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La question avait agité les milieux français de la sécurité : le blackberry est-il sûr ? Une première réponse avait été négative.

Les messages échangés seraient susceptibles d'être interceptés notamment par des services de renseignement tels que la National Security Agency (NSA) américaine. C'est le secrétaire général de la défense nationale (SGDN), qui avait tiré la sonnette d'alarme il y a dix-huit mois, et avait diffusé une première circulaire interdisant l'utilisation de ce « smartphone » dans les ministères « sensibles », à Matignon et à l'Elysée.

Il fallait se douter que la société Research In Motion n'allait pas en rester là. Elle a obtenu à Rome le 25 septembre un label de sécurité reconnu par 25 pays (dont la France) qui devrait la laver de tout soupçons.

On peut lire dans les Echos « La solution (terminal et logiciels) proposée par la firme canadienne Research In Motion (RIM) vient en effet d'obtenir une certification de sécurité (?) dans le cadre de la 8e Conférence internationale Critères communs. Les critères communs sont un standard international utilisé comme base afin de valider que les produits informatiques répondent à des exigences spécifiques. En France, c'est la Direction centrale de la sécurité des systèmes d'information (DCSSI), placée sous l'autorité du SGDN qui est l'organisme de certification qualifié pour émettre des certificats de sécurité. Ces derniers font ensuite l'objet d'une reconnaissance mutuelle par les 25 pays membres du Common Criteria Recognition Arrangement (CCRA). » *

Ce smartphone n'est pas qu'un outil utilitaire. A l'instar de ce que fut le 4x4, de ce que sont les boutons de manchettes et autres signes extérieurs de richesse, le blackberry était devenu un signe statutaire différenciant entre "ceux qui en ont" et "ceux qui n'en ont pas".

Jérôme Bondu

 *Source les Echos du 25 et 26 septembre 2007