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edukateamJ'aurai le plaisir d'animer un webinaire le 30 avril à 18h (heure de Paris) sur la veille stratégique. Je passerai en revue les différents domaines importants : collecte, veille, analyse, influence et sécurité. Ce sera un beau panorama de ce que l'on fait en intelligence économique, avec une forte dose d'opérationnalité et une pincée de vision stratégique et géopolitique. Bref, ça sera bien :-)

Voici le formulaire de participation.

Au plaisir de vous y retrouver,

Jérôme Bondu


Voici le message de l'organisateur
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Dans la continuité de notre engagement de vous apporter "des compétences pour relever les défis de la transition" nous avons le plaisir de vous convier à notre webinaire international avec  Jérôme Bondu  "Mettez en place une dynamique de veille stratégique à partir d'internet".

Cette rencontre interactive qui durera 1h30 est orientée vers des solutions pratiques qui vous permettront de réussir la surveillance, la collecte, l'analyse, et la diffusion de données essentielles à la prise de décision, et ce, particulièrement dans le contexte actuel.

Jérôme est un auteur publié qui a fait de veille stratégique un domaine d'expertise à part entière.
Une fois votre participation confirmée, vous recevrez un mail personnalisé avec vos accès au webinaire.

Nous espérons avoir le plaisir de vous compter parmi nous.
Bien à vous,

Driss Rhafes
Directeur Général
Edukateam
www.edukateam.com
contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

 

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science vie jerome bondu 3
Science & Vie d’avril 2020 (numéro 1231) consacre deux pages à Qwant. Le journaliste Hugo Leroux détaille les raisons du grippage de la machine Qwant. Il a pour cela interviewé Olivier Ertzscheid, chercheur en sciences de l'information et de la communication, Olivier Andrieu, expert en SEO,  Marc Longo qui a livré récemment une véritable croisade contre Qwant, et votre serviteur.

Lors de l’entretien avec Hugo Leroux, j’ai pu mettre en avant les risques liés à l’hégémonie de Google dans la recherche sur le web. Il présente ces éléments dans un encart intitulé « Cette hégémonie rime avec dystopie » qui rappelle la très grande faiblesse de l’Europe et l’obligation d’une reprise en main de notre souveraineté numérique dans la recherche sur le web. Si Qwant n’est pas le bon cheval, tant pis. Mais il faudra de toute manière que nous puissions nous affranchir de l’hégémonie Googlienne.

Jérôme Bondu

Sur le même sujet, on pourra lire :
A lire : Article "Google vs Qwant : un combat stratégique" publié dans Archimag
Google, un colosse aux pieds d’argile, dont le succès repose sur la confiance aveugle et l’ignorance
Les renseignements en ont rêvé, Google l’a fait : MyActivity de Google 
Pourquoi faut-il promouvoir Qwant ?





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intelligence artificielleJ’ai suivi et je recommande le mooc « Objectif IA : initiez-vous à l'intelligence artificielle » de Openclassrooms (durée 6 heures / niveau facile).

C’est une très bonne introduction sur le sujet.
Cela permet de bien comprendre :
- L’intelligence artificielle.
- Les trois formes d’apprentissages : Apprentissage dirigé. Apprentissage non dirigé. Apprentissage par essai/erreur ou apprentissage par renforcement.
- Le machine learning.
- Le deep learning, qui est un réseau de neurones artificiels convolutifs.
- Les réseaux neuronaux.
- Les circuits convolutifs, ce qui indique simplement que l’analyse d’une image se fait zone par zone, suite à un prédécoupage.
Il y a aussi une bonne présentation des étapes d’un projet d’intelligence artificielle.

Prochaine étape : le cours sur l’initiation au Deep learning (8h / niveau moyen)



Voir aussi sur le même thème :
- Le comte rendu du livre de Luc Julia  et celui d’Aurélie JEAN 
- La vidéo de la conférence d’Alain Garnier et François-Régis Chaumartin sur le thème de l’intelligence économique et de l’intelligence artificielle 
- L'interview de Mickaël DEREAD : Intelligence artificielle et impacts sur les entreprises
- Et l'interview de Jérémy HARROCH : Intelligence artificielle et impacts sur nos vies

Jérôme Bondu

Source image Openclassrooms




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blamontJe viens de finir « Réseaux, le pari de l’intelligence collective » de Jacques Blamont. Je l’ai croisé à quelques reprises dans la cadre du Club des Vigilants. Pour ceux qui ne le connaissaient pas, il est tout simplement l’un des pères de l’aventure spatiale française. Si vous êtes fan comme moi de ThinkerView vous savez que l’animateur le cite souvent comme un des « sponsors » de la chaine, et que l’interview de Jacques a été la première d’une longue série. Jacques Blamont est décédé aujourd’hui. Je poste ce compte rendu de lecture, écrit il y a une semaine, avant son décès, et donc en le citant au présent.

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Un premier chapitre est consacré aux moteurs de la révolution numérique, avec un focus particulier sur la conjecture de Moore. Vous la connaissez, cette « loi » empirique explique qu’il y aura un doublement du nombre de transistors dans les microprocesseurs tous les deux ans. Si elle concernait jusqu’à présent la puissance des microprocesseurs, Jacques Blamont prédit qu’elle sera applicable aux nombres d’applications dans les plateformes.

Un second chapitre concerne le monde de la donnée, avec une attention particulière aux risques de monopolisation du pouvoir par les GAFAM. Il consacre de nombreux chapitres à la conquête de l’espace, et développe l’idée que l’innovation verticale initiée par les grandes agences a été disruptée par les GAFAM (notamment Jeff Bezos) et NATU (notamment Elon Musk).

Il détaille ensuite la force d’internet, liée à la participation des internautes, les communs, les logiciels libres, les blogs et le 2.0, les mouvements de « makers », le modèle de Wikipedia, … Tout ceci qu’il rassemble sous la terminologie du pouvoir de la « Foule ». Et en conclue qu’il faut qu’au niveau européen nous soyons en mesure d’intégrer cette dimension participative, cette « Foule », sous peine de sclérose. Il a pour cela créé au sein du CNES une dynamique qu’il a baptisée la Fédération.

Jacques Blamont est un visionnaire. Il cherche à appliquer au domaine spatial très rigidifié par le souci de l’excellence, les leçons de la mutation structurelle qu’internet entraine. Sa vision m’a rappelé celle de Joël de Rosnay dans son ouvrage Symphonie du vivant (résumé ici) Les deux ont en commun d’avoir vécu de grandes réussites dans le monde d’avant. Et loin de se reposer sur leur laurier, de vouloir comprendre le monde à venir, et de vouloir donner du sens à l’émergence parfois brouillonne d’internet. Joël de Rosnay imagine par exemple que l’ensemble des codes et algorithmes qui constituent l’ossature d’internet soient une forme d’ADN. Et partant de là, il imagine une épigénétique des mèmes qu’il appelle épimémétique.

Les deux savants imaginent comment changer, améliorer, orienter positivement l’internet ! En cela, ils sont plus jeunes que les jeunes. Bravo ! Esprits brillants, ils ont une foi immense dans l’intelligence collective. J’espère que l’avenir leur donnera raison.

Acheter sur le CNRS, le Furet ou sur la FNAC.

Jérôme Bondu






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aurélie jean algo

J’ai lu "De l’autre côté de la machine" d’Aurélie JEAN.

L’ouvrage, sous-titré "Voyage d’une scientifique au pays des algorithmes", est intéressant, se lit très bien, et présente le parcours de cette scientifique qui a orienté une partie de ses travaux sur les biais algorithmiques. Au passage elle désacralise ce qu’est un ordinateur, un algorithme, une intelligence artificielle. Voici quelques notes. On ne peut pas passer à côté de ces sujets quand on fait de la veille et de l’intelligence économique. (voir une présentation sur YT)

Donner du sens avec le code informatique


- Aurélie JEAN a su donner du sens dans le code informatique. Et pas le moindre. En s’interrogeant sur les langues universelles et notamment sur l’esperanto elle a eu une révélation : "C’est à ce moment précis que j’ai compris une chose fondamentale : ce que tant d’intellectuels avaient cherché à créer, je l’avais sous les yeux – ou, devrais-je dire, sous les doigts : le code informatique comme réponse au mythe de Babel".
- Elle présente l’informatique comme un miroir du réel, un reflet du monde. C’est à partir de ce monde virtuel qu’elle a construit les outils qui ont amélioré et sauvé des vies … dans le réel.

Chasser les biais algorithmiques


- Une bonne partie du livre est consacré aux biais algorithmiques.
- "J’allais désormais traquer les biais possibles à chaque étape de mon travail pour les éviter autant que possible. Je devais les anticiper, les chasser. Et cela passe par un esprit critique encore plus affuté – une sortie d’autodéfense intellectuelle pour m’éviter les pires erreurs. Noam Chomsky parlait d’autodéfense intellectuelle pour combattre toute fabrique du consentement. Je me suis souvenue de ses textes qui me rappelaient notre faiblesse à tous : croire à priori sans aucun acte de rébellion intellectuelle ce qu’on nous dit, ce qu’on voit et ce qu’on apprend (…) Comprendre ce passage de "nos" biais aux biais algorithmiques est essentiel pour porter un regard critique sur les technologies qui nous entourent aujourd’hui".
- Elle se veut vigilante "l’existence même des biais doit nous forcer à nous interroger toujours davantage sur nos travaux, nos modèles, nos conclusions. Dans le cas contraire, nous risquons de commettre de profondes erreurs, avec des conséquences parfois désastreuses".
- Elle rappelle l’effet ELIZA, ce biais naturel qui nous fait ressentir une certaine empathie envers les robots.
- Elle rappelle le cas d’algorithmes que l’on a pu déclarer racistes (parce qu’ils ne reconnaissaient pas les peaux noires par exemple) et explique que cela était dû au manque de diversité ethnique dans les équipes de développement.
- Elle prolonge la réflexion avec le cas d’outils autoapprenant à partir de bases de données biaisées. "C’est encore plus vrai dans le cadre des techniques d’apprentissage en intelligence artificielle, qui font développer dans leurs réseaux neuronaux des critères implicites biaisés et difficilement identifiables".
- Pour limiter les biais, elle imagine l’utilisation d’agents algorithmiques pour évaluer le comportement biaisé d’un algorithme. Une sorte de "police des algorithmes".
- Elle a écrit un équivalent du serment d’Hippocrate, un des premiers codes éthiques d’intelligence artificielle, le serment de Holberton-Turing. La charte d’éthique de Montréal présenté en décembre 2018 va dans le même sens.

Rassurer sur l’IA forte et le quantique


- "L’ordinateur est stupide et profondément docile. Car, au fond, que fait-il ? Il effectue sans la moindre analyse critique des tâches que nous, humains, par l’écriture de lignes de code, lui commandons d’exécuter (…) nous sommes les maitres de la machine".
- Elle attaque sans le nommer Laurent Alexandre et assure que l’Intelligence Artificielle forte n’existera jamais.
- Elle pense que l’ordinateur quantique ne pourra pas résoudre tous les problèmes "la plupart des problèmes auxquels j’ai été confrontée dans ma carrière ne trouveraient pas nécessairement plus de réponse avec la logique quantique".

Promouvoir ouverture, transdisciplinarité et éducation


- J’adore cette petite phrase "les philosophes réfléchissent sur un monde qui leur échappe, alors que les scientifiques construisent un monde sur lequel ils ne réfléchissent pas" !
- Il y a aussi une ode à la complémentarité entre disciplines "j’ai compris que le futur s’inscrit dans l’interdisciplinarité, cette capacité à translater ses compétences d’une discipline à l’autre et à travailler avec des gens profondément différents de vous-mêmes".
- "Assurer le large développement de cette culture scientifique n’est pas qu’une question d’éducation, c’est un impératif démocratique : nos débats doivent se nourrir d’une recherche de vérité, de logique, de doutes raisonnables, et non de passions sans fondement !". Et plus loin elle explique que "défendre ses libertés, c’est connaitre ses droits. Aujourd’hui les droits de chacun s’articulent autour des usages des technologies numériques, qui décident parfois en partie pour nous et nous assistent dans nos métiers et nos vies. En comprenant leurs ressorts, on appréhende plus facilement les limites de l’intelligence artificielle, mais aussi le champ des possibles".
- "C’est l’un des paradoxes de notre époque : une évolution est en cours, elle est dans tous les médias et sur toutes les lèvres, elle est dans toutes les conversations autour du zinc, du café ou verre à la main… Mais elle reste largement incomprise".

Dernier point : Elle baigne dans la tech américaine, et on ne trouvera pas de déclaration anti-gafam. Juste une petite note de bas de page "voila (entre autres) pourquoi Facebook, Google et les autres sont si gourmands des données personnelles : plus ils en collectent, plus leurs algorithmes peuvent être précis".

Je rapprocherais le livre d’Aurélie JEAN de celui de Luc Julia "L’intelligence artificielle n’existe pas" et de celui de Dominique Cardon "Culture numérique de Dominique" dont j’ai fait une synthèse sur mon blog. Concernant les biais en sociologie, ma référence est Gérald Bronner. Au final : Livre essentiel pour les professionnels de la veille et de l’intelligence économique qui veulent percevoir les impacts de l’intelligence artificielle, et en mesurer les forces et les faiblesses.

Jérôme Bondu