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Decathlon Alive

J’ai eu le plaisir d’échanger avec Audrey Hespel, Stephanie Fortin et Axelle Kiers chez @Alive Groupe sur le thème de l’intelligence économique.

Alive de Decathlon est un espace de 400m2 consacré à l’innovation pour tous et par tous (voir l'article de Maddyness).

Au menu de nos échanges : intelligence économique, techniques de recherche d’information sur internet, techniques de veille, influence, jeux des réseaux, signaux faibles... Bref que du lourd. Mais le tout présenté avec légèreté.

J’aime cette photo prise sur le vif car elle illustre bien le fait que les messages les plus sérieux peuvent passer dans la meilleure des ambiances ;-)

Je recommande l'endroit, inspirant et innovant, et la super équipe qui l'anime !!

Jérôme Bondu



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we demain
J'ai signé une petite tribune dans WeDemain. Je vous copie ci-dessous un extrait du dernier paragraphe. Bonne lecture !
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Comme la recherche sur Internet aujourd’hui, les assistants vocaux risquent d’avoir des coûts cachés. Plus personne ne l’ignore désormais : si l’utilisation d’un service est gratuite, c’est que nous en sommes le produit.

En l’occurrence le produit publicitaire et informationnel, puisque chaque clic sur Google est synonyme de rétribution financière et que toutes nos données personnelles sont monétisées.

Faut-il dès lors se méfier de la technologie au point de lui tourner le dos ? La réponse est évidemment non.

Fuir la tendance serait d’ailleurs la pire des attitudes. Non seulement la recherche vocale est porteuse d’une véritable révolution pour les usagers au quotidien, mais elle permet également à un pan entier d’entreprises jusqu’alors peu visibles (PME, TPE ou ETI) de rencontrer leur public. Ceci faisant, des applications comme la Skill PagesJaunes facilitent la transformation numérique de milliers de commerçants.

Lire l'article complet.

Jérôme Bondu




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Dans le cadre de mon activité je suis amené à réaliser régulièrement des analyses d’entreprise. Un critère intéressant peut être la répartition des postes au sein de la direction. Il y a bien sûr différentes solutions. Je vais en présenter une assez sympathique, basée sur une analyse des profils LinkedIn et une présentation cartographique.

L’étude commence par une requête complexe sur un moteur de recherche. Nous allons utiliser Google (en espérant qu’un jour Qwant soit aussi bon ;-)
Nous allons rechercher les profils dans LinkedIn qui contiennent dans leur titre le nom de l’entreprise XPO et le mot « director » (volontairement en anglais) et dont le profil a été indexé sur les deux dernières années (pour avoir des profils récents).

XPO logistics est une société américaine de 15 milliards $ de CA.

Voici la requête :

XPO requete
 
Cette requête peut bien sûr être optimisée pour minimiser le bruit (voir les biais méthodologiques en fin d’article). Mais dans le cadre de cet exemple elle est déjà largement satisfaisante.

Google ramène 99 résultats qui ont été intégrés dans un tableur. J’ai ensuite uniformisé certains titres pour donner plus de cohérence. Par exemple j’ai logiquement regroupé « Director Financial » et « Director Financiero ».

XPO requete3
 

J’ai ensuite intégré les données du tableur (sous format CSV) dans Gephi pour une cartographie des postes de directeurs.
On voit alors clairement que les postes de direction les plus présents sont :
- 13 postes de directeurs des opérations.
- 10 directeurs des ventes.
- 6 directeurs de « business unit ».
- On peut détecter qu’il y a autant de directeurs des Ressources Humaines que de directeurs IT (Information Technologie).
- …

J’ai volontairement réduit la taille des noms, mais sur une carto de taille « normale » tout est bien sûr parfaitement lisible ;-)

XPO requete5
 

C’est une bonne base pour :
- Un benchmarking entre structures concurrentes.
- Une analyse de l’évolution de cette société sur le long terme (avec des collectes à intervalles réguliers, par exemple tous les six mois).
- Une chasse de tête.
- Des actions d’influence.
- Et beaucoup d’autres choses …

Deux conclusions :
- Faire de l’analyse requiert des compétences de recherche, de tri, et de cartographie.
- Linkedin peut reconstituer les structures managériales de beaucoup de sociétés à travers le monde. En matière de protection de l’information et de souveraineté informationnelle, cela est préoccupant. On pourra lire à ce sujet mon article « Quelles entreprises font le plus d’Intelligence Economique ? ».

Et pour ceux que tout cela intéresse, ces techniques (et bien d’autres…) sont enseignées notamment dans la "formation Analyse" de mon catalogue ;-)


Jérôme Bondu

Comme toujours, je devance les futures remarques pertinentes de mes chers lecteurs avec la mise en avant des biais méthodologiques ! Ils sont surtout liés à la requête sur Google :
- Tous les directeurs n’ont pas forcément de profil dans Linkedin.
- Il faut qu’ils aient utilisés le terme « director » … ou alors il faut compléter la requête avec la traduction du mot « directeur » dans différentes langues.
- J’aurai pu rechercher XPO Logistics qui est le nom complet de la société (et non pas seulement XPO)
- Il faut que Google ait bien indexé Linkedin.
- Le choix d’un filtre temporel de 2 ans peut aussi être optimisé. S’il y a sur un même poste trois directeurs qui se sont succédés sur les 24 derniers mois… j’aurai alors trois occurrences alors qu’il n’y a qu’un poste.

Interroger Google plutôt que directement Linkedin a quelques avantages et un gros inconvénient :
- On peut faire ce travail sans abonnement LinkedIn.
- On peut récolter 100 résultats par page (pratique pour le copier-coller dans Excel).
- Mais les résultats sont évidemment moins pertinents qu’avec une interrogation directe de Linkedin. En l’occurrence LinkedIn présente plus de 703 postes de directeurs alors que Google en trouve environ 1200 (dont 99 ont été modifiés sur les deux dernières années).





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Je rappelle souvent en formation que les outils que nous utilisons et qui nous rendent de multiples services ne sont pas neutres. A titre d’exemple Linkedin est un magnifique outil d’ingénierie sociale. Microsoft (qui a eu la bonne idée de racheter le réseau social) a ainsi une magnifique cartographie de dizaines de millions de collaborateurs de centaines de milliers d’entreprises à travers le monde. Pour illustrer cette idée, j’ai téléchargé mon archive Linkedin. Et je vous propose d’y déceler les entreprises qui y sont le plus présentes. Avec l’idée qu’elles sont peut-être celles qui font le plus d’intelligence économique.

Il faut préciser que j’utilise Linkedin depuis le 23 avril 2004 (un an après sa création), alors que j’étais dans l’IE depuis déjà 4 ans. De plus j’utilise Linkedin essentiellement à des fins professionnelles. J’ai un réseau plus qu’honorable en IE. Et pour finir que je suis assez sourcilleux sur la qualité des demandes que je reçois. J’ai écrit à ce propos un article où je dénonce les faux profils… Bref, si j’ai bien sûr des amis d’enfance, des copains et autres voisins, une bonne partie de mes 7000 et des brouettes de contacts sont dans la veille, l’IE, la sécurité, le lobbying et autres joyeusetés professionnelles. Ceci étant posé, commençons le travail. Voici la méthodologie.

La récupération de l’archive se présente ainsi :

Linkedin capture initiale

Le fichier « Connections.csv » vous donne après quelques « conversions » un beau tableau avec les champs : Prénom, Nom, email, Structure et Poste. Voici les premiers contacts.

Linkedin capture excel

J’ai intégré tout cela dans Gephi (on pourra lire mes précédents articles sur Gephi, notamment celui où je démontre que selon que l’on utilise Google ou Bing pour rechercher des professionnels de la veille nous n’avons pas du tout les mêmes résultats).
La première cartographie n’est pas parlante car mes 7000 contacts font un amas d’où rien ne se distingue.

Linkedin capture0
J’ai alors eu l’idée de ne conserver que les structures où j’avais au moins deux contacts. Un petit tour de passe-passe avec excel et me voici avec un tableau beaucoup plus intéressant de 2395 contacts dont la cartographie dégage quelques entreprises très présentes dans mon réseau. On y voit clairement Orange, BNP, les CCI, Thales, Soc Gen, SNCF, Total …

Linkedin capture1

Qu'en conclure sur le pouvoir que nous offrons aux outils en ligne, ... et dans le cas présent à Microsoft : il suffit qu’il corrèle mes contacts et ceux de toutes une série d’autres professionnels de l’IE pour avoir une cartographie magnifique de l’Intelligence Economique en France ! Idem pour les cartographies politiques, lobbyistes, acteurs du nucléaire, de la Défense ou de la lingerie fine…

Les services « offerts » par ces outils ne vont pas sans contrepartie. Surtout quand ils ont une position monopolistique. Cette contrepartie est difficile à mesurer aujourd’hui. Mais il est certain que nous paierons l’addition tôt ou tard. Internet, magnifique outil de liberté, d’épanouissement et d’accès aux savoirs, me fait parfois penser à un gigantesque système de Ponzi dont les prochaines générations seront les débiteurs finaux.

Jérôme Bondu


Note 1 : Bon bien sûr ce petit travail sans prétention ne serait pas complet si je ne soulevais quelques biais méthodologiques qui entachent sa rigueur scientifique ;-))
- D’abord je ne suis pas entièrement représentatif du secteur. Je ne suis qu’un des milliers acteurs de l’IE en France.
- Ensuite il y a une surreprésentation des entreprises où j’ai fait des missions, ou j’ai des amis, …
- Pour éviter trop de dispersion j’ai regroupé les personnes qui travaillaient dans des structures ayant de implantations régionales (toutes les chambres de commerce sont par exemple regroupées sous l’appellation CCI).

Note 2 : On pourra lire des articles similaires :
-Simulons comment Youtube peut analyser votre personnalité.
-Les professionnels de l’IE font-ils vraiment de la veille, de l’influence et de la sécurité économique ?


Note 3 : Il y eu beaucoup de projets de cartographie de réseau à partir des médias sociaux :
-Linkedin avait un temps mis à disposition un outil de cartographie de ses contacts. Mais il l’a rapidement retiré tant la carto que nous pouvions générer était compliquée à paramétrer. Voici la mienne à l’époque.

Linkedin ancienne carto
-Le MIT a proposé de cartographier ses contacts Gmail. J’ai participé à ce programme en tant qu’utilisateur. Il était possible de naviguer dans cette cartographie ce qui en faisait un outil passionnant !!
Linkedin MIT gmail
-Je finis cet article en citant une autre référence utile : le projet Algopol qui proposait de cartographier votre réseau Facebook. Voici la génération de mon graph (incomplet).
Linkedin algopol
Ces trois projets sont aujourd’hui clos, mais il est certain que d’autres initiatives refleuriront tôt ou tard.

Si cela vous intéresse, j’organise des formations sur ces sujets !




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challengeIl n’est pas facile d’écrire un article sur le dark net. La preuve avec cet article récent de Gilles Fontaine pour Challenge (édition du 7 au 13 juin, page 80). Le journaliste mélange dark net et dark web, deux choses qui sont aussi différentes qu’une autoroute et un parking, ou une cuisine et un frigo.
C’est pour cela que j’ai organisé il y a quelques semaines une conférence sur le dark WEB, et que je vous invite ce soir (jeudi 14) au Club IES à Paris à une conférence-débat sur le dark NET.
Jean-Philippe Rennard (d’ailleurs cité dans l’article de Challenge) interviendra à 19h30. Vous avez de la chance, les inscriptions sont encore ouvertes.

Loin d’être uniquement un lieu de perdition, le dark net est aussi un outil utile à la défense des libertés. Tout comme le clear net (celui que vous utilisez tous les jours composé de Google, Facebook ou Linkedin), n’est pas uniquement un lieu d’épanouissement mais aussi un outil de surveillance de toute votre activité numérique, d’influence et de manipulation.
C’est le Yin et le Ying. Il y a dans le blanc un peu de noirceur. Et dans le noir un peu de blancheur.

Vous voulez en savoir plus sur le dark net ? Sa face sombre et sa face claire ?
Inscrivez-vous vite … et à tout à l’heure.

Ceci dit, l'article est intéressant et je vous enagge à le lire en ligne dans Challenge ;-)

Jérôme Bondu

Source image : Challenge