Dans le Blog IE des Echos, Evelyne Bertin a écrit :

« Les Français aiment le travail. Toutes les enquêtes internationales le montrent. Il compte même plus dans leur vie que dans la plupart des autres pays développés. Paradoxalement, c'est en France que le taux de satisfaction au travail est le plus faible. (?)

Or, le lien entre satisfaction au travail, productivité et innovation est avéré. A contrario, l'insatisfaction débouche sur une moindre implication au travail, un manque d'initiative, un déficit d'innovation et in fine sur un faible dynamisme et une croissance en berne. (?)

(Aux Etats-Unis) La reconnaissance de la satisfaction au travail comme facteur de productivité, d'innovation et d'attachement à l'entreprise est maintenant largement admise. Il en est de même au Canada et dans les pays nordiques. Mais rien de tel ne semble s'esquisser en France. En cause ? Un management d'entreprise marqué par des hiérarchies pesantes qui musèlent l'initiative, entravent la coopération, brident l'innovation. Un management qui fait appel à un sous-traitant lorsque le malaise devient trop fort : la sécurité sociale. »

Beau texte, que tout patron éclairé pourrait avoir à c?ur d'afficher dans son entreprise à côté de la cafet. Histoire de nourrir les conversations, la motivation, ? et le changement.

Il est certain que ce « malaise improductif » est le pire ennemi de l'Intelligence Economique d'Entreprise. L'IE a besoin pour se développer de confiance, de collaboration, d'initiatives individuelles. 

A moins que la mise en place d'une dynamique d'IE puisse aider à la re-création du lien et de la confiance entre collaborateurs et hiérarchie. C'est toute la dynamique qui a été défendue notamment par l'IFIE.

Jérôme Bondu

Source : http://blogs.lesechos.fr/article.php?id_article=1347