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iexpo

J'aurai le grand plaisir d'être sur le salon i-expo le 19 mars après midi. Et je vous donne d'abord rendez-vous pour la table ronde : "Grande masse des données, fake news, intelligence artificielle, toute puissance des GAFA, protection des données, automatisation…: quel renouveau des métiers de l’information et de la connaissance dans l’entreprise data-driven ? J'y apporterai mon modeste témoignage.

Le site i-expo présente cette table ronde comme suit : Comprendre la veille et les métiers de l’information demain : quels nouveaux rôles et compétences ? Comment l’IA va transformer les métiers de la veille et des connaissances ? Au-delà des mythes, comment en tirer profit ? Comment construire une cellule de veille nouvelle génération ? Entre mythes et réelles tendances, cette table ronde vous donnera les clefs pour décrypter les tendances fortes des métiers de l’information et de la veille demain. Et ainsi anticiper le nécessaire renouveau des pratiques et des compétences du veilleur

J'animerai ensuite la seconde table ronde sur le thème : Intelligence humaine et Intelligence Artificielle : le duo gagnant pour une veille et une analyse stratégique fiable et efficace. Avec trois orateurs :
- Olivier STOBAND, Directeur de Projet Conformité Digital Innovation Office, SOCIETE GENERALE
- Marina BELLOT, Experte en veille, SCOPE Responbsable du pôle SCOPE Veille Augmentée
- Thomas BINANT , CEO & Fondateur, GEOTREND


Rendez-vous à Paris, Porte de Versailles, Pavillon 4.3 !

J'aurai en poche quelques exemplaires de mon dernier livre : Maitrisez internet ... avant qu'internet ne vous maitrise ! Avis aux amateurs ;-)

Jérôme Bondu




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idriss


J’ai lu « L’âge de la connaissance » d’Idriss Aberkane (interview sur ThinkerView). Ce livre est en quelque sorte la suite de « Libérez votre cerveau » qui avait fait un carton.

Je connais Idriss depuis quelques années. Il m’avait fait le plaisir d’intervenir au Club IES pour une conférence sur l’économie de la connaissance. Ecartons tout de suite la polémique qu’il y a eu sur ses diplômes (je suis personnellement assez en phase avec l'analyse du Précepteur/Youtube). Et voici une petite note de lecture très personnelle.

Ce qui m’a plu : Une vision positive et intéressante du monde de la Connaissance. Si je résume en quelques lignes : Baser notre système économique sur des matières premières épuisables (pétrole, charbon, …) n’est pas durable. Baser notre économie sur la connaissance rend le système pérenne. La connaissance ne se dévalorise pas en se partageant. C’est ce que l’auteur appelle la loi de Soudoplatoff en référence à Serge Soudoplatoff. Il développe en fin d’ouvrage les idées de la blue economy et de biomimétisme. On ne peut qu’être d’accord avec sa vision, qui porte en elle l’espoir d’un monde meilleur.

Mais si j’ai aimé ce livre, je me permets néanmoins de soulever trois petites critiques :

- Premier point : Le problème majeur est que la connaissance engendre des biens matériels ! Et que ces biens matériels ne sont pas « infinis » comme l’est la connaissance. Les conflits, liés à la possession de ces biens matériels dérivés de la connaissance, sont aussi durs que ceux pour la possession des ressources finies. La course à la bombe atomique en est un bon exemple : Pur produit de l’intelligence d’un homme, Einstein, puis développé par un formidable effort de 130 000 personnes dans le cadre du projet Manhattan, pour en faire un outil d’une puissance considérable réservée à une petite élite de pays. Et nous voilà revenus au point de départ d’un monde aux besoins basés sur des ressources limitées. La Connaissance n’est qu’un « état intermédiaire » instable. Assurer sa stabilité est le véritable enjeu ! Et pour cela il faut un effort et des ressources considérables. A mon très petit niveau, en tant que consultant en intelligence économique, j’essaye de mettre en place des flux d’informations pérennes dans les entreprises. Mais comprendre le besoin des managers, trouver les sources d’informations dans et hors de l’entreprise, créer les flux, s’assurer de la valeur des prises de décisions … tout cela requiert beaucoup d’énergie. Idriss pourrait aborder prochainement la problématique de la difficulté de garder la Connaissance dans un état « pur » : partageable et créateur de valeur ! Il y a là un bel enjeu de civilisation.

- Second point : Il vente la nature, qui par essai erreur, a produit les plus hautes technologies que nous peinons à reproduire et que nous ferions bien de re-découvrir et imiter. Il vente dans le même temps le système américain qui permet et valorise l’essai erreur. Le problème est que l’essai erreur dans la nature produit des morts (par exemple l’animal qui n’a pas réussi à échapper à son prédateur). Et que dans le monde de l’entreprise, un mort est un chômeur. Notre société vise justement à limiter les morts économiques. Donc l’essai erreur n’est pas possible. Ou alors avec un sacré parachute et un principe de précaution tel … que l’essai-erreur est vidé de toute substance.

- Dernier point : Il est très virulent sur l’éducation à la française. Il fustige par exemple « L’antique religion du reste-à-ta-place, sanctionnée par ses concours et sa bureaucratie, préférera toujours la conformité à la vérité, et n’aura de cesse d’offrir ses ressources et son autorité à des incompétents … » (p 132) On retrouve assez régulièrement des piques contre les « cadavres spirituels », « bas de plafond » et autres « âmes mortes » (p146). On le sent très revanchard. Son livre aurait mérité plus de nuance sur ce point car cela n’apporte rien à sa thèse sur l’âge de la Connaissance.

L’ensemble est très intéressant, agite les neurones, et mérite une lecture.

Jérôme Bondu




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IHNESJJ'ai eu le plaisir d'écrire un article dans Regards croisés, le journal de l'ANA-INHESJ (Association nationale des auditeurs de l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice). Le journal est en ligne à cette adresse.

Voici l'introduction et la conclusion :

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Et si la souveraineté numérique était le projet fédérateur dont l’Europe a besoin ?

Intro : Début octobre s’ouvrait la première session nationale « Souveraineté numérique et cybersécurité » délivrée par l’INHESJ et l’IHEDN. Le concept popularisé en 2014 par Pierre Bellanger dans son livre « La Souveraineté numérique » a peu à peu gagné en visibilité. Mais l’adoption par le grand public, comme par les politiques ou par les entreprises, ne semble pas aller assez vite. Nous verrons dans cet article que la révolution informationnelle que nous connaissons bouleverse les règles du jeu. Et que l’Europe semble démunie face à ces nouvelles règles qu’elle ne maîtrise pas. Nous verrons également combien les conséquences de cette non-maitrise vont être graves et profondes. Et enfin que pour se sortir de cette ornière, il faut un véritable effort collectif, effort qui peut s’incarner dans le projet d’une souveraineté numérique européenne.

Sommaire de l'article :
- Nous vivons la cinquième révolution informationnelle
- Les règles et le fonctionnement d’Internet ne sont pas maîtrisés
- Les conséquences de cette « non maitrise » vont être graves et profondes
- Pour se sortir de cette ornière, il faut un véritable effort et à tous les niveaux.
- La souveraineté numérique est une utopie … indispensable

Conclusion : Et pourtant … les enjeux sont tellement énormes qu’il est impossible d’en rester là. Ne rien faire c’est laisser se développer une domination du monde numérique par deux entités ayant des valeurs très différentes des nôtres : Pour nos amis Américains, la donnée personnelle appartient à la structure qui la possède (Google, Facebook, …) même s’il l’a prise sans le consentement éclairé de l’internaute. Cette donnée a de la valeur, et par conséquent doit être commercialisée pour en tirer le plus de profit. Pour nos amis Chinois, la donnée personnelle appartient à l’Etat, qui a la légitimité de tout surveiller. Cette donnée permet de prédire un comportement, et par conséquent peut et doit servir à brider la liberté de se mouvoir, d’agir et in fine d’exprimer une pensée !
Notre investissement sur le sujet doit être à la mesure des impacts que connaîtront les prochaines générations. L'Europe a besoin d'un projet fédérateur. On le sait, on le sent. Redimensionner la révolution numérique à la mesure de nos valeurs est le projet Européen qu'il nous faut. Soyons moteur de cette révolution plutôt que spectateurs inconsistants. Et ne tombons pas dans le misérabilisme de l’inaction. Pierre-Georges Latécoère, parmi tant d’autres, a montré qu’à cœur vaillant tout est possible : « J'ai refait tous les calculs, ils confirment l'opinion des spécialistes : notre idée est irréalisable. Il ne nous reste qu'une seule chose à faire : la réaliser ! ».

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Merci à Nour-Eddine El-Bouhati qui m'a proposé d'écrire cet article ;-)

Jérôme Bondu

Sur le même sujet :
- Interview vidéo de Pierre Bellanger : Comment mettre en place une politique de souveraineté numérique?
- A lire : La souveraineté numérique – Le concept, les enjeux. Sous la direction de Pauline Türk et Christian Vallar
- Compte rendu du Colloque sur la souveraineté numérique / 2018





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buzz facebook jerome bondu

Il y a un petit buzz sympathique sur une de mes interventions. C'était au Club des Vigilants, sur le thème "Doit-on se résigner à vivre dans une colonie numérique ?"

"L'Oeil médiatique" (que je remercie au passage) a repris un extrait de 3 minutes et l'a posté sur Facebook avec le titre "Le micro de votre téléphone est activé en permanence". Les 80 000 vues actuelles et les commentaires enseignent plusieurs choses :
- Beaucoup sont surpris.
- Le grand public mythifie le numérique, dans le sens où il ne comprend pas comment cela fonctionne.
- Il y a un besoin d'en savoir plus et de reprendre en main sa vie numérique.

On pourra regarder la démonstration du micro allumé avec cette vidéo qui a aussi bien tourné sur Youtube.


Jérôme Bondu

Et voici quelques autres vidéos complémentaires
- Le danger du monopole de Google
- Optimisez vos recherches web avec les opérateurs Google
- Optimiser votre recherche d'emploi avec Google

 

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CNOSF jerome bondu
J’ai eu le plaisir d’intervenir dans le cadre du « Parcours ambition internationale » du CNOSF (Comité national olympique et sportif français) sur le module veille stratégique.


Le Parcours se compose de plusieurs séminaires traitant de 3 thématiques principales :
Thème 1 : L’environnement sportif international
Thème 2 : Lobbying et négociation dans un environnement international
Thème 3 : Communication et médias internationaux

C’est dans le cadre du thème 2 que je réalise une conférence d’une demi-journée sur la « Veille stratégique ».

CNOSF jerome bondu 2

 

Le Parcours a été créé en 2013 afin d’accompagner annuellement une vingtaine de personnalités françaises de premier plan (athlètes, élus et salariés des Fédérations et Ligues) souhaitant renforcer leurs connaissances et leur engagement au sein des instances sportives internationales.

Echanger avec des médaillés olympiques et des champions du monde est vraiment exaltant. Outre les notions de performance dans la recherche d’informations, la veille, l’analyse et la sécurité informationnelle, j’insiste aussi sur les notions d’indépendance. A qui appartient les informations que l’on partage sur les réseaux ? En avons-nous la maîtrise ? Les solutions actuelles nous permettent-elles de nous libérer ou au contraire nous contraignent-elles ? Autant de questions qui sont en résonnance avec le parcours de ces prodiges du sport.

CNOSF livre maitrisez internet leger

A l’initiative de Marc Chevrier, Directeur des Relations Internationales au CNOSF, qui travaille en lien avec P2024, une édition spéciale et personnalisée de mon dernier livre « Maitrisez internet … avant qu’internet ne vous maîtrise » a réalisé, et un exemplaire été offert aux participants :-)

Comme le dit Denis Masseglia, président du CNOSF, dans son édito, il est essentiel de rester « conscients et compétitifs dans cet immense espace numérique ».

Jérôme Bondu

NB : sur le thème du sport et de la veille, voir l'interview de Séverine Desbouys