a été réédité en 2014. Cet ouvrage m’a littéralement fait découvrir l’importance de la psychosociologie.

Les livres d’Olivier Charbonnier et de Sandra Enlart répondent à des questions fondamentales « Faut-il encore apprendre ? » Et quelles sont les compétences pour demain ?

Le Manuel d’autodéfense intellectuelle de Sophie Mazé est très bien. Ce petit ouvrage se lit vite et est très abordable. Il m’a fait penser au Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens de Joule et Beauvois. Ces deux ouvrages ont le mérite d’apporter au grand public des outils de compréhension des mécaniques de manipulation.

Mme Stéphane Horel a fait un pamphlet contre les lobbies. Son livre « Lobbytomie » est un réquisitoire important à lire, notamment contre les cigarettiers. Si le style laisse à désirer le fond est passionnant.

Michel Desmurget s’est fait connaitre par deux ouvrages « TV Lobotomie » en 2013 et « La fabrique du crétin digital » en 2019. Le contenu est très intéressant, mais malheureusement noyé dans un style d’écriture un peu difficile. L’auteur est revanchard, dans le sens où il a le sentiment que la réalité scientifique a du mal à se frayer un chemin vers le grand public.

J’ai lu trois ouvrages de Bernard Sablonnière : Les nouveaux territoires du cerveau, Le cerveau, La chimie des sentiments. Tous sont intéressants et permettent de mieux comprendre les ressorts chimiques du comportement. Bien qu’il ne figure pas dans cette liste, on peut aussi lire « Tout est chimie dans notre vie ».

Gestion des informations / numérique / souveraineté numérique

Le livre de Nicholas Carr « Internet rend-il bête ? » est devenu une référence. Il a été un des premiers à populariser les effets induits négatifs d’internet.

Pascal Perri, a écrit un très bon livre « Google un ami qui ne vous veut pas que du bien ». L’auteur est journaliste, bien renseigné, et décrypte les manipulations économiques et fiscales du géant.

Dugain & Labbé ont écrit « l’Homme nu ». On peut lire en 4ème de couverture « la révolution numérique a enclenché un processus de mise à nu de l'individu au profit d'une poignée de multinationales, américaines pour la plupart, les fameux big data. » Tout est dit.

Seth Stephens-Davidovitz, avec "Tout le monde ment", m’a confirmé dans l’idée que l’utilisation du moteur de recherche Google donnait à Alphabet (la maison mère) une puissance considérable. Cela lui permettait de savoir ce qu’avait en tête 90% des internautes du monde entier !

Dominique Cardon est le sociologue incontournable sur les aspects numériques.

Bruno Patino a écrit un très bon petit traité sur le marché de l’attention qui présente un miroir de notre utilisation d’internet.

Pierre Bellanger a écrit le livre de référence, qui a fait date « La souveraineté numérique ». Incontournable

Enfin Edward Snowden s'est expliqué dans « Mémoires Vives ». Il n’a pas été lanceur d’alerte pour le plaisir, mais parce que le système mise en place aux Etats-Unis viole délibérément la constitution américaine.


Intelligence économique / guerre économique


« La guerre des métaux rares » de Guillaume Pitron se lit comme un roman, même si le sujet est essentiel. La gestion des métaux rares fait partie des éléments essentiel d’une souveraineté numérique, avec la maitrise de l’intelligence artificielle ou la la blockchain.

Ali Laidi a écrit deux ouvrages passionnants « Histoire de la guerre économique » et « Le droit, nouvelle arme de guerre »

« Le piège américain » de Frédéric Pierucci est un livre incontournable pour comprendre les rouages de la guerre économique. http://www.inter-ligere.fr/index.php/fr/geopolitique/1437-a-lire-le-piege-americain-de-frederic-pierucci-livre-incontournable?

Humanismes


Deux livres pour finir qui sont comme une bouffé d’air pur.
Peter Wohlleben a écrit le très beau livre « Le réseau secret de la nature » qui rappelle que les arbres sont aussi en réseau !

Enfin, la meilleure lecture est sans conteste Sapiens de Yuval Noah Harari. Il retrace toute l’histoire de l’humanité, depuis l’évolution de l’Homo Sapiens à l’Âge de pierre jusqu’aux révolutions politiques et technologiques actuelles. Si cet objectif est ambitieux, il a néanmoins été parfaitement atteint.

Bonnes lectures !!!

Jérôme Bondu






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carto ouvrages veille 5 GAFAM

Voici une sélection de livres sur l’omnipotence des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft). Cette sélection est bien sûr subjective, et je ne prétends pas que ce soient les meilleurs ouvrages « en valeur absolue ». Cette sélection est issue de mes 200 lectures professionnelles sur les 20 dernières années (voir la liste des 200 livres). Vous pouvez aussi consulter la cartographie des livres en intelligence économique  et sur la culture numérique.


Légende de la cartographie :
-    L’axe horizontal : date de publication.
-    L’axe vertical : des apports techniques vers les apports stratégiques.
-    Taille de la bulle : influence.

Pierre Bellanger a écrit le livre de référence, qui a fait date « La souveraineté numérique ». Incontournable.

Nous connaissons tous Assange et Snowden. Mais je suis sûr que peu d’entre vous les ont lus. Entre les deux livres, je recommanderais plutôt celui d’Edward Snowden « Mémoires Vives ».  Edward rappelle qu’il n’a pas été lanceur d’alerte pour le plaisir, mais parce que le système de surveillance mise en place aux Etats-Unis viole délibérément la constitution américaine.

Pascal Perri a écrit un très bon livre « Google un ami qui ne vous veut pas que du bien ». L’auteur est journaliste, bien renseigné, et décrypte les manipulations économiques et fiscales du géant américain.

L’ouvrage de Benjamin Loveluck "Réseaux libertés et contrôle" n’est pas facile à lire, mais est passionnant. Il présente la genèse d’internet et ses évolutions, jusqu’à tracer trois grands systèmes d’organisation et de contrôle : centralisation (Google, Facebook), dissémination (Perr-to-peer, Wikileaks) ou auto-organisation (Logiciels libres, Wikipedia).

Dugain & Labbé ont écrit « l’Homme nu ». On peut lire en 4ème de couverture « la révolution numérique a enclenché un processus de mise à nu de l'individu au profit d'une poignée de multinationales, Américaines pour la plupart, les fameux big data. » Tout est dit.

Tristan Nitot est bien connu du monde du numérique. Il est notamment fondateur de l’association Mozilla Europe. Son livre présente notamment les moyens de se protéger de la surveillance généralisée. Surveillance://

Scott Galloway a écrit The Four. Il s’agit évidemment de Google, Apple, Facebook, Amazon. J’ai lu la version en anglais. L’auteur détaille avec brio les modèles économiques des 4 géants.

Christine Kerdellan a écrit « Dans la Google du loup ». Très bon livre de vulgarisation sur la dystopie Googlienne. Dans chaque chapitre, elle reprend d’abord 1984 en prolongeant le livre d’Orwell dans un futur proche. Puis dans elle continue en expliquant que cette dystopie est bien réelle.

Dans « Les gafam contre l'internet » Nikos Smyrnaios fait un exposé assez technique. Mais totalement passionnant. A lire obligatoirement.

Pour finir, je recommande l'étude de Douglas Schmidt « Ce que Google collecte ! ». Ce document est essentiel, car il permet de comprendre l’étendue de la collecte d’informations de Google. Si je connaissais déjà beaucoup d’éléments, ce travail apporte une assise technique précieuse. L’auteur et son équipe ont fait des tests, ont précisé les modes opératoires et les résultats, ont résumé les faits en graphes et tableaux. Bref, c’est un excellent travail et une référence solide.

Si je ne devais qu’en conseiller un, ce serait peut-être Bellanger !
Dans le prochain billet, je vous présenterai finalement le TOP 20 des livres sur mes 200 lectures ! Ce sera le dernier billet sur l’analyse d’une bibliothèque dans le domaine de la gestion des informations.

Jérôme Bondu





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carto ouvrages veille 3



Voici une sélection des lectures qui m’ont permis d’acquérir une bonne culture numérique. Cette sélection est bien sûr subjective, et je ne prétends pas que ce soient les meilleurs ouvrages « en valeur absolue ». Cette sélection est issue de mes 200 lectures professionnelles sur les 20 dernières années (voir la liste des 200 livres).

Vous pouvez aussi consulter la cartographie des livres en intelligence économique.

Légende de la cartographie :
-    L’axe horizontal : date de publication.
-    L’axe vertical : des apports techniques vers les apports stratégiques.
-    Taille de la bulle : influence.


On peut commencer par le livre de Pascal Caillerez qui est généraliste, bien fait, concis et complet. Il offre un panorama global des SI.

David Fayon a écrit plusieurs livres sur le numérique (dont "Web 2.0 et au-delà", "Géopolitique d’Internet", "Made un Silicon Valley - Du numérique en Amérique") qui sont autant de bons ouvrages pour s'initier au web 2.0.

Dominique Cardon est le sociologue incontournable sur les aspects numériques.

Guillaume Sire (déjà cité dans la cartographie sur l’intelligence économique) est un spécialiste des moteurs de recherche. Son analyse est précieuse. Le livre est à lire car il propose une très bonne grille de compréhension de ce qu'est un moteur de recherche, de son fonctionnement technique, et de sa place dans la société.

Seth Stephens-Davidovitz m’a confirmé dans l’idée que l’utilisation du moteur de recherche Google donnait à Alphabet (la maison mère) une puissance considérable. Cela lui permettait de savoir ce qu’avaient en tête 90% des internautes du monde entier !

Luc de Brabandere casse les idées reçues sur l’informatique et internet. Rafraichissant.

Le livre de Nicholas Carr « Internet rend-il bête ? » est devenu une référence. Il a été un des premiers à populariser les effets induits négatifs d’internet.

L’ouvrage de Benjamin Loveluck n’est pas facile à lire, mais est passionnant. Il présente la genèse d’internet et ses évolutions, jusqu’à tracer trois grands systèmes d’organisation et de contrôle : centralisation (Google, Facebook), dissémination (Perr-to-peer, Wikileaks) ou auto-organisation (Logiciels libres, Wikipedia).

Bruno Patino. Ce petit traité sur le marché de l’attention présente un miroir de notre utilisation d’internet.

Nikos Smyrnaios a fait une analyse des modèles économique des GAFAM qui permet de comprendre le dessous des cartes. Sa démonstration est claire : il y a une prise de conscience collective que la direction prise par l’internet n’est pas la bonne : marchandisation accrue, concentration des ressources, surveillance omniprésente.

Jean-Philippe Rennard figure dans cette cartographie pour son éclairage sur le dark web et les dark net. A lire pour ceux qui s'interrogent sur cette face cachée du net, et qui voient dans la marchandisation du web un danger au moins aussi redoutable que son utilisation à des fins illégales.
Patrick Engbretson a sa place dans cette liste pour son livre « Les bases du hacking ». Même si l’ouvrage présente des éléments techniques bien au-delà de mes compétences, sa lecture a été très enrichissante.

Luc Julia est un expert en intelligence artificielle. Il bat en brèche des idées reçues sur l’intelligence artificielle. Il rassure, aussi, sur un futur qui peut paraitre parfois anxiogène.

Et pour finir, Joel de Rosnay est un visionnaire qui très tôt avait parlé de "pronétaire". Son livre porte sur l’épigénétique de l’internet ! J’ai été très intéressé par le parallèle imaginé par l’auteur entre ADN biologique et ADN numérique.

Si je ne devais qu’en conseiller un, ce serait peut-être Dominique Cardon… mais le choix est rude tant ces auteurs sont tous excellents !!

Dans le prochain billet, je vous présenterai une sélection de livres spécifiquement sur les GAFAM  !

Jérôme Bondu